17 Août 2026
Reacher // Saison 4. Episode 2. Cage Fight.
Après une reprise qui posait tranquillement le décor à Philadelphie, la saison 4 de Reacher enclenche la vitesse supérieure avec cet épisode 2, intitulé « Cage Fight ». On reprend exactement là où le premier chapitre nous avait laissés, avec un Jack Reacher coincé dans une sale posture aux côtés de Tamara Green et Jacob Merrick. Menottes, cages, ravisseurs armés jusqu'aux dents : il n'y a clairement pas une minute à perdre. Ce deuxième chapitre m'a emballé par sa tournure très "film d'action des années 90". Ça va vite, les baffes volent, mais le scénario n'oublie jamais de faire avancer l'enquête sur la mort d'Anna Merrick.
Alan Ritchson déroule toujours sa partition avec une aisance folle, tout en laissant une vraie place à ses compagnons d'infortune. L'épisode démarre fort. Reacher, Tamara et Jacob sont sous clé, enfermés par des mecs bien entraînés, visibles équipés de tranquillisants capables de coucher un éléphant. Les kidnappeurs ont un objectif bien précis : récupérer la clé USB que la défunte Anna aurait transmise à Reacher avant de se jeter sous un métro. Sauf que Reacher n'a jamais vu la couleur de ce support informatique. Face au refus des mercenaires de négocier, le gros bras de la série fait ce qu'il sait faire de mieux : analyser la pièce et improviser. La première baston dans cet espace réduit est une belle réussite.
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Même enchaîné, Reacher utilise le décor pour démolir ses geôliers. La réalisation rend justice à la puissance physique du personnage sans pour autant le faire passer pour un super-héros invulnérable. Pour sortir ses deux camarades de là, Reacher attrape un simple cric de voiture pour écarter les barreaux. C’est du pur Reacher tout craché : pas de gadgets sophistiqués, juste du système D brut et une force colossale. La scène apporte au passage cette petite touche d'humour pince-sans-rire qui fait le sel de la franchise. Une fois dehors, les trois fugitifs tombent sur un drôle d'oiseau : Russell Plum. Ce journaliste indépendant, complètement parano et obsédé par les réseaux clandestins du gouvernement, surveillait le bâtiment en pensant tenir un site secret de la CIA.
Le personnage est volontairement poussé à la caricature, mais il insuffle un brin de légèreté bienvenu au milieu d’une intrigue qui s’assombrit franchement. Surtout, sa présence permet d’expliciter certaines déductions que Reacher aurait gardées dans sa tête. Ce début de saison me confirme aussi tout le bien que je pense de Tamara Green. La flic ne fait pas de la figuration face au géant. Elle garde son indépendance d'esprit, pose les bonnes questions et hésite encore moins à lui rentrer dedans quand il le faut. De son côté, Jacob Merrick maintient l'aspect humain de l'histoire. Sa quête pour comprendre le geste de sa sœur et retrouver son neveu Ben donne du corps à cette course-poursuite.
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Le duo Reacher-Green gagne en nuance. Lorsque les recherches pour retrouver Ben les mènent au cadavre torturé d'une jeune fille, le niveau de menace monte d'un cran. C’est à ce moment que Reacher avoue à la policière avoir déjà refroidi l'un des tueurs dans l'épisode précédent. Tamara réalise que son colossal allié obéit à ses propres lois, mais la confiance commence à prendre le dessus sur les réticences administratives. En parallèle, l’enquête bifurque vers John Sampson, cet ancien soldat reconverti dans la politique. Reacher veut vérifier s'il existe un lien direct entre le candidat, la mère de la petite Lila, et le drame autour d'Anna Merrick. Le face-à-face offre une vraie respiration narrative.
Sampson paraît sincère, nie en bloc et propose spontanément un test ADN pour écarter toute paternité. Reacher marche au feeling : il sent que le politicien ne ment pas. Si le candidat est hors de cause, la menace vient forcément de son entourage immédiat. C’est là que tombe le vrai coup de théâtre de fin d'épisode. En observant l'équipe de campagne, Reacher reconnaît Nolan Cahill, le chef de cabinet de Sampson. Il s'agit ni plus ni moins du quatrième témoin mystère aperçu sur le quai de métro au moment du suicide d'Anna, celui qui s'était volatilisé avant la venue de la police. Cette découverte rebat complètement les cartes. Cahill a-t-il récupéré la clé USB ? Jouait-il un rôle dans les chantages qui ont poussé Anna au drame ?
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L'épisode se termine sur ces interrogations, relançant idéalement la machine pour la suite. Ce que je retiens de cet épisode 2, c'est son sens du rythme. Les scènes d'action ne sont pas jetées là pour combler le vide ; elles s’intègrent parfaitement dans la progression du récit. L’évasion au cric, la cavale à travers la ville et le découpage entre Philadelphie et Washington confèrent une excellente dynamique à l’ensemble. Après une troisième saison qui m’avait parfois laissé sur ma faim en délaissant un peu l’ADN de la série, ces nouveaux épisodes remettent l'église au milieu du village. On retrouve le savant mélange d'instinct animal, de logique policière et de bastons percutantes.
Alan Ritchson continue de faire des merveilles en en disant le moins possible, laissant sa carrure et son regard porter le show. L’intrigue autour de Nolan Cahill, de la clé USB et du sort du petit Ben promet une suite particulièrement dense. La saison 4 trouve son rythme de croisière, et pour l'instant, c’est du très bon divertissement d'action.
Note : 8/10. En bref, un épisode 2 particulièrement efficace qui enclenche la vitesse supérieure avec une évasion musclée et un vrai sens du rythme. Porté par la belle alchimie de son trio et une révélation finale qui relance l'enquête, ce début de saison 4 remet intelligemment l'action et la déduction au cœur du show.
Disponible sur Amazon Prime Video
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