31 Juillet 2026
The Walking Dead: Dead City // Saison 3. Episode 1. Trillium.
Je comptais sur ce retour pour relancer la machine, mais la déception pointe très vite le bout de son nez. Après un final de saison 2 qui réussissait enfin à redonner un minimum de peps et d'élan à l'intrigue, ce premier épisode de la saison 3 retombe immédiatement dans un faux rythme particulièrement crispant. On nous vendait pourtant un grand départ sur de nouvelles bases, sauf qu'à l'écran, le constat est sans appel : la série donne l'impression de n'avoir déjà plus grand-chose à raconter. L'histoire reprend pile là où nous avions laissé nos deux survivants. Le problème, c'est que la reprise manque cruellement de souffle et de dynamique.
Negan encaisse encore le choc de la perte de Ginny, pendant que Maggie décide subitement de ranger au placard des années de rancœur accumulée. Sur le papier, faire évoluer cette relation toxique pour sortir du surplace permanent est une idée tout à fait logique. Sauf que dans les faits, ce basculement arrive comme un cheveu sur la soupe. Après nous avoir rabâché pendant deux saisons entières que Maggie ne vivait que pour sa vengeance, la voir passer à autre chose en quelques minutes sonne particulièrement faux. L'écriture force le trait pour accélérer artificiellement la réconciliation, et le résultat manque complètement de naturel. Heureusement que Jeffrey Dean Morgan est toujours là pour maintenir un minimum l'ensemble à flot.
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Son interprétation d'un Negan rincé, vulnérable et complètement paumé sauve quelques scènes du naufrage complet. Mais son seul talent ne suffit pas à masquer le vide narratif global. Autour de lui, tout tourne au ralentisseur. Même la petite tentative d'apporter de la légèreté avec le personnage de Dillard, ce survivant barricadé dans un bar avec des rôdeurs en guise de piliers de comptoir, ressemble plus à un meublage gentillet qu'à une vraie trouvaille d'écriture. Le sentiment d'ennui s'installe d'autant plus vite que les scénaristes continuent de gaspiller leurs meilleures cartes en chemin. On tire définitivement un trait sur le Croat, qui était pourtant la seule figure inédite un tant soit peu captivante et nuancée jusqu'ici.
Son départ laisse un grand vide que le récit peine immédiatement à combler. En face, le retour de la Dama en grande menace de cette saison ne fonctionne toujours pas. Sa survie miraculeuse était déjà limite la saison passée, mais son ascendant psychologique sur Hershel tourne désormais en boucle. On repasse pour la millième fois le même disque, sans jamais réussir à instiller la moindre tension dramatique. Le cas d'Hershel résume d'ailleurs parfaitement les faiblesses d'écriture de la série. Alors que toute la saison précédente préparait une rupture douloureuse et électrique avec sa mère, le conflit est balayé d'un revers de main, presque en arrière-plan et hors champ.
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Retirer ainsi tout l'impact émotionnel d'une intrigue construite pendant des mois pour passer directement à la suite donne l'impression d'assister à une gestion au jour le jour, sans aucune vision d'ensemble. Du côté des nouveautés, le constat n'est guère plus emballant pour ce début de chapitre. L'arrivée de Renata et Luis ainsi que leur installation dans un hôpital tente d'offrir un cadre différent du schéma habituel des guerres de factions. Mais la mayonnaise ne prend pas vraiment. Ces nouveaux visages manquent d'incarnation et les décors ne suffisent pas à insuffler l'énergie dont cette nouvelle saison a désespérément besoin. Au final, cette rentrée de The Walking Dead: Dead City s'avère particulièrement terne et poussive. À force de vouloir balayer le passé trop vite sans avoir de véritables idées de remplacement à proposer, l'épisode sonne désespérément creux.
L'entente de raison entre Maggie et Negan aurait pu être un moteur puissant, mais elle est amenée avec tellement peu de subtilité qu'elle laisse sceptique. On ressort de cette heure de visionnage avec le sentiment tenace d'avoir suivi un épisode de transition paresseux, placé maladroitement en tout début de saison. Si les scénaristes ne trouvent pas très vite de véritables enjeux à se mettre sous la dent, la suite de la traversée risque d'être particulièrement longue et soporifique.
Note : 2/10. En bref, cette rentrée de The Walking Dead: Dead City s'avère particulièrement terne et poussive. À force de vouloir balayer le passé trop vite sans avoir de véritables idées de remplacement à proposer, l'épisode sonne désespérément creux.
Disponible sur Ciné+ OCS
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