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Critique Ciné : Sexy Dance 4, le volet de trop ?

11 Novembre 2012 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Critique Ciné

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Sexy Dance 4 // De Scott Speer. Avec Kathryn McCormick et Ryan Guzman.


Après l'excellent Sexy Dance 3, grand modèle du film de danse, j'avais particulièrement envie de voir ce quatrième volet. Manque de bol, il n'était pas diffusé sur mon lieu de vacances l'été dernier et une fois revenu en ville, il n'était déjà plus du tout programmé. Je me suis donc jeté plus ou moins dessus (malgré les critiques plus que mitigés). De mon avis, globalement le niveau de la danse n'équivaut pas au volet précédent et c'est assez dommage dans le sens où c'est le plus important de ce film. Mis à part le magnifique numéro dans le musée, le reste est grandiose certes, mais ressemble bien plus à une débâcle de moyens qu'à un réel film de danse comme pouvait l'être le film précédent. Je pense que les producteurs ont voulu faire dans le spectaculaire après l'engouement autour du précédent volet, laissant alors de côté le schéma classique de l'école de danse, de la rencontre entre la rue et la jeune fille riche dont tout cela était mis en place durant les trois premiers volets. Celui ci change la donne tout en reprenant la même typologie de personnages.

Miami Beach – Amis d’enfance, Sean et Eddy travaillent comme serveurs dans l’hôtel de luxe Dimont, propriété du magnat de l’immobilier Bill Anderson. Ces deux jeunes ont monté ensemble une troupe alternative, "The Mob", à l’avant-garde de la danse de rue et cœur du mouvement protestataire urbain. Le brio, l’audace et l’imagination de la troupe attirent l’attention de la fille d’Anderson, Emily, danseuse classique douée que son père pousse à exercer un "vrai métier" au mépris de sa passion. L’arrivée de cette "gosse de riche", très mal vue par Eddy, et son idylle naissante avec Sean sonneront-elles le glas de "The Mob" ?

Si l'on doit parler du scénario, bien évidemment que celui ci n'est pas un vrai casse tête car le but n'est pas au spectateur de réfléchir. Mais ça je l'ai toujours compris dans les films de danse du coup, quand j'ai débuté Sexy Dance 4 je ne m'attendais pas à un développement personnage profond ou encore à un fil rouge particulièrement inspiré. Le pauvre Peter Gallagher (Newport Beach, Covert Affairs) se retrouve d'ailleurs dans le rôle d'un promoteur immobilier que The Mob (le groupe de danse des personnages principaux de la série) n'aiment pas vraiment puisqu'il veut détruire leur quartier. Tout est résolu en deux coup de cuillère à pot et c'est surement ce qu'il y a de plus décevant. Sexy Dance 4 aurait pu aller un peu plus loin dans le sens où Bill Anderson n'est pas un personnage particulièrement intéressant et mis en valeur. C'est alors que la caméra oublie même toute histoire d'amour et compense alors avec des numéros de danse : tantôt torrides, tantôt classiques, tantôt urbains. Globalement du point de vue de la danse, le film se tient.

Mais si le réalisateur précédent était parvenu à capturer le moment, ce n'est pas vraiment le cas pour ce volet ci. Je regrette vraiment qu'il n'est pas su mettre suffisamment bien en valeur les numéros. Je crois que le pire c'est celui sur Ocean Drive qui est une catastrophe du début à la fin. La franchise prouve clairement qu'elle est à bout de souffle (pourtant le volet précédent offrait à la saga son meilleur volet). Finalement, même si Sexy Dance 4 parvient à nous offrir de jolies chorégraphies impossibles à reproduire pour le spectateur lambda que je suis. En tant que passionné de films de danse, je suis donc déçu que le sujet principal de ce film et de la saga en elle même est été complètement foiré dans une intrigue beaucoup trop minimaliste et à des personnages que l'on n'apprend même pas à connaître. Car franchement, en dehors des numéros de danse, qui est The Mob et comment ils vivent en communauté (et justement, quelle est cette communauté qu'ils veulent réellement défendre ?). Raté.

Note : 4/10. En bref, décevante suite malgré un troisième volet particulièrement bon.

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