25 Juin 2026
On arrive enfin au bout du voyage pour Kitty Song Covey à Séoul. Avec ses 8 épisodes, la saison 3 de XO, Kitty pose les valises de notre entremetteuse préférée pour une dernière ligne droite au lycée international KISS. Cette fois, l'ambiance change un peu : fini l'insouciance des débuts, place aux vrais choix d'avenir, aux relations qui prennent un virage sérieux et à ce petit flou un peu flippant qui accompagne la fin de la terminale. La série ne change pas radicalement sa recette, et c'est tant mieux. On reste sur une comédie dramatique pour ados, légère, colorée, à fond sur les histoires de cœur et les amitiés soudées.
Alors oui, le scénario a ses faiblesses et tout n'est pas parfait, mais l'attachement aux personnages fonctionne toujours autant. On lance le premier épisode et, sans s'en rendre compte, on enchaîne toute la saison. Le gros morceau de cette saison, c'est clairement le passage à l'âge adulte. Kitty doit commencer à regarder plus loin que les murs de son lycée. Entre les dossiers d'inscription pour l'université, les doutes sur ce qu'elle veut vraiment faire et la nostalgie de voir sa bande de potes prendre des chemins différents, l'héroïne grandit. Les enjeux semblent plus réels, plus ancrés dans le quotidien de n'importe quel jeune de son âge. Le seul regret, c'est que la série court parfois après le temps.
En seulement huit épisodes, certains choix de Kitty ou des moments clés de sa vie défilent à toute vitesse. On a parfois l'impression que des étapes cruciales de son évolution se règlent en deux secondes ou se passent carrément hors caméra. Le rythme est tellement intense qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais cela empêche certaines scènes fortes de s'installer et de nous toucher autant qu'elles le devraient. On ne va pas se mentir, le gros morceau que tout le monde attendait, c'est l'évolution entre Kitty et Min Ho. La série tournait autour du pot depuis un moment, et cette saison 3 met enfin les pieds dans le plat en faisant de leur dynamique le fil rouge de l'histoire. À l'écran, le duo fonctionne du tonnerre.
L'alchimie entre les deux acteurs crève l'écran, et on comprend vite pourquoi une grosse partie de la communauté ne jure que par eux. Leurs scènes ensemble amènent une vraie fraîcheur, alternant entre piques bien senties et moments de pure complicité. Par contre, les scénaristes ont encore un peu trop tendance à abuser des quiproquos. C'est le gros point noir : une bonne partie des tensions repose sur des discussions coupées en plein milieu ou des conclusions tirées trop vite. À la longue, ce procédé fatigue un peu. Heureusement, les personnages ont aussi gagné en maturité. Les disputes ne durent pas trois plombes pour rien et les explications arrivent parfois plus vite que prévu, évitant ainsi de transformer la série en un feuilleton lourd et répétitif.
Ce qui rend cette saison agréable, c'est le traitement des personnages. Kitty et sa bande ne sont pas des modèles de perfection sur pattes. Ils prennent de mauvaises décisions, s'emportent pour un rien, agissent sous le coup de la jalousie ou manquent cruellement de recul. C'est parfois agaçant derrière son écran, mais c'est surtout ultra-réaliste. On parle d'ados qui découvrent les premières grosses ruptures, les choix de carrière et la pression du futur. Leurs erreurs de jugement rendent le tout humain et authentique. La série ne cherche pas à donner des leçons de morale, elle montre juste des jeunes qui se plantent, qui tentent de réparer les pots cassés et qui apprennent à communiquer un peu mieux à chaque épisode.
Comme souvent dans l'univers de À tous les garçons que j'ai aimés, les rôles secondaires ont un charme fou, au point de voler parfois la vedette à l'intrigue principale. Yuri, par exemple, continue de tracer sa route après les séismes familiaux des saisons précédentes. Son parcours autour de sa propre identité et de sa reconstruction est super touchant. De leur côté, Dae, Q ou Eunice ne servent pas juste de faire-valoir. Ils ont tous droit à leur moment, à leurs propres galères, ce qui donne une vraie richesse aux épisodes. L'arrivée de nouvelles têtes bouscule aussi un peu la routine de KISS. Même s'il faut quelques épisodes pour que la mayonnaise prenne avec les nouveaux venus, leur présence apporte un coup de boost bienvenu.
Au-delà des histoires de couple, XO, Kitty reste un plaisir pour les yeux et les oreilles. La production Netflix n'a pas lésiné sur les moyens pour rendre Séoul totalement irrésistible. Les décors du lycée KISS, les looks ultra-stylés des personnages et la photographie colorée créent un cocon super réconfortant. La bande-son est encore une fois calibrée au millimètre. Les morceaux de K-pop et les thèmes plus doux soulignent parfaitement les émotions, que ce soit pour une scène de rupture ou un moment de fête. C'est cette ambiance unique, pop et dynamique, qui sauve la mise quand le scénario patine un peu. On se laisse porter par l'énergie visuelle de la série.
Pour faire simple, cette troisième saison de XO, Kitty ne cherche pas à réinventer la roue. Elle garde ses petits défauts de fabrication, comme ses ficelles scénaristiques parfois un peu grosses et son écriture parfois inégale. Mais le cœur du show est là. On s'est attaché à cette bande de potes au fil des années, et les voir galérer, s'aimer et préparer leur départ du lycée reste un super moment de divertissement. La série assume son côté teen drama à 100 % sans jamais se prendre pour ce qu'elle n'est pas. Les 8 épisodes se dévorent d'une traite et offrent une vraie conclusion aux intrigues majeures. Si vous avez aimé suivre les aventures de Kitty depuis ses débuts, ce dernier chapitre vous laissera un grand sourire aux lèvres et une petite pointe de nostalgie.
Note : 7/10. En bref, cette saison 3 de XO, Kitty conclut l'aventure à Séoul avec beaucoup de cœur, portée par l'alchimie évidente du duo Kitty et Min Ho. Malgré un rythme parfois trop rapide et des quiproquos répétitifs, cette fin de lycée reste super attachante et offre un divertissement pop très réussi.
Disponible sur Netflix
Netflix n’a pas encore renouvelé XO, Kitty pour une saison 4. Anna Cathcart a insinué dans une interview que la saison 4 était loin d’être acquise.
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