24 Avril 2026
Chicago Med // Saison 11. Episode 18. Things Left Unsaid.
On arrive doucement vers la fin de cette saison 11 de Chicago Med, et je dois avouer que cet épisode 18 m'a laissé un sentiment assez étrange. Après un épisode 17 qui avait vraiment pris le temps de se poser et de creuser les émotions, on repart ici sur quelque chose de beaucoup plus fragmenté. C’est le genre de virage qui peut surprendre, et pas forcément de la meilleure des manières. Ce qui m'a frappé, c'est ce contraste brutal entre la profondeur de la semaine dernière et l'agitation un peu désordonnée d'aujourd'hui. Le gros point d'interrogation de l'épisode, c'est clairement Lenox.
On le sait, c'est un personnage complexe, parfois rigide, souvent directe, mais elle avait toujours une certaine logique interne. Ici, j'ai eu l'impression de perdre le fil. Je comprends tout à fait l'intention des scénaristes : ils veulent nous montrer l'impact d'une maladie incurable sur son psychisme, ce besoin viscéral de brûler la chandelle par les deux bouts. C'est une thématique puissante, l'urgence de vivre quand le temps est compté, mais à l'écran, le résultat est un peu brouillon. Au lieu de ressentir de l'empathie pour elle, j'ai fini par ressentir une forme de distance. Ses décisions, qu'elles soient pro ou perso, tombent un peu comme des cheveux sur la soupe.
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C’est particulièrement visible dans sa relation avec Ripley. On voyait quelque chose de fragile mais de beau s'installer entre eux, et là, on se retrouve face à un mur. Ripley rame, il essaie de capter ce qui se passe, de mettre des barrières, mais Lenox est en roue libre totale. C’est presque gênant à regarder par moments, et on sent gros comme une maison que ça va mal finir. Côté médical, heureusement, la série garde ses bons réflexes. Le drame autour de cette famille accidentée fonctionne très bien. C'est là que Chicago Med est la plus forte : quand elle se concentre sur l'humain pur, sur la douleur des patients et le dilemme des proches. La scène avec le père est d'une justesse absolue, sans tomber dans le pathos inutile.
Ça fait du bien de voir que la série n'a pas perdu sa capacité à nous toucher au cœur en quelques minutes de temps d'antenne. Par contre, j'ai tiqué sur l'éthique de certains actes. Le cas du gamin que Lenox décide d'opérer de force, c'est quand même limite. On a l'impression que la série valide son impulsivité simplement parce que l'opération réussit. C’est un raccourci un peu facile qui évite de traiter le vrai débat de fond : est-ce qu'on peut tout se permettre sous prétexte qu'on est brillant ou pressé par le temps ? La nuance a un peu disparu au profit de l'efficacité dramatique, et c'est dommage. Et puis, il y a le reste de l'équipe. Entre Frost et Naomi, ça va vite, beaucoup trop vite.
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On saute les étapes de la séduction ou du rapprochement naturel pour arriver directement à une conclusion, comme s'il fallait absolument boucler cette intrigue avant le final de la saison. C’est un peu artificiel. Même chose pour le Dr Charles. Le voir revenir à son poste comme si de rien n'était après ses récents déboires, ça me laisse un goût d'inachevé. On aurait pu avoir des séquelles, un moment de doute, une discussion profonde. Là, il est là parce qu'il faut qu'il soit là, et son histoire passe au second plan.
Note : 4.5/10. En bref, cet épisode 18 est un peu le reflet des montagnes russes que traverse la série en ce moment. Il y a de l'excellente matière, des acteurs qui font le job et des situations fortes, mais la sauce a du mal à prendre à cause d'une narration un peu trop éparpillée. On passe d'un sujet à l'autre sans toujours laisser aux scènes le temps de respirer. J'espère vraiment que les prochains épisodes vont recentrer le tir pour nous offrir une fin de saison cohérente et surtout plus humaine.
Chicago Fire // Saison 14. Episode 18. Instinct.
Je dois bien l'avouer, mon enthousiasme pour cette quatorzième saison de Chicago Fire commençait sérieusement à s'effriter. Entre les intrigues qui tournent en rond, cette impression de fatigue dans l'écriture et des personnages qui semblent parfois absents de leur propre série, j'étais devenu plutôt piquant dans mes dernières critiques. Mais voilà, l'épisode 18 intitulé "Instinct" vient de sortir et il apporte enfin ce petit truc qui nous manquait. Ce n'est pas encore le grand feu de joie, mais on sent une direction plus claire et une approche plus intime qui fait vraiment du bien après le flottement des dernières semaines.
Depuis un moment, on avait la sensation que la série tournait au ralenti, avec un casting fragmenté et des épisodes qui manquaient de liant. C'était flagrant dans l'épisode 17, où l'absence de certains piliers nuisait à l'équilibre global, notamment pour le couple Severide et Stella. Dans cet épisode 18, les scénaristes ont fait un choix radical : se concentrer sur un petit groupe de personnages. C’est un pari risqué, mais pour une fois, c’est totalement assumé et surtout bien mieux géré que d'habitude. Le cœur de l'épisode repose presque exclusivement sur les épaules de Violet et Novak. Si on m'avait dit ça il y a quelques semaines, j'aurais été sceptique. Pourtant, c’est exactement ce dont la série avait besoin.
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Au lieu de s'éparpiller dans tous les sens avec des sous-intrigues inutiles, on prend le temps de creuser leur relation. On sort enfin du brouillard pour se concentrer sur un enjeu essentiel : la confiance entre deux partenaires. Il faut dire que leur duo avait pris un sacré coup de vieux récemment, surtout avec l'ombre de Vasquez qui planait au-dessus d'elles. On aurait pu tomber dans un conflit de façade, un truc un peu artificiel pour créer du drama facile. Heureusement, l'épisode prend le chemin inverse. En plaçant Violet et Novak dans une situation de survie extrême, la série les oblige à se retrouver. C’est dans l’urgence qu’on voit si un binôme tient la route, et ici, la sauce prend vraiment.
On sent une sincérité nouvelle dans leurs échanges. Les tensions ne disparaissent pas par magie, mais elles ne sont plus l'unique moteur de leurs interactions. On se rappelle enfin pourquoi on aime ces personnages : pour ce qui les unit face au danger. À côté de ça, le cas de Vasquez devient de plus en plus parlant. Depuis qu'il est arrivé, on sent que la série ne sait pas trop sur quel pied danser avec lui. Un coup allié, un coup élément perturbateur, il a du mal à exister par lui-même. Dans cet épisode, son rôle est plus limité, il aide à la recherche de loin, et honnêtement, c’est sa meilleure utilisation à ce jour. Le vrai point noir reste cette volonté de nous imposer un triangle amoureux.
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C’est fatigant et ça n'apporte rien au récit. La dynamique entre Violet et Novak se suffit amplement à elle-même sans avoir besoin de rajouter une couche de romance forcée. C'est dommage que la production n'ait pas plus confiance en la force de ses personnages féminins sans sortir la carte du flirt systématique. Il y a aussi le cas de Lucy qui commence à devenir intrigant. Jusqu'ici, son lien avec Hopkins restait assez flou, voire agaçant. Mais là, on sent qu'elle commence à ouvrir les yeux. Elle observe, elle doute, et on sent qu'elle capte enfin que les intentions de Hopkins ne sont pas nettes. C’est encore léger, mais c’est une piste bien plus intéressante que tout ce qu’on a vu précédemment.
Hopkins reste d'ailleurs le gros point faible de cette saison. Son obsession pour Severide, basée sur de vieux griefs familiaux, manque cruellement de finesse. C’est un antagoniste un peu cliché qui mériterait plus de nuances pour être vraiment crédible. Le point positif, c’est que cet épisode laisse justement ces intrigues pesantes au second plan. En se focalisant sur l’humain et sur des interventions qui remettent enfin un peu de tension dans les tripes, "Instinct" réussit à nous réimpliquer. On retrouve ce sentiment d'urgence qui fait le sel de Chicago Fire et qu'on avait un peu perdu en cours de route.
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Si je regarde le chemin parcouru depuis l'épisode 16, qui cherchait ses marques sans les trouver, et le 17, qui patinait dans la semoule, on sent ici une vraie volonté de poser les choses. Ce n'est pas une révolution, la saison reste assez inégale dans l'ensemble, mais c'est une preuve qu'il reste de la ressource. Quand la série arrête de vouloir faire trop de spectacle ou de drama compliqué pour se recentrer sur ses duos forts et sur la réalité du terrain, elle redevient efficace.
Note : 5.5/10. En bref, cet épisode nous rappelle une leçon toute simple : parfois, moins on en fait, mieux c'est. En simplifiant les enjeux et en misant sur l'émotion brute des relations humaines, Chicago Fire arrive encore à nous toucher. Reste à espérer que les derniers épisodes de la saison garderont ce cap et ne retomberont pas dans leurs travers habituels. On a envie de croire à ce renouveau, même si on reste sur nos gardes.
Chicago PD // Saison 13. Episode 18. The Wicked River.
L’épisode 18 de cette 13ème saison de Chicago PD, intitulé « The Wicked River », confirme la direction prise par les scénaristes cette année. On sent clairement que la série a décidé de lâcher un peu de lest sur les enquêtes pures pour se concentrer sur ce qui se passe dans la tête et la vie des flics de l’Intelligence. Après s'être penché sur les tourments de Torres et le duo Voight-Imani, c’est enfin au tour de Kevin Atwater de prendre toute la lumière. Et honnêtement, ce focus tombe à pic. Ce qui saute aux yeux dès les premières minutes, c’est que l’aspect policier est presque relégué au second plan. On nous sert une affaire impliquant une famille de privilégiés qui finit dans le décor, mais on sent que c’est surtout un prétexte.
L’enquête fait le job, elle meuble le temps, mais elle ne restera pas gravée dans les annales. Le vrai sujet, celui qui donne de l'intérêt à l'épisode, c'est l'évolution de Kevin et cette paternité qui lui tombe dessus. On voit de plus en plus cette tendance dans Chicago PD : les personnages deviennent le moteur principal, quitte à ce que l'action en pâtisse un peu. Le cœur du récit, c’est évidemment ce lien entre Kevin et Tasha. On est loin des clichés de la série policière où tout est blanc ou noir. Leur situation est bordélique, mais elle est surtout très humaine. Ils ne sont pas ensemble, ils n’ont pas de passé solide sur lequel s’appuyer, et pourtant, ils vont avoir un gosse.
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J’ai vraiment apprécié que la série ne tombe pas dans le mélo facile ou l’idéalisme. Il n'y a pas de violons ou de grandes promesses d’amour éternel. À la place, on a deux adultes qui nagent en plein doute, qui ne savent pas trop où ils vont, mais qui décident d’avancer ensemble, un pas après l’autre. C’est cette honnêteté brute qui rend leurs échanges intéressants. Kevin reste fidèle à lui-même dans cette épreuve. C’est un personnage qui a toujours eu une boussole morale très solide, parfois même un peu trop rigide pour son propre bien. Le voir ici vouloir assumer ses responsabilités sans pour autant écraser Tasha ou lui imposer son rythme, c’est très cohérent avec son écriture depuis le début de la série.
Il y a une retenue chez lui, une forme de pudeur qui fonctionne super bien à l’écran. L’épisode nous offre aussi quelques pépites sur la vie de l'unité. Il y a cette scène entre Burgess et Ruzek, un moment quasi silencieux où ils pigent direct ce qui se trame pour Kevin. C’est dans ces instants-là qu’on se rappelle que ces gens-là sont une famille. La série avait un peu perdu ce côté bande ces dernières années en dispatchant les intrigues, donc ça fait plaisir de retrouver cette alchimie. C’est simple, c’est efficace, et ça montre que les liens sont toujours là malgré les épreuves. Au niveau de l’équilibre global, c’est intéressant de voir comment les rôles tournent.
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Voight, qui d’habitude bouffe l’écran, s’efface ici totalement pour laisser Kevin respirer. Leur relation est d’ailleurs assez unique. Voight ne traite pas Atwater comme il traite les autres. Il y a un respect mutuel, une distance saine. Il ne cherche pas à le briser ou à le transformer en mini-Voight. C’est une dynamique plus posée qui apporte une respiration bienvenue dans l'ambiance souvent électrique du commissariat. Le retour de Tasha à Chicago soulève pas mal de questions pour la suite. Elle ne semble pas être là juste pour faire de la figuration ou pour un "épisode spécial". Le fait qu’elle plaque sa vie à Miami pour revenir montre qu’elle veut vraiment s’impliquer.
Reste à espérer que les auteurs sauront exploiter cette relation sur le long terme sans tomber dans les pièges classiques des soap opéras. Si je devais chipoter un peu, c’est encore une fois sur l’enquête. C’est un reproche que je fais souvent aux épisodes centrés sur Atwater : on a l’impression que les scénaristes mettent tout le paquet sur son développement personnel et qu'ils bricolent une affaire policière en cinq minutes sur un coin de table. C’est un peu dommage, car un meilleur équilibre rendrait l’épisode encore plus percutant. On aimerait voir Atwater briller autant sur le terrain que dans sa vie privée. Au final, « The Wicked River » est un épisode qui mise sur l’émotion et la psychologie plutôt que sur l’adrénaline.
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Ce n’est peut-être pas l’épisode le plus spectaculaire de la saison, mais c’est l’un des plus sincères. Pour une série qui affiche plus de dix ans au compteur, réussir encore à nous faire progresser dans l’intimité de ses héros est une vraie réussite. Chicago PD montre qu'elle a encore des choses à dire, surtout quand elle se concentre sur l’humain derrière le badge. C'est un virage qui ne plaira peut-être pas aux fans d'action pure, mais pour ceux qui suivent ces personnages depuis des années, c’est une évolution nécessaire et plutôt touchante.
Note : 7/10. En bref, « The Wicked River » est un épisode qui mise sur l’émotion et la psychologie plutôt que sur l’adrénaline. Ce n’est peut-être pas l’épisode le plus spectaculaire de la saison, mais c’est l’un des plus sincères. Pour une série qui affiche plus de dix ans au compteur, réussir encore à nous faire progresser dans l’intimité de ses héros est une vraie réussite.
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