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Critiques Séries : Boardwalk Empire. Saison 1. Pilot.

20 Septembre 2010 , Rédigé par Ca Déborde de Potins, by delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : Boardwalk Empire

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Boardwalk Empire // Saison 1. Episode 1. Pilot.

 

Premier pilote de la rentrée officielle des séries et je suis déjà sous le charme. En tout cas, louanges et facétie, ce pilote est d'une somptueuse beauté et d'un charme opérant à mille lieu. Sur un sujet mafioso, la série sort des ombres de ses maîtres et donne ce qu'il faut comme cachet. Des décors somptueux, une bande originale maîtrisée et magnifique, une réalisation du maître du genre j'ai nommé Scorcese et bien sûr une écrire fine de la part d'un ancien qui travaillait sur... Les Sopranos. J'en oublierais pas le casting, avec Steve Buscemi et Michael Pitt en tête, deux excellents acteurs qui font le show et servent ce premier épisode sur un plateau d'argent.
"Boardwalk Empire" est un drama qui s'intéressera au développement de la ville d'Atlantic City dans les années vingt, à l'heure de la création des premiers casinos. Argent sale et corruption seront au rendez-vous de cette chronique sombre et violente...
Voilà, c'est fait, alors qu'on l'attends depuis déjà plus d'un an, le premier épisode est enfin diffusé. Mon impatience c'était calmée au fur et à mesure que j'attendais ce pilote avec impatience mais j'avais toujours cette fringale de découvrir Atlantic City (le Las Vegas de la côte est) au milieu des années 20. Rassasié que je suis, après 75 minutes d'images et de texte, pas une seule seconde d'ennui c'est ce que j'entends et bien pour moi ce fût le cas. Tout d'abord Martin Scorcese. Il a quand même réalisé le pilote et quel pilote ! Bon, il y avait un budget de 20 millions de dollars pour cet épisode, ils ont reconstruits une ville toute entière et bien sûr j'oublie pas les décors d'intérieurs magnifiques et denses. C'est sûr, on n'est plus à la télévision, on est au cinéma, en tout cas, Scorsese le prouve. Derrière toutes ces parures et cette musique magnifiquement bien choisie il y a une réalisation de poing. Le maître, l'un des meilleurs que ce monde connaisse frappe fort, on sent la patte du réalisateur et son goût pour le cinéma et ses différents plans dès la première scène.
Justement, l'intrigue se développe au fur et à mesure. On commence par le milieu pour revenir en arrière et raconter ce qu'il s'est passé avant. On est en pleine prohibition de l'alcool, c'est donc interdit de boire et de vendre de l'alcool. Se met en place alors un marché noir dont Nucky (Steve Buscemi) va en être l'un des colporteurs. Ce personnage est génial. Il est aidé par l'acteur mais il est bien écrit également, sans véritable faille. J'aime beaucoup ses passages à table avec le personnage où il prend parti, n'hésite pas à montrer ce qu'il a au fond de ses poches sans parler qu'il a de l'humour. Ben oui, rien que la partie "Giddy up cowboy", vous comprendrez quand vous aurez vu l'épisode j'étais hilare. Et puis il y a également Michael Pitt dans la peau de Jimmy. C'est le bras droit de Nucky mais il veut lui aussi un peu de cet or de lumière, cet argent qui passe de main en main, il veut toucher ce que les autres touchent. Quelque chose de compréhensible. Le reste du casting est tout aussi réussit mais n'égale pas ces deux là, de très très loin.
Ainsi, avec un scénario de Terence Winter (Les Sopranos), on arrive a créée un univers version millénaire, années 20, Boardwalk Empire a un énorme défaut : il faut aimé le genre, le cinéma d'auteur et puis cette ambiance. Moi j'adore, je suis sous le charme, pendant 75 minutes c'était magique, féerique, sans faille et les intrigues se mettent en place aussi facilement que difficilement. On nous plonge dans un univers différent ce que l'on voit habituellement et ce n'était pas plus mal, pas une mauvaise idée du tout. J'attends avec impatience de voir ce que la série vous nous offrir par la suite car derrière ces parures et ces toilettes magnifiques se cache un vice, le vice mafieux qui j'appréhende de découvrir avec impatience et délectation. Si la suite est aussi fin gourmet que ce pilote je veux bien adopté la série.

Note : 9.5/10. En bref, magnifique, élitiste, magique, étincelant, scintillant, intriguant, sensationnel et somptueux. Voilà un pilote qui ne déçoit pas. Le seul problème pour vous sera d'aimer et d'adopter ce genre particulier.

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FAB-S 19/10/2011 13:26



Qu'es que j'ai du mal avec les séries de HBO, la seul que je regarde et je me demande si je vais la continuer, c'est Hung. Bon j'ai pas regardé toute les séries de HBO, quelques un.


 


Je crois que c'est pas trop le genre qui me gêne de Boardwalk Empire mais c'est le contraste qu'ils ont fait à la fin. Quand à la fin, l'homme se fait exploser la tête, ce qui reste quand même
assez dure comme scène, quelques minutes aprés on nous met le générique de fin avec une musique toute douce et gentille comme si tout allait très bien. Je sais pas ça m'a fait une sensation, je
sais pas trop comment dire, pas dans le sens horrible mais plutôt gêné, je sais pas trop comment l'expliquer.



delromainzika 20/09/2010 16:50



Oui j'ai été envouté. J'espère que tu le sera tout aussi dans les prochains épisodes car c'est une série magnifique.



Gaetan 20/09/2010 16:48



On sent que tu as été enchanté par ce pilote, j'aurais aimé pouvoir en dire autant mais je garde espoir de l'être par la suite.