27 Janvier 2026
It’s Not Like That // Saison 1. Episode 1. Pilot.
L’épisode 1 de la saison 1 de It’s Not Like That pose immédiatement un cadre émotionnel dense. Dès les premières minutes, la série installe un quotidien marqué par l’absence, les déséquilibres familiaux et la difficulté d’avancer après une rupture ou un décès. Rien n’est idéalisé, tout semble encore fragile, et c’est précisément ce qui rend ce premier épisode intéressant à observer. L’intrigue se concentre autour de Malcolm, pasteur récemment veuf, et de Lori, fraîchement divorcée. Le lien qui les unit ne repose pas sur une romance évidente mais sur une proximité née dans l’épreuve.
Fraîchement divorcée, Lori, et Malcolm, pasteur récemment veuf, tous deux amis depuis l’adolescence, traversent leur nouvelle vie de célibataires tout en se demandant si leur lien de longue date pourrait cacher les prémices d’une histoire d’amour.
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Leur relation est présentée comme un soutien mutuel, presque vital, à un moment où chacun tente de maintenir un semblant de stabilité pour ses enfants. Cette base émotionnelle donne au récit une teinte particulière, entre réconfort et malaise diffus. Le rythme de l’épisode est rapide, parfois même chargé. Beaucoup d’éléments narratifs sont introduits en peu de temps : le deuil de Malcolm, le divorce de Lori, les tensions avec les adolescents, le retour à l’église, les blessures encore ouvertes. Cette accumulation peut donner l’impression que la série cherche à poser toutes ses cartes d’emblée, quitte à ne pas toujours laisser respirer certaines situations. Malgré cela, les intentions restent lisibles.
L’un des aspects marquants de It’s Not Like That réside dans sa représentation de la foi. Le sujet est central, mais jamais imposé comme une vérité rigide. La spiritualité est montrée comme un point d’ancrage possible, mais aussi comme une source de doutes, notamment chez les enfants. Malcolm incarne une foi traversée par la fatigue et la remise en question, ce qui évite un discours figé. Cette approche donne une place aux interrogations plutôt qu’aux réponses toutes faites. Les dynamiques familiales occupent une place essentielle dans cet épisode 1. Chaque enfant évolue à son propre rythme face aux bouleversements récents. Flora, l’aînée de Malcolm, se distingue par une maturité apparente qui cache des fragilités plus profondes.
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Son rapport à son père est tendu, non pas par rejet, mais par une incompréhension mutuelle. Son cheminement personnel, notamment autour de la santé mentale et de l’identité, apporte une dimension plus intime au récit. Justin, le plus jeune, adopte une posture très différente. Sa douceur et sa sensibilité contrastent avec la brutalité de certaines expériences scolaires. Son rapport à la foi est plus direct, presque instinctif, et il agit souvent comme un miroir pour son père. À travers lui, la série montre comment la bienveillance peut exister même dans des environnements hostiles. Du côté de Lori, les relations avec ses enfants sont tout aussi complexes. Casey affirme une personnalité sûre d’elle, parfois en décalage avec les attentes de son entourage.
Cette assurance devient une source de conflit, notamment avec Penelope, qui cherche sa place et tente de s’intégrer coûte que coûte. Leur relation met en lumière les tensions classiques de l’adolescence, amplifiées par l’absence d’un cadre familial stable. La figure de David, ex-mari de Lori, apporte un déséquilibre supplémentaire. Son comportement, oscillant entre légèreté et fuite en avant, crée un contraste avec la gravité émotionnelle des autres personnages. Ses choix semblent motivés par une volonté de renouveau personnel, mais leurs répercussions sur ses enfants restent visibles et difficiles à ignorer. L’élément le plus délicat de cet épisode concerne la relation entre Malcolm et Lori.
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Leur proximité est à la fois compréhensible et dérangeante. Le scénario laisse planer une ambiguïté constante : s’agit-il d’un attachement né de la solitude ou d’un sentiment plus profond ? La scène du baiser, survenant assez tôt, accentue cette impression de précipitation émotionnelle. Le malaise ne vient pas tant de l’acte lui-même que du contexte dans lequel il s’inscrit. Cette ambiguïté fonctionne comme un moteur narratif. Elle interroge sur la frontière entre soutien et dépendance affective, surtout lorsque les enfants gravitent autour de cette relation sans toujours en comprendre les enjeux. Le regard porté sur cette situation reste nuancé, sans chercher à trancher.
En conclusion, l’épisode 1 de It’s Not Like That propose une mise en place dense, parfois imparfaite, mais sincère dans ses intentions. La série s’intéresse davantage aux zones grises qu’aux certitudes, qu’il s’agisse de foi, de parentalité ou de relations amoureuses. Ce premier épisode ne cherche pas à séduire par des artifices, mais par une observation attentive de personnages en reconstruction. Une base suffisamment solide pour donner envie de suivre la suite, tout en restant prudent sur les directions à venir.
Note : 6.5/10. En bref, une entrée en matière entre deuil, liens familiaux et zones floues. L’épisode 1 de It’s Not Like That propose une mise en place dense, parfois imparfaite, mais sincère dans ses intentions.
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