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Critique Ciné : The Elevator, qui veut gagner une vie

24 Décembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : The Elevator, qui veut gagner une vie

The Elevator / De Massimo Coglitore. Avec Caroline Goodall et James Parks.


Il n’est pas rare de voir les européens réussir à faire des films aux Etats-Unis. C’est donc le cas de Massimo Coglitore (Noi Due, Deadline, Uomo di Carta) qui a fait quelques court-métrage en Italie, rien de plus. Il s’est fait accompagné de Riccardo Errera (K2 la montagne degli italiani) et Maura Graiani (Che Dio ci Aiuti) pour qu’ils s’occupent du scénario. Ce thriller psychologique ne change pas vraiment de ce que l’on a pour habitude de voir dans le genre. Ce n’est pas le premier film où l’on enferme des gens dans un ascenseur et si le traitement est ici légèrement différent, cela a de toute façon de quoi rappeler des films comme Blackout (avec le serial killer parmi plusieurs personnes dans un ascenseur) ou encore Evil. The Elevator est assez sympathique au premier abord mais traîne malheureusement en longueur à certains moments. Il n’y a pas de grands efforts qui sont fait pour la mise en scène et globalement cela a tout d’un téléfilm, pas mauvais et assez efficace mais qui manque peut-être d’un petit grain de folie ou encore d’originalité. Cela vient aussi probablement du casting, pas aussi impressionnant que prévu.

Quand une femme décide de kidnapper dans un ascenseur l’animateur d’un jeu de culture générale à succès pour jouer à son jeu non pas pour des millions mais pour sa propre vie…

Je ne connais pas vraiment Caroline Goodall que j’avais uniquement pu voir dans The White Queen (en tout cas c’est comme ça dans mes souvenirs) ou encore James Parks abonné aux films de Quentin Tarantino (Kill Bill Vol. 1 et 2, Boulevard de la Mort). Ce n’est pas un mauvais casting mais disons qu’ils n’ont peut-être pas le charisme qu’auraient probablement pu avoir des acteurs différents. Ce qui m’a cependant assez surpris c’est la fin du film. Il y a deux choses que j’avais plus ou moins vu venir au fil du film mais disons qu’à l’issue j’aurais presque apprécié que cela soit couillu, que la critique de la peine de mort aille jusqu’au bout. Que l’on condamne finalement quelqu’un d’innocent à la mort alors qu’il est réellement innocent. The Elevator joue un peu sur le face à face mais il y a finalement très peu de rebondissements extérieurs. Dès que ceux-ci sont amenés dans le film alors on s’ennui un peu. Disons qu’en plus de ne rien apporter du tout, ils nous donnent bien souvent l’impression que le film va dans tous les sens sans qu’il n’y ait de réelle envie d’aller plus loin.

Massimo Coglitore impose une certaine ambiance au sein de The Elevator sauf que cela ne soit ce qu’il y a de plus fascinant non plus. J’aurais tellement apprécié que le film fasse les choses de la bonne façon mais non, il n’a de cesse de faire encore et encore les mêmes choses. C’est bête car moi je m’attendais vraiment à ce qu’il creuse un peu plus la psychologie de son face à face. Après tout c’est un thriller psychologique. On peut tout de même être séduits par Caroline Goodall. Cette dernière a tout de même un petit truc qui fait que l’on a envie de croire à la fois à la mère désespérée mais également à la femme complètement ravagée par sa soif de vengeance. Ce que j’aurais peut-être apprécié voir dans The Elevator c’est une histoire un peu plus folle, qui cherche réellement à rendre ses personnages pervers, vicieux mais il ne va jamais dans ce sens là. Je ne comprends pas forcément pourquoi The Elevator est allée dans ce sens là aussi, surtout durant la seconde partie du film alors que le tout est tout de même sacrément facile et ennuyeux par moment. Reste alors la fin et encore, elle a tout du Saw nouvelle génération qui aurait été bâclé.

Note : 5/10. En bref, petit thriller psychologique du dimanche après-midi…

Date de sortie : Directement en DVD

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