Critiques Séries : NCIS: Sydney. Saison 3. Episode 17.

Critiques Séries : NCIS: Sydney. Saison 3. Episode 17.

NCIS: Sydney // Saison 3. Episode 17. Flight Club.

 

On arrive à un stade de la saison où le rythme change forcément. Avec cet épisode 17 intitulé « Flight Club », NCIS: Sydney nous sort ce qu’on appelle dans le jargon un épisode de remplissage, mais un remplissage plutôt soigné. Après avoir enchaîné des intrigues assez lourdes, notamment autour du passé de Mackey ou de la menace grandissante du Collective, les scénaristes ont décidé de lever un peu le pied. C’est le revers de la médaille quand on passe sur une saison plus longue : il faut savoir meubler sans perdre l'intérêt du spectateur. Pendant les deux premières saisons, tout allait très vite parce qu’il y avait peu d’épisodes. 

 

Chaque minute comptait. Ici, on sent que la série s'autorise à respirer, quitte à donner l'impression de faire du surplace. Ce « Flight Club » ne fait pas vraiment bouger les lignes rouges de la saison, mais il se laisse regarder sans déplaisir, même si, une fois le générique de fin lancé, on reste un peu sur notre faim concernant l'intrigue globale. L'histoire du jour nous plonge dans une thématique très actuelle : la technologie qui nous échappe. On parle d'un drone tueur devenu incontrôlable. Ce qui sauve l'épisode d'un simple scénario de science-fiction basique, c’est l’approche humaine. Dès le départ, le décès de Tegan pose une ambiance assez lourde. 

On ne traite pas cette victime comme un simple dossier classé ou un pion sur un échiquier. La série prend le temps de montrer le vide qu'elle laisse, notamment à travers les yeux de PJ. C’est une petite touche de sensibilité qui fait du bien et qui donne une épaisseur bienvenue à une enquête qui, sur le papier, aurait pu paraître un peu froide. Sur le terrain, on retrouve nos duos habituels. DeShawn et Evie sont toujours aussi bien huilés. Leur complicité ne se discute plus, ils se comprennent d’un regard et ça fonctionne. Mais j'avoue avoir ressenti une pointe de frustration. Après les tensions et les non-dits des derniers épisodes, j’attendais une vraie discussion ou un petit déclic. 

 

Là, on a l'impression que les auteurs ont peur de franchir le pas. Ils préfèrent rester dans une zone de confort rassurante plutôt que de risquer de bousculer la dynamique du groupe. C’est un peu le même constat pour Mackey et JD. Ils sont le pilier de la série, leur respect mutuel et leurs échanges teintés d'ironie sont le sel de NCIS: Sydney. Pourtant, après les révélations personnelles de Mackey que l'on a eues récemment, on espérait voir un impact plus concret sur leur relation. Ici, on revient à la normale un peu trop vite. C’est efficace pour l'épisode en lui-même, mais c’est un peu décevant pour ceux qui suivent la série avec attention depuis le premier jour.

Heureusement, la bonne surprise vient de l’association entre Trigger et Blue. Blue était un peu trop discrète ces derniers temps, et la voir revenir sous les projecteurs apporte une énergie différente. Leur collaboration pour contrer la menace technologique est intéressante car elle mise sur le cerveau plutôt que sur les muscles. C’est valorisant de voir que l’équipe ne gagne pas seulement par la force, mais aussi par l’intelligence technique. Le contraste entre les gadgets high-tech et les solutions plus "système D" pour résoudre l'enquête est d'ailleurs l'un des points forts de l'écriture de cette semaine.

 

Note : 5.5/10. En bref, « Flight Club » est ce qu’on pourrait appeler une parenthèse. C’est un épisode solide, bien produit, qui rappelle pourquoi on aime cette équipe, mais qui manque un peu d’ambition narrative. À quelques encablures de la fin de saison, on espère maintenant que la série va remettre le turbo pour conclure les arcs commencés avec Death Card. On a passé un bon moment, c’est certain, mais on est prêt pour que les choses sérieuses reprennent vraiment.

Prochainement sur Paramount+

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article