Festival Cinémas du Sud 2025 à Lyon : 4 jours de pellicules en feu au cœur de Monplaisir

Festival Cinémas du Sud 2025 à Lyon : 4 jours de pellicules en feu au cœur de Monplaisir

Imagine un coin de Lyon où pendant quatre jours, on se fout royalement du box-office, des tapis rouges et des films tièdes. Un endroit où les images brûlent, où les histoires percutent, où les gens restent discuter une heure après la fin d’un film. Ce lieu, c’est l’Institut Lumière. Et l’événement, c’est le Festival Cinémas du Sud, qui a soufflé ses 25 bougies en 2025 — sans flonflons, mais avec des films qui te collent à la peau.

Pas un festival, une claque

Tu vois ce moment où la salle s’éteint et tu ne sais pas trop ce que tu vas voir ? Et puis boum, ça commence, et tu es embarqué dans un salon poussiéreux de Bagdad, dans un club queer de Beyrouth ou dans la mémoire fracturée d’une femme tunisienne. C’est ça, Cinémas du Sud.

Ici, pas de films « propres ». Pas de héros musclés, pas de happy ends prémâchés. Ce sont des récits vrais, parfois rugueux, souvent magnifiques. Des films venus d’Algérie, d’Égypte, du Liban, de Palestine, d’Irak… Des histoires de gens qui se battent, qui rêvent, qui aiment, qui fuient. Et surtout : des regards d’auteurs, avec de la personnalité, de l’angle, du feu.

Une 25e édition qui n’a pas pris une ride

Le festival, lancé par l’asso Regard Sud, a toujours été un ovni à Lyon. Pas prétentieux pour un sou, pas marketé jusqu’à l’os. Juste des gens qui aiment le cinéma et qui veulent le partager.

Et pour cette édition 2025 ? Le programme a mis les petits plats dans les grands. Pas en mode gala, hein — en mode pertinence. Marianne Khoury, grande dame du cinéma égyptien, était marraine. Une meuf qui a bossé avec Youssef Chahine, qui a fait exister le cinéma arabe féminin bien avant que ce soit « tendance ». Rien que ça, c’est du respect.

Et côté sélection, que du bon. Songs of Adam d’Oday Rasheed (Irak) a secoué tout le monde dès la première soirée. L’Effacement de Karim Moussaoui (Algérie) a mis tout le monde d’accord sur la beauté du silence. Backstage Beirut a allumé le dancefloor mental. Et le reste ? Des perles. Une après l’autre.

On est loin du festival soporifique

Le truc magique avec Cinémas du Sud, c’est que ça reste à taille humaine. Pas de vigiles partout, pas de lounge VIP, pas de chichi. Tu peux croiser un réalisateur palestinien en train de discuter avec des lycéens devant le bistrot en face. Tu peux poser une question après un film et avoir une vraie réponse. Tu peux venir seul, repartir avec cinq potes. Et ça, c’est précieux.

Même l’Institut Lumière, pourtant un lieu bien classique à la base, devient pendant le festival un vrai carrefour de chaleur. Ça rigole, ça débat, ça vit. Les fauteuils sont rouges, les regards sont curieux, et les applaudissements font chaud au cœur.

Des films qui parlent vrai

Ce qui fait la force de ce festival, c’est que rien n’est décoratif. Chaque film a quelque chose à dire. Un regard sur le monde. Et même si tu ne connais rien au Liban ou à la géopolitique du Moyen-Orient, tu vas comprendre. Parce qu’ici, le cinéma, c’est de l’humain. Brut. Sensible. Politique, parfois. Poétique, souvent.

Et ça touche. Comme ce documentaire où une mère égyptienne parle de son fils emprisonné. Ou cette fiction algérienne qui t’embarque dans un road-trip absurde à travers un pays fatigué. Ou ce court-métrage irakien où tout se joue sur une cigarette qu’on n’allume pas.

On sort des salles un peu sonné, un peu changé. Et franchement ? C’est rare.

Le programme en résumé

Pour te donner une idée, voilà quelques temps forts du festival 2025 :

  • Mercredi : Songs of Adam, un film irakien qui te prend aux tripes dès la première scène.

  • Jeudi : L’Effacement, ambiance sèche et magnifique, avec un prof paumé dans l’Algérie post-traumatique.

  • Vendredi : double claque féminine avec Backstage Beirut (ouf !) et Aïcha et les autres (Tunisie), tout en douceur révoltée.

  • Samedi : Le Prix du silence, film palestinien tendu comme un câble. Suivi d’un débat avec Marianne Khoury qui a fait salle comble.

Et entre les séances ? Des discussions, des cafés, des éclats de rire. On vit le festival, on ne le consomme pas.

Infos pratiques (et sans prise de tête)

  • Où ? Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film, Lyon 8e

  • Quand ? Du 23 au 26 avril 2025

  • Combien ? Entre 5 € et 7 € la séance – Pass à 18 €

  • Accès ? Métro D (Monplaisir – Lumière), bus C23, Vélo’v à deux pas

  • Réservations ? www.institut-lumiere.org

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article