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Critiques Séries : Getting On. Saison 1. Pilot.

25 Novembre 2013 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

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Getting On // Saison 1. Episode 1. Pilot.


En regardant ce premier épisode de Getting On je n’ai pas arrêté de penser à Nurse Jackie et pourtant, les deux séries sont assez différentes malgré le fait qu’elles exploitent le monde médical, des infirmières et qu’il s’agit d’une comédie. Créée par Mark V. Olsen et Will Scheffer, les créateurs de Big Love (encore HBO), Getting On est une petite surprise. Ce n’est pas parfait, il y a encore pas mal de choses à développer mais j’ai tout de suite apprécié les personnages et notamment Dawn Forchette. Dans une ambiance particulièrement morose et tristounette (le côté très naturel et gris de l’image participe énormément), Getting On ne cherche pas à nous montrer l’univers médical sous l’angle plus joyeux qu’il soit. Au fond, un hôpital ce n’est pas un endroit où on fait la fête et l’ambiance dénote de Nurse Jackie. Dawn est quelqu’un d’étrange mais aussi de fascinant. Le personnage a plusieurs états au fil de l’épisode dont un où elle craque complètement. Ce moment m’a touché sans pour autant me bouleversé. Mais c’était réussi. Il faut dire que la série fait tout pour nous mettre en conditions.

Dans le service gériatrique d'un hôpital, jour après jour, les infirmières et les médecins tentent de combattre la triste réalité de la vieillesse alors que le système de santé du pays est lui-même malade...
vlcsnap-2013-11-25-15h36m27s127.pngEn fait, Getting On est avant tout le remake d’une série anglaise éponyme. C’est une série assez sombre finalement mais qui fonctionne particulièrement bien. Ce n’est pas qu’une histoire de personnage qui sont en train de perdre leur âme. C’est plutôt un groupe de personnage qui travaillent alors que des gens meurent autour d’eux. Mais justement, j’ai parfois eu du mal avec ce premier épisode. Non pas que c’était mauvais mais plutôt qu’au fond la morosité ambiante n’aide pas vraiment à se laisser apprivoiser. Ce n’est pas une série très joyeuse et c’est peut-être ce qui pourrait me donner envie de me suicider à l’issue des huit épisodes que composent la première saison de Getting On. Mais l’on va dire que ce n’est pas le cas. Surtout qu’au fond, dans ce monde de tragédie, Getting On est drôle. Ce n’est pas hilarant mais c’est drôle. C’est presque une sorte d’effet pervers. Mais au fond cela ne m’étonne pas du tout, notamment car le modèle de Getting On est anglais et les anglais ont parfois un humour assez noir.

Du coup, Getting On oscille entre le dramatique et la comédie avec une certaine aisance. Mais il faut attendre la fin de ce premier épisode pour se dire que finalement, on va revenir la semaine prochaine car l’on a envie de voir la suite. Cela ne me fait pas le même effet que Big Love que j’ai eu énormément de mal à apprécier (et pour tout vous avouer, je ne sais pas si j’irais un jour au-delà de la première saison tant celle-ci fût longue, un peu un effet Friday Night Lights pour moi). Dawn parvient donc à devenir le centre névralgique de Getting On sans trop de problème et à donner aussi un sens à son personnage. Alex Borstein (The Cleveland Show, Family Guy) est une bonne actrice et j’aimerais bien qu’elle explose un peu plus dans les épisodes à venir. Getting On est donc une petite surprise agréable qui ne cherche jamais à être plus forte que les autres mais simplement à nous satisfaire avec ce que l’on a sous les yeux.

Note : 7/10. En bref, une belle petite surprise qui mérite le coup d’oeil. Attention, ce n’est pas toujours drôle.

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