Facebook 𝕏Twitter Contact Soutenir

Films · Séries · Streaming — sans filtre

Critique Ciné : High Heat (2022, direct to SVOD)

Critique Ciné : High Heat (2022, direct to SVOD)

High Heat // De Zach Golden. Avec Olga Kurylenko, Don Johnson et Kaitlin Doubleday.

 

Zach Golden (The Escape of Prisoner 614) n’est pas vraiment le genre de réalisateurs dont j’ai envie de suivre la carrière. Avec High Heat il avait le potentiel de créer un huis-clos détonnant et il se contente malheureusement de tout ce qui se fait déjà dans le genre, sans originalité. L’action reste assez solide et le casting est bon mais malgré toutes ces petites qualités, High Heat ne parvient jamais à se sauver. Pourtant, ce qui m’étonne avec High Heat c’est que le film est assez bien construit avec un début, un milieu et une fin qui ont de la cohérence. Malgré tout ce que le film veut faire, il n’est jamais à la hauteur de ce qu’il vient rechercher. Le script de James Pedersen n’a pas grande imagination et semble penser par moment qu’il est bien plus drôle qu’il ne l’est réellement. On sent le cynisme du scénario, un peu a la Luc Besson. Nous suivons donc Ana incarnée par Olga Kurylenko, chef dans un restaurant et son mari, Ray incarné par Don Johnson, partenaire à la ville comme dans le restaurant. Ana et Ray doivent alors révéler des petits secrets de leurs passés afin de pouvoir survivre à cette nuit. Ray admet notamment qu’il est endetté auprès de celui qui veut brûler le restaurant, Dom (incarné par Dallas Page) et Ana admet qu’elle est une ancienne agent du KGB.

 

Quand la mafia locale se présente pour brûler son restaurant dans le cadre d'une escroquerie à l'assurance, Ana, une cheffe méticuleuse au passé sombre, défend son territoire et prouve son habileté à manier le couteau dans la cuisine et en dehors.

 

Jusque là, High Heat s’en sort assez bien. Malgré le manque cruel d’originalité, je dois avouer que l’entrée en matière donne envie. Mais une fois que l’on a passé cette gentille introduction, le film ne sait jamais vraiment quoi faire pour nous emmener vers l’issue. Les films qui se déroulent sur une nuit entière ont souvent une capacité intéressante à tenir leurs idées jusqu’au bout. Dès que High Heat tente d’être dramatique rien ne fonctionne et l’on revient alors à la case départ. Même quand les blagues sont bonnes, l’intrigue tombe dans tous les pièges possibles et imaginables. Le film tente alors de transformer chaque apparition en personnages réellement intéressants mais avec peu de temps pour le faire le résultat est tout autre. High Heat veut être à la hauteur d’un John Wick de par son univers d’assassins en tout genre mais échoue misérablement à l’être. J’ai beau aimer Don Johnson et Olga Kurylenko, je dois avouer que je m’attendais à un film bien plus intéressant et pas quelque chose d’aussi médiocre. Voire complètement raté par moment. 

 

Note : 4/10. En bref, pas ce qui se fait de pire grâce à un joli casting et de l’action mais ce qui semble être un retour aux productions Luc Besson n’a guère à offrir d’un point de vue narratif. 

Prochainement en SVOD

 

Cet article t'a plu ?

Blog indépendant, sans sponsor. Un petit geste aide à le faire vivre.

Soutenir
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Retour à l'accueil
À propos
delromainzika

Moi c'est Romain, Lyonnais, accro aux écrans depuis toujours. En 2006, j'ai commencé à écrire mes avis sur les séries que je regardais… et je ne me suis jamais arrêté. Vingt ans et plus de 900 séries plus tard, je continue de tout regarder, épisode par épisode : les grosses sorties Netflix, les pépites qui passent sous les radars, les séries qu'on suit depuis dix saisons et les films qui font parler. Mes critiques sont franches, parfois enthousiastes, parfois sévères, toujours sincères. Bref, si vous ne savez pas quoi regarder ce soir, vous êtes au bon endroit 🍿
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog