17 Janvier 2020
C.O.B.R.A (2020) // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Il y a une jolie petite scène d’action dans cet épisode quand un avion se crashe sur une voie d’autoroute. Le moment, impressionnant, nous laisse rapidement imaginer ce que cela ferait si cela se déroulait réellement. Cobra nous plonge donc dans les crises d’urgences du pays avec plusieurs personnages et points de vue mais l’un des plus intéressants est probablement pour moi celui de Robert Sutherland, incarné par Robert Carlyle (Stargate Universe). Cependant, ce premier épisode est un brin chaotique. En présentant autant de points de et vue et de personnages, la série en devient rapidement frustrante mais dans ce nouveau drama de Sky One, il y a toujours un truc qui donne envie de continuer, sans s’arrêter.
Cobra a la tête d’une série un peu bête sur les bords qui préfère se concentrer sur le fait qu’elle veut nous en mettre plein les yeux. C’est terriblement prévisible, plein de clichés du genre, et il y a plein de petits trucs qui m’ont embêtés tout au long de ce premier épisode. Et pourtant… j’ai déjà envie de voir la suite. A certains moments, Cobra me rappelle les erreurs que Designated Survivor a pu faire dans sa carrière de série un peu débile sur les bords sur les coulisses du pouvoir.
Les coulisses du pouvoir britannique à travers le comité C.O.B.R.A (Cabinet Office Briefing Room) en charge de gérer les situations d'urgences. Au coeur des tempêtes politiques, le Premier Ministre anglais, Robert Sutherland, doit prendre des décisions difficiles.
Mais Cobra n’est pas totalement comme Designated Survivor. Et c’est rassurant. Cobra a aussi l’avantage de son casting (comme l’ancienne série de ABC/Netflix d’ailleurs) qui se donne à fond pour donner aux personnages qu’ils incarnent une vraie personnalité. Victoria Hamilton est parfaite sous les traits d’Anna Marshall. Et il en va de même pour le Premier Ministre incarné par Robert Carlyle. Cependant, parfois la série se concentre sur des éléments qui n’ont pas vraiment d’intérêt ou des drames familiaux et personnels qui manquent de poigne. L’histoire de la tempête géomagnétique aurait pu impliquer quelque chose de plus international (ou au moins européen) car on a l’impression que les personnages ici sont seuls au monde (quoiqu’avec le Brexit à la fin du mois, ils pourraient l’être).
Je serais là pour la suite de la saison car Cobra a des idées et que l’ensemble est suffisamment rythmé pour donner envie de revenir mais derrière ce premier épisode se cache tout de même une série frustrante et cliché qui n’offre rien de neuf sous le soleil des séries. Il serait bien aussi de muscler un peu les histoires des personnages et les liens qu’ils entretiennent si les producteurs veulent que l’on s’attache à Cobra.
Note : 5/10. En bref, même si c’est frustrant et cliché, j’ai déjà envie de voir la suite. Un plaisir coupable mais brillant mais assez efficace.
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