4 Mai 2026
The Hunting Party // Saison 2. Episode 12. Nancy Albright.
On arrive enfin au bout du tunnel. Avec ce douzième épisode, la saison 2 de The Hunting Party franchit un cap hyper important. On sent que la série a fini de s'amuser à semer des petits cailloux sur le chemin de Lazarus : là, elle commence vraiment à abattre ses cartes. Mais au-delà du fil rouge qui s'emballe, c'est l'enquête sur Nancy Albright qui m'a vraiment scotché. C’est sombre, c’est dérangeant, et ça donne une dimension super lourde à cet avant-dernier virage avant le grand final. Depuis la reprise, la série utilise ses méchants de la semaine comme des miroirs pour notre équipe. C’est une mécanique qu'on connaît, mais ici, ça va plus loin.
Nancy Albright n’est pas juste une énième tueuse en cavale qu'il faut rattraper. Elle est la preuve vivante, et terrifiante, que les méthodes du Pit sont une catastrophe absolue. C'est d'ailleurs ce qui rend l'épisode si pesant. Avant d'être enfermée, Nancy tuait pour combler un manque, une addiction chimique qu'elle ne gérait plus. Le Pit a débarqué avec ses gros sabots en prétendant la soigner. Sauf que leur méthode, c'était plus du dressage ou du conditionnement qu'autre chose. En lui bloquant la capacité de ressentir l'euphorie, ils n'ont pas réglé son problème de manque, ils l'ont juste déplacé.
/image%2F1199205%2F20260504%2Fob_7c5854_vlcsnap-2026-05-04-14h20m57s572.png)
Et c'est là que l'épisode tape juste : la série n'essaie jamais de lui trouver des excuses, car ses actes sont d'une violence rare, mais elle pointe du doigt comment l'institution a empiré son cas. Comme elle ne peut plus ressentir ce qu'elle cherchait avant, Nancy a évolué. Elle est devenue plus méthodique, plus discrète et, par extension, beaucoup plus dangereuse. L’idée de la voir se construire une vie de façade est hyper bien trouvée. La voir s'incruster dans un groupe de soutien pour manipuler les gens les plus fragiles avec ce calme olympien, c'est vraiment flippant. On n'est plus face à la prédatrice impulsive qu'on voyait dans les flashbacks, mais face à une femme qui a appris à se fondre dans la masse pour mieux frapper.
Ce constat fait écho à tout ce qu'on nous raconte depuis le début de la saison. Le message est clair : le Pit ne répare personne. Il crée juste des versions 2.0 de criminels encore plus complexes à débusquer. On l'avait vu avec Elliot Carr ou Colette Akins, mais avec Nancy, c'est flagrant. On ne peut plus fermer les yeux sur le fait que cette institution fabrique des monstres. Évidemment, tout ça finit par retomber sur Shane. Depuis qu’on connaît son lien avec Lazarus, il est en plein conflit intérieur. Il cherche désespérément une excuse, un petit détail qui prouverait que tout n'est pas tout noir. L’affaire Nancy Albright vient briser ses dernières illusions.
/image%2F1199205%2F20260504%2Fob_a49f05_vlcsnap-2026-05-04-14h21m06s228.png)
Il commence enfin à piger que ce qu'ils ont fait à cette femme n'était pas de la thérapie, mais une expérience de contrôle. Et derrière tout ça, l’ombre de Lazarus devient impossible à ignorer. J’ai beaucoup aimé le moment où Shane lâche prise. Il arrête de défendre l'indéfendable et la série s'autorise à ralentir. C'est dans ces scènes, plus calmes et plus humaines entre les membres du trio, que The Hunting Party trouve son meilleur équilibre cette année. Bex et Hassani ne l'enfoncent pas, ils sont juste là. C'est une étape de plus vers l'acceptation pour Shane, une manière de regarder la vérité en face sans essayer de l'esquiver.
En parallèle, on avance enfin sur Peck. On sentait que le mec cachait des trucs depuis un moment, et l'épisode 12 confirme que ses liens avec Lazarus sont profonds. Ce qui est fort, c’est que sa confession n’est pas grandiloquente. Il balance ça presque normalement, et c’est justement ce ton neutre qui fout les jetons. Le cliffhanger de fin suggère que Lazarus ne cherche pas seulement à effacer les preuves, mais qu'ils préparent un coup bien plus gros pour le final.
Note : 8/10. En bref, cette saison 2 tient beaucoup mieux la route que la première. L'écriture est plus solide, les enjeux sont clairs et l'épisode 12 réussit à tout lier : l'enquête du jour, l'évolution psychologique de Shane et la menace globale. Ça donne vraiment envie de voir comment ils vont boucler tout ça.
Prochainement en France
Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog