Critiques Séries : Chicago Med (Saison 10, épisode 19), Chicago Fire (Saison 13, épisode 19), Chicago PD (Saison 12, épisode 19)

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 10, épisode 19), Chicago Fire (Saison 13, épisode 19), Chicago PD (Saison 12, épisode 19)

Chicago Med // Saison 10. Episode 19. The Stories We Tell Ourselves.

 

Avec l’épisode 19 de la saison 10, Chicago Med continue sa mue vers un ton résolument plus soap opera. Si ce virage peut agacer certains fans du genre médical pur et dur, force est de constater qu’il offre aussi un certain dynamisme aux intrigues. Dans cet épisode, les situations cliniques servent de toile de fond à des conflits personnels de plus en plus présents, reléguant parfois la médecine au second plan. L’un des cas majeurs de cet épisode tourne autour de Matt, un ambulancier qui renverse accidentellement une petite fille en intervention. Celle-ci a besoin d’une greffe partielle du foie, et il se trouve justement que Matt est un donneur compatible. 

 

Ce choix narratif n’a rien d’original, mais il soulève une question morale : peut-on donner un organe si notre motivation principale est la culpabilité ? Le Dr Archer s’y oppose fermement, estimant qu’un tel geste ne devrait pas découler d’un besoin de rédemption. Pourtant, l’épisode n’explore pas véritablement les nuances de ce débat. Les examens médicaux de Matt sont expédiés, l’évaluation psychologique par Dr Charles est à peine survolée, et la tension repose essentiellement sur les réticences de l’entourage, notamment de sa femme. On sent que le scénario voulait faire monter la pression, mais tout semble un peu trop rapide pour qu’on s’y attache vraiment. 

Au final, l’opération se passe bien malgré une complication soudaine, et le propos médical est une fois de plus évacué au profit de l’émotion. Un autre fil rouge de l’épisode concerne Max, un enfant abandonné à l’hôpital par sa mère. Le garçon croit dur comme fer que sa mère est une super-héroïne en mission secrète et qu’elle reviendra bientôt. Frost et Charles tentent d’intervenir, mais divergent sur la manière de gérer la situation. Ce qui m’a marqué ici, c’est la subtilité avec laquelle Chicago Med aborde le mensonge comme outil thérapeutique. Frost choisit de mentir à l’enfant pour lui éviter un choc trop brutal, ce qui pose la question du rapport entre vérité, confiance et protection psychologique. 

 

D’un côté, préserver l’enfant semble humain. De l’autre, ce choix pourrait alimenter des traumatismes durables. La situation est d’autant plus poignante qu’on comprend que Max a souvent été laissé seul. Il s’est construit une réalité alternative pour survivre à l’absence, et aucun discours rationnel ne peut entamer cette croyance. Un bon point pour la série : elle n’essaie pas de résoudre la scène de façon binaire. Elle expose un dilemme, sans en tirer de conclusion tranchée. Sur un ton plus léger mais tout aussi soap, Sharon se retrouve au cœur d’une situation délicate avec Dennis, son compagnon. 

Ce dernier n’a pas informé sa fille de leur relation, et sa visite surprise met tout le monde dans l’embarras. C’est un classique du genre feuilletonnesque, et Chicago Med ne cherche pas vraiment à en faire plus. Ce type de conflit familial a sa place dans une série où les personnages sont de plus en plus mis en avant, parfois au détriment des cas médicaux. Pourtant, ici encore, on reste un peu sur notre faim. L’échange entre Sharon et Dennis tourne en boucle, et malgré la promesse de tensions intéressantes, cela manque d’impact. D’autant plus que cette intrigue empiète sur une autre bien plus engageante : le désaccord entre Sharon et Maggie autour des négociations syndicales des infirmiers. 

 

Cet affrontement entre deux piliers de l’hôpital, aux visions opposées mais toutes deux légitimes, aurait mérité davantage de temps d’écran. Dans cet épisode, Chicago Med poursuit son glissement vers une narration centrée sur les émotions et les drames personnels. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Après tout, la série n’a jamais été un documentaire médical, et l’humain a toujours été au cœur des intrigues. Cependant, on peut regretter que l’aspect médical perde en rigueur et en importance. Les cas semblent souvent expédiés, les diagnostics sont simples, les complications surgissent sans véritable préparation. 

Le fond émotionnel prend le dessus, au risque d’affaiblir la crédibilité de certaines situations. Cela dit, si l’on accepte cette évolution, l’épisode 19 reste relativement fluide. Il soulève des questions intéressantes, même si elles ne sont pas explorées en profondeur. Il donne aussi un peu plus de place à certains personnages secondaires, comme Frost, dont le parcours reste l’un des plus nuancés de la saison. Chicago Med ne brille pas par son réalisme médical dans cet épisode, mais il continue à tracer une voie plus intime, presque introspective, pour ses personnages. 

 

Note : 5/10. En bref, l’équilibre entre soap et hôpital est encore fragile, mais on sent une volonté de faire évoluer les dynamiques internes. Ce n’est pas toujours abouti, mais cela donne à la série une direction claire, qui pourrait se révéler payante si elle parvient à mieux doser les éléments dramatiques et médicaux dans les prochains épisodes.

 

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 10, épisode 19), Chicago Fire (Saison 13, épisode 19), Chicago PD (Saison 12, épisode 19)

Chicago Fire // Saison 13. Episode 19. Permanent Damage.

 

Il y a quelque chose d’assez ironique dans l’épisode 19 de la saison 13 de Chicago Fire, intitulé “Permanent Damage”. Un épisode où deux personnages qui s’apprêtent à quitter la série — Carver et Ritter — prennent une place plus importante que jamais dans la dynamique de la caserne 51. On pourrait presque parler d’un chant du cygne, sauf qu’il n’y a rien ici qui sonne comme un adieu en bonne et due forme. Au contraire, on les intègre, on les met en valeur… pour mieux nous les retirer ensuite. Difficile de ne pas ressentir une forme de frustration. Depuis plusieurs saisons, Chicago Fire s’appuie sur une alchimie très spécifique entre ses personnages. 

 

Ce qui fait que la série fonctionne encore aujourd’hui, après plus de dix ans d’antenne, ce n’est pas seulement l’adrénaline des incendies ou les drames personnels : c’est ce sentiment d’appartenir à une famille. Ce noyau soudé, malgré les blessures, les départs et les pertes. Et dans cette dynamique, Carver et Ritter ne sont pas des figurants. Bien au contraire. Ils sont devenus des piliers secondaires, essentiels dans l’équilibre de l’équipe. Carver, avec ses failles, ses progrès, ses efforts pour redevenir un homme fiable. Ritter, discret mais toujours juste, sorte de boussole morale pour les plus jeunes comme pour les anciens. 

Les voir gagner en profondeur dans cet épisode, alors qu’on sait qu’ils ne seront plus là la saison prochaine, donne à l’ensemble une tonalité douce-amère. On peut comprendre les contraintes budgétaires qui poussent une série à devoir faire des choix. Mais il est légitime de se poser la question : ces choix sont-ils toujours les bons pour l’histoire elle-même ? Si l’objectif est de maintenir une série vivante, pourquoi l’amputer de ce qui la rend attachante ? Le départ de ces deux personnages semble moins être une décision créative qu’un ajustement comptable. Et en tant que spectateur fidèle, c’est un peu dur à avaler.

 

On sent que la série tente d’installer Pascal comme une figure centrale, peut-être en préparation à une nouvelle ère. Mais, soyons honnêtes, le personnage peine à trouver sa place. Ce n’est pas qu’il soit inintéressant, mais il ne dégage pas — pour le moment — cette aura qu’avaient d’autres chefs avant lui. Quand on compare à Boden ou même à Herrmann, on sent un écart. Ce dernier, justement, continue de représenter cette stabilité rassurante qu’on aimerait voir davantage mise en avant. Une idée, d’ailleurs, serait peut-être de faire de Herrmann le nouveau chef officiel. Cela pourrait non seulement réduire la pression budgétaire, mais aussi renforcer la cohérence narrative, en s’appuyant sur un personnage historique. 

Il connaît tout le monde, il incarne les valeurs de la série, et il est plus que prêt à porter ce rôle. Cela aurait été une piste naturelle… mais il semble qu’on ait choisi une direction différente. Étonnamment, malgré l’absence physique de Stella dans cet épisode, elle est omniprésente. Grâce à Severide, dont le fil conducteur ici est profondément marqué par son lien avec elle. C’est un aspect que j’ai particulièrement apprécié. Voir Severide évoluer ainsi, plus posé, presque domestiqué, mais sans que cela nuise à son intensité. Sa manière de s’investir dans l’enquête incendie, tout en gardant Stella au centre de ses pensées, donne à son personnage une nouvelle maturité.

 

On n’est plus dans la phase des doutes ou des conflits. Il y a, chez lui, une forme d’apaisement. Et cela se ressent dans toutes ses interactions. Il y a un petit quelque chose dans ses regards, dans sa façon d’écouter, de sourire doucement quand on évoque Stella. Cette tendresse à peine voilée donne du relief à l’épisode. Même Natalie, ce personnage secondaire introduit dans un arc centré sur une enquête, devient un vecteur de réflexion sur la parentalité, sur l’engagement, sur ce que signifie être une famille. Et c’est là que l’écriture de Chicago Fire se montre subtile : sans nous imposer de grands discours, elle sème des indices. 

Pas besoin de voir Stella à l’écran pour ressentir sa présence dans la vie de Severide. Et c’est cette solidité du lien qui rend ce couple si crédible aujourd’hui. Ce qui me revient souvent en tête en repensant à cet épisode, c’est cette impression qu’on est en train de sacrifier des éléments précieux, pour faire de la place à... on ne sait pas trop quoi. Certes, l’histoire continue, et il y a encore des personnages solides. Violet, par exemple, gagne en consistance, surtout depuis qu’elle prend des responsabilités. Novak est un ajout intéressant, même si encore un peu en retrait. Et Damon, malgré un retour tardif, commence à trouver sa voie.

 

Mais cela suffit-il à compenser les départs successifs qu’on a connus ces dernières années ? J’ai parfois le sentiment qu’on est dans une lente érosion du groupe original. Pas d’un coup, mais petit à petit. Chaque saison nous enlève un maillon. Et même si les nouveaux font de leur mieux, l’ensemble perd un peu de sa magie à chaque fois. Il reste quelques épisodes avant la fin de cette saison 13, et on ne sait pas encore exactement comment les départs de Carver et Ritter seront mis en scène. Peut-être aurons-nous droit à des adieux dignes, peut-être pas. Mais ce que j’espère, c’est que la série saura tirer parti de cette transition pour se réinventer sans se trahir.

Car ce que Chicago Fire a toujours su faire, c’est mettre l’humain au cœur de ses intrigues. Les incendies, les interventions, tout cela n’a d’intérêt que parce que les personnages qui y sont confrontés sont authentiques, imparfaits, profondément humains. Ce lien émotionnel est sa véritable force. Et c’est ce lien qu’il faudra préserver à tout prix, quelle que soit la direction prise ensuite. Cet épisode 19 nous rappelle que Chicago Fire est encore capable de nous émouvoir, même dans les silences, même dans les absences. Mais il met aussi en lumière les fragilités actuelles de la série. En voulant aller de l’avant, elle risque de perdre une partie de ce qui faisait son identité.

 

Carver et Ritter ne sont peut-être pas les figures les plus emblématiques de la série, mais ils représentent ce tissu invisible qui relie tout le monde. Ce sont ces personnages qui, sans faire de bruit, donnent de l’âme à une caserne, à une série, à une famille. Alors avant de tourner la page, on espère au moins que la série saura leur offrir une sortie à la hauteur. Et qu’elle n’oubliera pas que derrière chaque uniforme, ce sont les relations humaines qui donnent vie à Chicago Fire.

 

Note : 5.5/10. En bref, cet épisode 19 nous rappelle que Chicago Fire est encore capable de nous émouvoir, même dans les silences, même dans les absences. Mais il met aussi en lumière les fragilités actuelles de la série. En voulant aller de l’avant, elle risque de perdre une partie de ce qui faisait son identité.

Critiques Séries : Chicago Med (Saison 10, épisode 19), Chicago Fire (Saison 13, épisode 19), Chicago PD (Saison 12, épisode 19)

Chicago PD // Saison 12. Episode 19. Name Image Likeness.

 

Depuis le début de la saison 12, Chicago PD semble retrouver un certain équilibre entre ses intrigues policières et l’exploration en profondeur de ses personnages. Et si l’épisode 18 mettait en lumière les contradictions de Voight et les tensions internes de l’équipe, l’épisode 19, intitulé « Name, Image, Likeness », prend une direction différente mais tout aussi engageante : il met en avant un personnage encore jeune dans l’univers de la série, Kiana Cook, mais qui commence déjà à occuper une place essentielle. Il est intéressant de voir comment cet épisode, à première vue centré sur une enquête classique, réussit à faire bien plus que raconter une affaire. 

 

Il devient, presque naturellement, un miroir de ce que la série peut faire lorsqu’elle donne de l’espace à ses nouvelles figures sans renier l’ADN de la franchise. Kiana Cook n’a pas été introduite avec fracas. Contrairement à d’autres ajouts qui ont dû batailler pour exister face à des figures centrales comme Voight, Burgess ou Atwater, elle a trouvé sa place de manière fluide. Et dans cet épisode 19, ce positionnement devient encore plus clair. Là où certains personnages féminins dans Chicago PD ont souvent été construits à travers leurs relations sentimentales ou leurs traumas passés, Kiana apporte une autre forme de complexité. 

Elle est là pour bosser, mais elle n’est pas effacée. Elle est intègre, sans se positionner en figure morale absolue. Elle questionne, elle observe, elle agit. Et surtout, elle n’a pas peur de poser des limites — y compris face à Voight, ce qui reste rare dans la série. L’un des moments les plus marquants de l’épisode est sans doute celui où Kiana confronte Voight, non pas dans un face-à-face explosif, mais dans un échange mesuré où elle exprime clairement son désaccord avec ses méthodes en salle d’interrogatoire. Ce n’est pas une scène spectaculaire, mais elle résonne, parce qu’elle montre une nouvelle génération de flics qui ne se contentent pas de suivre les règles tacites de l’équipe.

 

Voight est habitué à ce que son autorité soit rarement contestée. Les rares fois où cela arrive, c’est souvent dans un contexte de crise. Ici, Kiana prend position, calmement, sans drama, ce qui rend sa parole d’autant plus crédible. Elle ne cherche pas à provoquer, elle cherche simplement à poser une limite. Et ça, dans une série où les rapports de force sont souvent dominés par la violence ou le silence, ça change tout. Ce qui fonctionne également très bien dans cet épisode, c’est la façon dont les interactions de Kiana avec le reste de l’équipe ajoutent de la consistance aux personnages secondaires. 

Dante, par exemple, que l’on a vu traverser des phases complexes depuis plusieurs épisodes, gagne en nuance simplement grâce à quelques échanges avec elle. On sent un respect mutuel, une forme de reconnaissance implicite, sans que cela ait besoin d’être surjoué. Même chose avec Adam, avec qui elle partage quelques scènes de terrain. Là encore, rien de spectaculaire, mais une complicité discrète qui vient enrichir les dynamiques internes de l’équipe. La série a parfois eu du mal à construire des liens authentiques entre ses personnages féminins et masculins sans y injecter une tension amoureuse ou un passé lourd à gérer. Ici, tout semble plus simple, plus naturel. 

 

Et c’est peut-être pour ça que ça fonctionne. Ce qui rend Kiana aussi intéressante à suivre, c’est qu’elle ne correspond pas au profil habituel des personnages féminins qu’on retrouve dans les séries policières. Elle n’est pas là pour servir de contrepoids émotionnel, ni pour être un modèle de résilience. Elle est juste là, avec ses convictions, son calme, son professionnalisme. Et c’est justement ce calme, cette présence posée, qui déstabilise un peu. On s’attendait peut-être à un profil plus explosif, ou à une arc narratif centré sur une histoire personnelle lourde. 

Mais Chicago PD fait ici un choix différent : celui de laisser le personnage exister à travers ses actes et ses interactions, pas seulement à travers un passé dramatique. Ce qui, paradoxalement, la rend beaucoup plus crédible et attachante. En regardant cet épisode après le 18, on ressent une cohérence dans la manière dont la série aborde les dilemmes internes de ses personnages. Là où l’épisode précédent explorait la dualité morale de Voight et les tensions avec la hiérarchie, Name, Image, Likeness revient à l’essentiel : comment fonctionne cette équipe, et que se passe-t-il quand une nouvelle voix vient en questionner les fondements ?

 

Le contraste entre les deux épisodes est subtil, mais pertinent. On passe de la lutte de pouvoir à une redéfinition du collectif. Voight reste présent, mais il n’est plus le seul moteur narratif. On découvre d’autres façons de faire, d’autres manières d’envisager le métier, et c’est cette richesse de points de vue qui semble relancer la dynamique du groupe. Chicago PD a parfois été critiquée pour sa gestion des personnages féminins, souvent cantonnés à des rôles secondaires ou définis par leurs traumatismes. Avec Kiana, il semble qu’on entre dans une autre phase : celle d’une écriture plus fine, plus directe, qui laisse les personnages féminins exister sans avoir à se justifier.

L’épisode 19 ne révolutionne pas la série, mais il l’ancre un peu plus dans une réalité contemporaine. Celle où les rapports hiérarchiques peuvent être remis en question sans éclat, où les femmes ne sont pas là pour "adoucir" les intrigues, mais pour participer pleinement à leur construction. Ce que cet épisode confirme, c’est que Chicago PD est capable d’évoluer tout en restant fidèle à ses bases. En introduisant des personnages comme Kiana Cook, la série se donne les moyens de renouveler son discours, sans avoir à forcer les traits ni à abandonner ce qui a fait sa force jusque-là.

 

Ce n’est pas un virage radical. C’est une progression, une série de petits ajustements qui rendent l’ensemble plus crédible, plus nuancé. Et surtout, plus humain. Si la série continue sur cette voie — celle d’une exploration honnête de ses personnages, qu’ils soient anciens ou nouveaux —, alors cette saison 12 pourrait bien être l’une des plus cohérentes depuis longtemps.

 

Note : 6/10. En bref, ce que cet épisode confirme, c’est que Chicago PD est capable d’évoluer tout en restant fidèle à ses bases. En introduisant des personnages comme Kiana Cook, la série se donne les moyens de renouveler son discours, sans avoir à forcer les traits ni à abandonner ce qui a fait sa force jusque-là.

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