4 Avril 2026
NCIS: Sydney // Saison 3. Episode 13. Lone Wolf: Part Two.
Avec l’épisode 13 de la saison 3 de NCIS: Sydney, la série conclut son arc en deux parties initié la semaine précédente. Et comme souvent avec ce type de format, on attend une résolution à la hauteur du suspense installé. Ici, le résultat est plutôt équilibré : certaines choses fonctionnent bien, d’autres laissent une impression plus mitigée. Ce qui est intéressant, c’est que l’épisode ne cherche pas forcément à en faire trop dans sa conclusion. Après un épisode 12 qui misait beaucoup sur la tension et les révélations autour de Trigger, cette seconde partie prend le temps de refermer certaines blessures tout en ouvrant de nouvelles pistes.
On n’est pas dans une explosion finale spectaculaire, mais plutôt dans une forme de retombée émotionnelle. Le cœur de l’épisode reste clairement Trigger. Après avoir longtemps été un personnage en périphérie, il se retrouve pleinement au centre du récit. Et pour le coup, ça fonctionne assez bien. Ce que j’apprécie, c’est que la série ne cherche pas à en faire un héros sans faille. Au contraire, elle insiste sur ses zones d’ombre, sur ses erreurs passées et sur le poids qu’il porte encore. La révélation autour du tir sur un homme non armé apporte une dimension supplémentaire à son histoire. Ce n’est pas simplement une question de culpabilité individuelle, mais aussi de système, de décisions prises dans l’urgence et de conséquences qui dépassent le moment initial.
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Le rôle de Rory dans cette affaire ajoute une couche intéressante, même si j’aurais aimé que ce point soit davantage développé plus tôt dans la saison. La relation entre Trigger et Evie, en revanche, continue de me laisser un peu partagé. L’épisode tente clairement de donner du poids à ce lien, notamment à travers la situation extrême qu’ils traversent ensemble. Être confrontés à la mort crée forcément une connexion particulière, et on comprend l’idée derrière ce rapprochement. Mais j’ai du mal à y voir quelque chose de vraiment construit sur la durée. Cela dit, en sortant du cadre purement romantique, leur dynamique devient plus intéressante. Ils partagent tous les deux une forme de fragilité, même si elle s’exprime différemment.
Trigger est marqué par son passé, tandis qu’Evie utilise l’humour comme une protection. Sur ce point, la série continue d’avancer doucement avec elle, notamment depuis l’épisode 12 où elle reconnaissait enfin ce mécanisme. Ici, on sent que quelque chose bouge, même si cela reste encore discret. Forcément, cette évolution place DeShawn dans une position un peu étrange. Après plusieurs épisodes à jouer sur leur ambiguïté, le voir en retrait donne l’impression que la série hésite encore sur la direction à prendre. C’est un problème que j’avais déjà relevé dans les épisodes précédents : beaucoup d’idées, mais parfois un manque de suivi. Là où l’épisode trouve un certain équilibre, c’est dans le duo Mackey et JD.
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Depuis le début de la saison, leur relation évolue sans jamais passer par des déclarations explicites. Et pourtant, tout est déjà là. Dans cet épisode, cela se ressent particulièrement dans les moments de tension. La peur de perdre l’autre, les gestes, les regards… tout passe par des détails. La scène où JD est blessé en est un bon exemple. La réaction de Mackey, sans être excessive, traduit une inquiétude très réelle. Et c’est dans ces moments-là que leur relation prend tout son sens. On n’est plus simplement dans un partenariat professionnel, mais dans quelque chose de plus profond, qui s’est construit progressivement depuis les premiers épisodes. Le fait que Mackey finisse par se confier à JD sur la menace qui pèse sur elle et sur son fils marque aussi une étape importante.
Depuis l’épisode 9, cette intrigue restait en arrière-plan, avec une tension qui montait doucement. Ici, elle devient enfin concrète dans leur relation. Ce n’est pas une révélation forcée, mais un choix. Et ça change tout. Cela ouvre d’ailleurs des perspectives intéressantes pour la suite. L’arrivée potentielle de son fils en Australie, par exemple, pourrait modifier l’équilibre du personnage et de l’équipe. C’est le genre de développement qui peut apporter quelque chose de plus personnel à la série, si c’est bien exploité. En revanche, tout n’est pas totalement convaincant dans cet épisode. Certains aspects de l’intrigue, notamment autour des bombes et de leur mise en place, demandent un peu de suspension d’incrédulité.
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On sent parfois que la tension est maintenue artificiellement, avec des délais qui s’étirent pour les besoins du suspense. Mais malgré ces limites, l’épisode parvient à remplir son rôle de conclusion. Il ferme l’arc de Trigger tout en laissant des questions ouvertes, notamment sur les conséquences à long terme pour l’équipe. Et surtout, il remet au centre ce qui fonctionne le mieux dans NCIS: Sydney : les relations entre les personnages.
Note : 5.5/10. En bref, cet épisode 13 n’est pas parfait, mais il reste cohérent avec ce que la saison 3 propose depuis le début. Une progression lente, parfois frustrante, mais ponctuée de moments plus justes. Reste maintenant à voir si la série saura capitaliser sur ces évolutions pour aller plus loin par la suite.
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