BMF (Saison 1, 8 épisodes) : l'origine de la Black Mafia Family

BMF (Saison 1, 8 épisodes) : l'origine de la Black Mafia Family

Grâce au succès que connait Power, 50 Cent peut désormais plus ou moins faire ce qu’il veut sur Starz depuis qu’il a signé un accord d’envergure. BMF est développée depuis 2015 et raconte l’histoire vraie de la Black Mafia Family aka BMF qui a sévi entre 1989 et 2005. Cette organisation de trafic de drogue avait alors créé un label afin de parrainer des artistes dans le monde du hip hop et ainsi blanchir de l’argent. On sent la volonté de reproduire ce qui s’est passé et l’impact de 50 Cent sur la série est forcément important. Il a connu la rue (la vraie). Il en est même un rescapé. Dès le début, BMF se veut authentique et parvient à l’être de façon intéressante. La série, en plus d’être intelligente nous raconte une vraie dynamique autour d’un groupe de personnages différents. Ce qui est bien dans BMF c’est aussi que c’est assez loin de tout ce que l’on a pu voir dans l’univers de Power. Ce qui fait aussi la réussite de cette série est probablement venu de l’inspiration : c’est une histoire vraie. Contrairement à l’univers de Power qui a été créé de toute pièce (certes en s’inspirant aussi de ce que 50 Cent a pu voir ou vivre et d’autres par la même occasion).

 

BMF joue le rôle d’une série qui pour le moment est là pour nous conter les origines de la Black Mafia Family. La série nous raconte donc comment ce mythe a été créé et c’est probablement ce qu’il y a de plus fascinant dans cette série. Dès le début, la série nous dit que rien ne sera simple pour les personnages alors que l’un des personnages centraux se retrouve mal en point. BMF a une vraie ambition qui n’est pas celle de brosser l’histoire dans le sens du poil. BMF est aussi une série hybride entre le drame familial et une série qui se veut dans le feu de l’action. Ce n’est pas une mauvaise chose même si j’aurais préféré parfois que la série trouve un meilleur équilibre entre les deux. C’est souvent plus l’un que l’autre ou les deux genres ne se mélangent pas suffisamment bien.

 

Le vrai atout charme de BMF tient en un acteur : Russell Hornsby. Ce dernier incarne Charles, le patriarche de la famille Flenory. Il impose tout de suite quelque chose dès qu’il est à l’écran et permet à la série de briller plus souvent qu’elle ne l’aurait fait sans lui. Même Michole Briana White qui incarne la mère de la famille est parfaite. C’est donc presque sur des personnages dit secondaires que BMF tient ses meilleurs choses. Le pasteur Swift devait être incarné par 50 Cent lui-même mais plutôt que de répéter sa propre voix (qu’il donne déjà à Power Book III: Raising Kanan. C’est donc Snoop Dogg qui s’est collé au rôle et je dois avouer que c’est une vraie bonne idée. Cela apporte quelque chose de neuf et de frais à tout ça qui m’a beaucoup plu.

 

Pour autant, je me demande ce que BMF va faire par la suite. La série ne peut pas rester une série familiale avec des drames autour une fois que l’empire des deux frères sera plus grand et qu’ils vont pouvoir sortir du cocon familial. Tout au long de la saison, BMF sait comment nous tenir en haleine autour de ses personnages et son univers. Je trouve ça fascinant et c’est d’ailleurs l’une de ses plus belles réussites. En sachant en plus de ça que la série revient pour une saison 2, je suis plus excité que jamais à l’idée de la découvrir.

 

Note : 7/10. En bref, une surprise qui en plus d’être réussie nous plonge dans une histoire vraie sans prendre de pincettes.

Disponible sur Starzplay

Stark a déjà renouvelé BMF pour une saison 2

 

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