Critiques Séries : The Walking Dead: Dead City. Saison 2. Episode 7.

Critiques Séries : The Walking Dead: Dead City. Saison 2. Episode 7.

The Walking Dead: Dead City // Saison 2. Episode 7. Novi Dan, Novi Pocetak.

 

Dans ce septième épisode de The Walking Dead: Dead City, intitulé « Novi Dan, Novi Početak » (“Nouveau jour, nouveau départ”), on sent clairement que la série prend le temps de poser ses dernières cartes avant un final que l’on devine déjà explosif. À ce stade de la saison, on n’attend plus seulement des rebondissements spectaculaires, mais un vrai retour sur les trajectoires de personnages brisés, abîmés, parfois rédemptoires — ou non. Et c’est précisément ce que propose cet épisode : une pause introspective, où chacun fait face à ses fantômes. Negan, bien qu’éloigné de Maggie depuis plusieurs épisodes, reste un personnage central. Là où l’épisode précédent le montrait recroquevillé sur ses erreurs, presque effacé, cet épisode amorce un changement. 

 

Son lien avec Ginny devient le moteur de son action. Sa décision de se mettre en danger pour sauver la jeune fille n’est pas anodine : il choisit de faire mieux que par le passé. On pense forcément à Lucille, sa première femme, à Annie et son fils. Tous ces souvenirs le hantent, et dans un moment troublant, la frontière entre hallucination et réalité s’efface. Cette scène à l’hôpital Bellevue, peuplée d’enfants zombies catatoniques, est sans doute l’une des plus marquantes visuellement depuis le début de la saison. L’ambiance y est pesante, presque hors du temps. Negan, malgré sa peur, avance, encore une fois confronté à ses limites, à ses échecs. 

Ce n’est pas un héros traditionnel qui se bat pour une cause, mais un homme épuisé, rongé par la culpabilité, qui s’accroche à l’idée qu’il peut, peut-être, réparer un peu. Pendant ce temps, Maggie continue sa quête pour retrouver Hershel. Mais cette fois, elle n’est pas seule. Contre toute attente, c’est le Croat qui l’accompagne. Le personnage, autrefois caricatural dans sa cruauté, gagne ici une épaisseur inattendue. On découvre un homme tourmenté, dont les blessures anciennes ont façonné la dérive. Sa relation avec la Dama, aussi toxique que fascinante, trouve un écho dans sa confession à Maggie : il cherchait, comme tant d’autres, un sens à sa douleur. L’épisode explore aussi la peur intime de Maggie — la peur du vide, de tomber. Littéralement et symboliquement. 

 

La scène du pont de verre est sans doute la plus tendue de l’épisode, pas tant pour le danger physique que pour ce qu’elle révèle de son état mental. C’est un moment charnière : le Croat, jusque-là perçu comme un ennemi, lui tend la main. Et Maggie accepte, pour franchir un obstacle qu’elle n’aurait jamais pu surmonter seule. Ce rapprochement entre les deux personnages est habilement mené. Il ne s’agit pas de les transformer en alliés soudés, mais de montrer que, dans ce monde dévasté, les repères s’effacent, et la survie passe parfois par des alliances contre-nature. Après l’épisode 6 qui marquait un certain regain de tension, cet épisode 7 prend son temps. Certains y verront un ralentissement frustrant ; d’autres, un passage obligé pour creuser des personnages dont les dilemmes moraux sont devenus aussi importants que les zombies eux-mêmes.

Cela dit, quelques éléments peuvent dérouter. Les visions de Negan, bien que poignantes, flirtent parfois avec le surnaturel, ce qui tranche avec le réalisme désespéré habituel de la série. De même, l’évasion miraculeuse de la Dama, que l’on pensait morte, soulève quelques doutes. Mais dans l’univers de Dead City, tout est possible, y compris les résurrections inattendues. Le retour d’Hershel aurait pu sonner comme un happy end. Au contraire, il soulève une question angoissante : peut-on vraiment récupérer un enfant qui a été façonné par l’ennemi ? Maggie retrouve son fils, mais ce n’est plus exactement le même. Le jeune garçon, influencé par la Dama, semble avoir fait des choix difficiles de son plein gré. Ce n’est plus seulement une affaire de sauvetage physique, mais une lutte idéologique.

 

Ce retournement final, avec la Dama réapparaissant dans l’ombre, relance les enjeux à la toute dernière minute. Le soulagement de Maggie est de courte durée, et on comprend que rien n’est encore gagné. Ce septième épisode est clairement une mise en place pour la conclusion de la saison. Il réunit les fils narratifs sans chercher à précipiter l’action. On assiste à des moments d’introspection, de douleur retenue, mais aussi de courage. Negan, Maggie, le Croat, chacun suit une trajectoire faite de compromis, de sacrifices et de pertes. Il ne reste plus qu’un épisode. On sait désormais que les retrouvailles ne suffiront pas. Ce monde ne pardonne pas facilement, et la rédemption — si elle existe — aura un prix. Reste à voir qui sera prêt à le payer.

 

Note : 6/10. En bref, ce septième épisode est clairement une mise en place pour la conclusion de la saison. Il réunit les fils narratifs sans chercher à précipiter l’action. On assiste à des moments d’introspection, de douleur retenue, mais aussi de courage. 

Prochainement en France

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article
G
salut toi<br /> ah je connais pas la serie donc a découvrir :OP<br /> ta critique trop bien merci
Répondre