Critiques Séries : The Hunting Party. Saison 2. Episode 13 (season finale)

Critiques Séries : The Hunting Party. Saison 2. Episode 13 (season finale)

The Hunting Party // Saison 2. Episode 13. Xander Wax.

SEASON FINALE

 

On vient de boucler la deuxième saison de The Hunting Party avec cet épisode 13, et le moins qu'on puisse dire, c'est que les scénaristes n'ont pas fait les choses à moitié. Ce final réussit un équilibre délicat : fermer les dossiers qui nous tenaient en haleine tout en balançant assez de nouvelles pistes pour nous faire trépigner d’impatience en attendant la suite. On y retrouve tout ce qui fait le sel de la série : cette ambiance poisseuse, des tueurs qui virent à l'obsession et cette ombre permanente du Pit qui s'étend sur chaque scène. Le gros morceau de cet épisode, c'est Xander Wax. 

 

On est loin du tueur à gages cliché ou du psychopathe impulsif qu’on a pu croiser par le passé. Xander, c’est le scientifique du chaos. Il ne cherche pas la bagarre, il installe le hasard. Utiliser des toxines animales, des serpents ou des scorpions pour transformer des objets du quotidien en pièges mortels, c’est une idée brillante pour faire grimper la paranoïa. Une simple serviette ou une bouteille d'eau devient une menace. Ça apporte un vrai vent de fraîcheur (et de sueurs froides) à l'enquête. Mais Xander n'est pas là juste pour le spectacle. À travers lui, on comprend enfin l'ampleur du désastre causé par Lazarus. 

Le Pit n'est pas qu'une prison expérimentale, c'est une usine à fabriquer des prédateurs. Xander est la preuve par l'image que le projet de Lazarus a porté ses fruits, de la pire des manières. En parlant de Lazarus, cet épisode lève le voile sur l'un des plus gros mystères de la série. Apprendre qu'elle a elle-même été un "produit" du Pit avant de diriger la baraque change complètement notre regard sur elle. Ses motivations ne sont plus seulement celles d'une femme de pouvoir, mais d'une survivante qui a retourné le système à son avantage. Son obsession pour ses "graduates" prend enfin tout son sens. 

 

Et pourtant, la force du personnage reste son ambiguïté : même avec ces révélations, elle garde une part d'ombre qui la rend imprévisible jusqu'au bout. Au milieu de toute cette noirceur, c'est le trio Bex, Shane et Hassani qui nous permet de respirer. Après tout ce qu'ils ont traversé avec Byron May ou Nancy Albright, on sent qu'ils ne forment plus seulement une équipe de travail, mais une vraie famille de substitution. C’est beau de voir comment, même quand tout part en vrille, leur premier réflexe est de se couvrir mutuellement. L’évolution de Bex est sans doute la plus marquante. La profileuse un peu rigide des débuts a laissé place à une femme qui n'hésite plus à flirter avec la ligne rouge pour obtenir ce qu'elle veut. 

Face à Xander, elle montre les crocs. Elle a compris que pour attraper des monstres, il faut parfois accepter de ne plus jouer selon les règles. De son côté, Shane boucle son arc narratif de façon hyper satisfaisante. Le poids du lien biologique avec Lazarus aurait pu le faire basculer, mais il choisit sa propre voie. La confrontation finale entre les deux est un moment fort : Shane prouve que le sang ne définit pas qui l'on devient. C'est un message simple, mais qui résonne fort dans une série où le passé semble souvent être une fatalité. L'épisode n'oublie personne. Revoir des visages connus comme Amanda Weiss ou le Dr Malak donne une vraie épaisseur à l'univers. 

 

On ne suit pas juste des enquêtes de la semaine, on suit une histoire globale où chaque acte a des conséquences sur le long terme. Même Morales prend une nouvelle dimension : elle quitte son écran d'ordinateur pour s'impliquer physiquement et émotionnellement, prouvant qu'elle est un pilier indispensable du groupe. La conclusion ouvre une porte immense pour la saison 3. Avec Lazarus hors d'état de nuire et Bex qui reprend les rênes de la task force, la mission change d'échelle. Il ne s'agit plus seulement de comprendre le Pit, mais de traquer tous les anciens détenus qui sont désormais dans la nature.

 

Note : 7/10. En bref, ce dernier épisode de la saison 2 ne se contente pas de faire exploser des trucs. Il creuse les thèmes de la loyauté, de la culpabilité et de ce qu'il reste de notre humanité quand on a été traité comme un cobaye. C'est ce mélange de psychologie fine et de tension nerveuse qui fait que The Hunting Party reste, pour moi, l'une des séries les plus solides du moment. On attend la suite de pied ferme.

Prochainement en France

NBC n’a pas encore renouvelé The Hunting Party pour une saison 3 à l’heure où j’écris ces lignes. 

 

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