Critiques Séries : Basic Bitch Bærum. Saison 1. Episode 1.

Critiques Séries : Basic Bitch Bærum. Saison 1. Episode 1.

Basic Bitch Bærum // Saison 1. Episode 1. Techno tits.

 

Je ne connaissais pas la série Basic Bitch avant de lancer Basic Bitch Bærum. Le spin-off se regarde donc ici sans filtre, sans attente particulière, simplement comme une nouvelle comédie norvégienne qui promet de parler de jeunes femmes, de privilèges et de ce moment un peu flou entre la fin des études et la “vraie vie”. L’épisode 1 de la saison 1 pose clairement ce cadre, sans chercher à en faire trop. L’histoire se déroule à Bærum, quartier chic à l’ouest d’Oslo. Le décor est installé très rapidement : une grande maison familiale, une piscine, une machine à glaçons, une douche dernier cri. Lotta, Nico, Marie et Sunniva vivent encore là, ensemble, alors que le reste de leur entourage semble déjà avoir avancé. 

 

Quatre amies dans la vingtaine vont de catastrophes en catastrophes dans leur difficile passage à l’âge adulte.

Certaines connaissances sont parties étudier le droit, d’autres le business à l’étranger. Elles, en revanche, stagnent, sans vraiment savoir quoi faire de leurs journées ni de leurs ambitions. Ce contraste entre le confort matériel et le vide existentiel est au cœur de l’épisode. Tout est facile en apparence, mais rien n’avance. Basic Bitch Bærum ne parle pas de galères financières ou de drames lourds. La série s’intéresse plutôt à ces petites catastrophes du quotidien, à l’embarras, à l’ennui, aux discussions qui tournent en rond. C’est une comédie douce, parfois un peu flottante, qui préfère observer plutôt que provoquer. L’humour repose beaucoup sur l’autodérision et sur des codes très identifiables. 

 

Instagram, l’esthétique soignée, les discours sur l’indépendance, les contradictions permanentes entre ce qui est affiché et ce qui est réellement vécu. Certaines situations font sourire parce qu’elles sonnent juste, notamment dans la manière de montrer ce décalage entre le discours “girlboss” et la réalité beaucoup plus passive. Les quatre personnages sont présentés rapidement, peut-être un peu trop. À ce stade, les différences restent limitées et les personnalités se ressemblent encore beaucoup. L’impression dominante est celle d’un groupe assez uniforme, où chacune peine à exister individuellement. Cela dit, l’alchimie fonctionne déjà, surtout dans les scènes à plusieurs. Les échanges ont un côté naturel, presque improvisé, qui rend l’ensemble agréable à regarder.

Sunniva sort légèrement du lot dans cet épisode. Son énergie est plus spontanée, moins contrôlée, ce qui apporte un peu de relief à certaines scènes. Les autres personnages semblent encore enfermés dans des rôles assez attendus, mais l’épisode 1 donne surtout l’impression que tout reste à construire. Rien n’est figé, simplement esquissé. Visuellement, la série est soignée. Les plans sont propres, la lumière met en valeur ce cadre très confortable, et la musique pop accompagne bien l’ambiance générale. Tout est cohérent avec ce que la série raconte : un univers lisse, agréable, presque trop maîtrisé. Le rythme, en revanche, est parfois lent pour un premier épisode. 

 

Certaines scènes appuient lourdement sur les mêmes idées, notamment sur cette question récurrente : “qu’est-ce qu’on est censées faire de nos vies ?”. Le message passe, peut-être un peu trop clairement. C’est sans doute là que l’épisode montre ses limites. Basic Bitch Bærum joue souvent la carte de la sécurité. L’humour reste sage, les situations sont rarement surprenantes, et les dialogues expliquent parfois ce que les images pourraient laisser deviner. Cela n’empêche pas le visionnage d’être plaisant, mais laisse une impression de pilote prudent, qui ne cherche pas à bousculer. Malgré tout, l’épisode 1 remplit son rôle d’introduction. Il installe un univers, un ton, une dynamique de groupe. 

La série semble consciente de ce qu’elle veut raconter : des jeunes femmes privilégiées, pas vraiment malheureuses, mais pas épanouies non plus, coincées dans un entre-deux inconfortable. Pour une comédie légère à regarder sans prise de tête, ça fonctionne. Ce premier épisode ne marque pas vraiment, mais il ne m’a pas donné envie de zapper non plus. Il donne surtout envie de voir si la suite osera aller un peu plus loin, creuser davantage les personnages et leurs contradictions. 

 

Note : 5/10. En bref, Basic Bitch Bærum démarre sans éclat particulier, mais avec suffisamment de bases pour espérer une évolution plus intéressante au fil des épisodes.

Disponible sur HBO max

 

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