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Critique Téléfilm : Whitney, l'amour fou

19 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critiques Séries

Critique Téléfilm : Whitney, l'amour fou

Whitney // Téléfilm de Angela Bassett. Avec Yaya DaCosya et Arlen Escarpeta.


Lifetime continue dans le monde des biopics sur des stars du r&b. Après le très mauvais Aaliyah : The Princess of R&B, raillé par tous les critiques, Whitney est une bonne surprise. En effet, je pense que Lifetime a compris la leçon et ont voulu faire en sorte de ne pas rater ce biopic sur Whitney Houston. Il n’y avait de toute façon pas de quoi le rater. Mais cela ne veut pas pour autant dire qu’il est brillant. C’est très mécanique, très classique et filiforme mais cela ne manque pas d’âme. Yaya DaCosta (Unforgettable) incarne donc Whitney pendant que Arlen Escarpeta (Extant) incarne Bobby Brown. Ce téléfilm ne se concentre pas que sur la musique de Whitney mais également sur sa relation avec Bobby Brown, la drogue, et tout ce qui a fini par la détruire petit à petit. La relation entre Whitney et Bobby était tout de même tumultueuse, il avait une telle influence sur elle et ce téléfilm tente de le représenter avec les gros sabots. Tout simplement car cela fait partie de l’histoire et que Angela Bassett ne semble pas vouloir sortir des lignes pour nous offrir un téléfilm original et différent sur l’une des plus grandes voix de ce monde. S’il aurait probablement été intéressant de se concentrer encore plus sur Whitney, l’influence de Bobby n’aurait pas pu être oubliée.

La relation tumultueuse entretenue par la chanteuse Whitney Houston et son compagnon Bobby Brown.

En effet, Bobby a toujours eu une grande influence dans la carrière de sa femme et c’est en grande partie pour ça, qu’il fallait aussi mettre en scène cette relation. C’est aussi un téléfilm qui va mettre en scène l’apogée de la carrière de Whitney, notamment avec le film The Bodyguard et tous les enjeux qu’il y avait derrière (la bande originale la plus vendue de tous les temps - et c’est toujours le cas aujourd’hui -, une tournée, etc.). Faire un biopic dans le monde de la musique ce n’est pas quelque chose de simpliste. En tout cas, on a déjà pu le voir par le passé. Mais ce qu’il y a d’appréciable ici c’est qu’en respectant l’histoire, Angela Bassett nous offre un téléfilm avec une véritable âme. On la sent confiante derrière sa caméra et c’est ce qui rend le tout si agréable à suivre bien qu’il manque parfois de rythme. Par ailleurs, je pense que Whitney ne va pas plaire aux plus grands fans de l’artiste. Tout simplement car le téléfilm nous plonge dans la relation de Whitney et Bobby (et le fait que ce dernier a toujours été dans l’ombre et que l’on a eu de cesse de le lui rappeler encore et encore alors qu’au fond Bobby était un bad-boy tout simplement).

L’interprétation des évènements de la vie de Whitney Houston est assez intelligente. Je ne connais pas énormément de choses de la vie de Whitney, n’étant pas né suffisamment tôt pour avoir suivi son histoire, mais au fil de reportages, j’ai pu en apprendre et je trouve que Whitney est intelligent dans sa façon d’aborder les choses. Le but n’est ni de trop peu en faire, ni de trop en faire. Il y a un véritable équilibre et l’on sent que Angela Bassett n’hésite pas. Yaya DaCosta à côté est plutôt bonne dans ce rôle là sans pour autant que cela ne soit non plus une grande actrice. Elle parvient à être suffisamment forte et à incarner certains moments de grâce. Je ne m’y attendais pas du tout et je pense que si cela n’avait pas été un biopic de Lifetime, alors Yaya DaCosta aurait alors gagné des points. La façon dont elle incarne Whitney est intéressant car elle parvient justement à incarner ces moments où elle était un peu déconnectée et épuisée avec beaucoup de simplicité. Le téléfilm est assez sympathique avec Bobby sans pour autant saluer tout ce qu’il a pu faire. Angela Bassett s’intéresse donc à la psychologie du personnage et nous délivre quelque chose d’assez correct.

Note : 5/10. En bref, finalement voici un biopic assez correct dans son ensemble qui ne cherche ni à trop en faire, ni pas suffisamment. Il y a ici un véritable équilibre qui fonctionne.

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