Critiques Séries : NCIS: Sydney. Saison 3. Episode 11.

Critiques Séries : NCIS: Sydney. Saison 3. Episode 11.

NCIS: Sydney // Saison 3. Episode 11. Berthed.

 

Avec l’épisode 11 de la saison 3 de NCIS: Sydney, la série poursuit sur une dynamique assez inégale, et je dois dire que, malgré un final qui relance clairement les enjeux, l’ensemble reste assez décevant. Après un épisode 10 qui m’avait déjà laissé sur ma faim, celui-ci confirme une impression persistante depuis plusieurs semaines : la série avance, mais sans vraiment convaincre. Pourtant, le point de départ avait de quoi intriguer. Un corps qui tombe littéralement du ciel pour atterrir dans un camion de fleuriste, ce n’est pas banal, même pour une série procédurale. Très vite, l’enquête nous entraîne vers une histoire mêlant paternité, secrets et relations compliquées. 

 

Sur le papier, tous les ingrédients sont là pour construire quelque chose de prenant. Dans les faits, j’ai eu le sentiment que tout allait un peu trop vite, comme si l’épisode cherchait à cocher des cases plutôt qu’à vraiment creuser ses thématiques. Le fil conducteur autour de la maternité et de la filiation aurait pourtant mérité plus de nuances. On comprend rapidement qu’il est question de grossesse, de test de paternité et d’un contexte de GPA illégale. L’idée n’est pas mauvaise, surtout qu’elle permet de faire écho à certains éléments déjà esquissés dans la saison, notamment autour des choix de vie et des sacrifices personnels. 

Mais ici, tout s’enchaîne de manière assez mécanique. Les révélations arrivent sans véritable montée en tension, et l’impact émotionnel reste limité. Ce qui fonctionne un peu mieux, en revanche, c’est la manière dont l’épisode tente de créer un parallèle avec Mackey. Depuis plusieurs épisodes, la série distille des informations sur son passé et sur son rôle de mère, sans jamais trop en dire. Ici encore, on sent qu’il y a quelque chose à raconter, notamment dans sa façon de comprendre certaines décisions ou d’accompagner Chloe à la fin. Mais comme souvent cette saison, cela reste en surface. On entrevoit une profondeur, sans jamais vraiment y plonger.

 

La relation entre Mackey et JD continue, elle aussi, d’évoluer à petits pas. On retrouve cette complicité installée depuis plusieurs épisodes, avec une confiance qui dépasse largement le cadre professionnel. JD observe, écoute, et surtout comprend Mackey sans qu’elle ait besoin d’en dire trop. C’est probablement l’un des aspects les plus constants de la saison. Mais là encore, j’ai l’impression que la série retarde volontairement une évolution plus franche. Après les épisodes 7 à 10, qui jouaient déjà sur cette tension et cette proximité, j’aurais aimé sentir un vrai tournant. À la place, on reste dans quelque chose de familier. Du côté d’Evie et DeShawn, la situation n’évolue pas beaucoup non plus. 

La série continue d’alterner entre humour et ambiguïté dans leur relation, sans vraiment choisir une direction. Cela peut fonctionner par moments, mais à ce stade de la saison, ça donne surtout une impression de stagnation. On a déjà vu cette dynamique à plusieurs reprises, et sans nouvel élément, elle finit par perdre un peu de son intérêt. L’intrigue autour de Trigger et de Blue, elle, apporte un léger changement de rythme, notamment dans la dernière partie de l’épisode. L’attaque au sein même des locaux du NCIS vient casser la routine des enquêtes classiques et rappelle qu’une menace plus large plane depuis le début de la saison. 

 

C’est clairement le moment le plus marquant de l’épisode, parce qu’il reconnecte enfin avec l’arc narratif principal autour de Mackey. Et c’est bien là le paradoxe de cet épisode 11. Pendant une grande partie de sa durée, il donne l’impression d’être une affaire parmi d’autres, sans réel enjeu à long terme. Puis, dans ses dernières minutes, il relance tout avec une révélation qui change la donne. Le fait que quelqu’un s’intéresse directement à Mackey, et aille jusqu’à s’introduire dans les bureaux, remet en perspective ce que la série essaie de construire depuis le début de la saison. Le problème, c’est que ce sursaut arrive tard. Trop tard pour compenser un épisode qui, dans l’ensemble, manque d’intensité et de profondeur. 

On commence à voir un schéma se répéter : des enquêtes correctes mais peu marquantes, entrecoupées de moments plus forts liés à l’intrigue globale. Et forcément, cela crée un déséquilibre. Au final, cet épisode 11 de NCIS: Sydney m’a pas forcément emballé. Il y a des idées, des pistes intéressantes, et un final qui donne envie de voir la suite. Mais le chemin pour y arriver manque d’engagement. À ce stade de la saison 3, j’attends surtout que la série assume davantage ses enjeux et ose aller plus loin, que ce soit dans ses intrigues ou dans l’évolution de ses personnages. Parce que le potentiel est là, mais il reste encore trop souvent en retrait.

 

Note : 4.5/10. En bref, cet épisode 11 de NCIS: Sydney m’a pas forcément emballé. Il y a des idées, des pistes intéressantes, et un final qui donne envie de voir la suite. Mais le chemin pour y arriver manque d’engagement. 

Prochainement sur Paramount+

 

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