Critiques Séries : The Terror: Devil in Silver. Sasion 3. Episode 3.

Critiques Séries : The Terror: Devil in Silver. Sasion 3. Episode 3.

The Terror: Devil in Silver // Sasion 3. Episode 3. Che Guevara.

 

On avance dans la saison et l'ambiance de New Hyde devient carrément étouffante. Après s'être fait secouer dans l'épisode précédent, Pepper est complètement largué au début de ce troisième chapitre. Il est marqué physiquement, il ne pige pas tout, mais le vent tourne. Malgré les gros mensonges de la direction, Pepper percute enfin : il n'est pas le seul à avoir croisé le mec avec une tête de bison. Depuis le lancement, la série s'amuse à brouiller les pistes. On oscillait entre le trip psychiatrique, l'hallucination collective et le vrai monstre fantastique. 

 

Cet épisode 3 pousse le bouchon encore plus loin tout en lâchant de vrais indices sur ce qui se trame derrière la fameuse porte argentée. Ce qui fonctionne super bien ici, c'est cette sensation que tout le monde sait mais que personne ne parle. Pepper gratte du côté des autres patients pour avoir des réponses, mais il se prend des murs. Pourtant, les regards fuyants et les silences en disent long : ils ont tous vécu la même chose. Coffee essaie d'ailleurs de calmer Pepper en lui faisant comprendre que chercher la merde avec le staff ne fera qu'empirer les choses. C'est le grand thème de l'épisode : à New Hyde, pour rester en vie, il faut filer doux. Plus Pepper se rebelle, plus le danger se rapproche.

La scène du club de lecture est excellente pour ça. Les patients parlent d'un prédateur qu'il faut nourrir, et on capte direct qu'ils ne parlent pas de bouquins. Ils évoquent une bête, une sorte de sacrifice obligatoire pour garder une paix relative dans l'asile. C'est ultra malin de la part des scénaristes, ça fait grimper la parano sans avoir besoin de nous montrer le monstre toutes les cinq minutes. Cette foutue porte obsède Pepper depuis le premier jour. Dorry lâche enfin des morceaux de puzzle intéressants. Selon elle, la créature n'a pas toujours été ce monstre sanguinaire, et le docteur Walter y serait pour beaucoup. Du coup, on commence à échafauder des théories. 

 

Est-ce que le docteur Walter aurait transformé son propre fils après des expériences glauques ? C'est une piste. Mais la série garde une double lecture hyper intéressante. On peut aussi voir ce diable comme l'incarnation pure des traumatismes et de la détresse des patients enfermés. Ce mix entre horreur psychologique et pur fantastique est clairement la grande force de la série pour l'instant. L'histoire prend son temps, refuse de donner des réponses prêtes à consommer, et mise à fond sur l'angoisse de l'inconnu. Même le personnel soignant flippe sa race. Les infirmières savent qu'il y a un loup derrière la porte, mais elles gèrent la misère au jour le jour plutôt que de chercher à contrôler le truc.

Jusqu'ici, le docteur Badger était le seul médecin qui semblait avoir un fond d'humanité. Cet épisode le propulse au premier plan. Il commence à douter de la version officielle sur l'agression de Pepper, voyant bien que ses blessures ne collent pas avec une simple bagarre entre internes. Malheureusement pour lui, la curiosité est un défaut mortel à New Hyde. La séquence près du monte-charge verrouillé est un super moment de mise en scène. Tout passe par le son et ce qui se passe hors-champ, ce qui rend le moment hyper tendu sans verser dans le gore facile. La disparition de Badger pose les bases : quiconque essaie de comprendre le système devient une cible. 

 

Et cela prouve aussi que toute cette histoire n'est pas juste une crise de folie dans la tête de Pepper. La sortie à la pizzeria Sam's devait servir de pause dans toute cette noirceur. Le docteur Anand essaie de calmer le jeu en gavant tout le monde de médocs après le drame de Pepper. Sauf que Pepper voit le truc venir : pour lui, ces pilules servent juste à transformer les patients en légumes dociles. Il monte alors un plan pour que tout le monde crache ses cachetons et prépare une évasion. C'est un vrai tournant pour le personnage. Au début, Pepper jouait perso pour sauver sa peau. Là, il commence à capter qu'il a une responsabilité envers le groupe.

Mais le plan foire totalement et la sortie vire au chaos général. Privés de traitement, certains patients pètent complètement les plombs. C'est bien vu de la part de la série, qui évite le piège du manichéisme avec les gentils fous d'un côté et les méchants médecins de l'autre. Certains traitements sont visiblement indispensables pour éviter le carnage. Le climax de l'épisode arrive quand Pepper décide de ne pas monter dans le bus pour se faire la malle. Son seul but était de fuir cet enfer, et pourtant, quand la porte de la liberté s'ouvre, il fait demi-tour. Il a pigé que Coffee, Dorry ou Loochie ne sont plus juste des compagnons de galère, mais sa nouvelle équipe. La scène finale enfonce le clou. 

 

En tombant sur Louie près de la porte argentée — alors que le mec est censé être mort —, la série valide définitivement la piste surnaturelle. Pepper change de braquet : il ne veut plus juste s'enfuir. Il veut comprendre ce qui se cache derrière cette porte et démonter le monstre avec ses potes. Après trois épisodes, The Terror: Devil in Silver a trouvé sa vitesse de croisière, distillant ses mystères avec une vraie maîtrise du rythme. J’attends la suite de pied ferme pour voir comment tout ça va s'articuler avec le passé de l'hôpital.

 

Note : 8/10. En bref, dans ce troisième épisode de The Terror: Devil in Silver, la série confirme sa maîtrise de l'angoisse en poussant Pepper à réaliser l'effroyable réalité du piège de New Hyde. Entre la disparition brutale d'un allié et le mystère grandissant de la porte argentée, l'intrigue bascule efficacement de la survie individuelle à une révolte collective face au monstre.

Prochainement en France

 

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