4 Mai 2026
Chicago Med // Saison 11. Episode 19. Exit Strategies.
À l’approche du final, Chicago Med donne clairement le ton : celui d’une série qui prépare ses dernières cartouches tout en laissant apparaître certaines limites dans sa narration. Après un épisode 18 assez chargé et parfois brouillon, celui-ci tente de recentrer l’attention… avec plus ou moins de réussite. Ce qui fonctionne le mieux, à mon sens, c’est le retour de Charles au cœur de l’intrigue. Après les événements récents, le voir reprendre sa place à l’hôpital apporte une forme de continuité bienvenue. Mais surtout, le conflit qui l’oppose à Theo introduit un débat intéressant sur la pratique médicale.
D’un côté, une approche humaine, basée sur l’écoute et le temps accordé aux patients ; de l’autre, une vision plus moderne, tournée vers l’efficacité et l’optimisation. Ce type d’opposition n’est pas nouveau dans les séries médicales, mais ici, il résonne assez justement. Charles n’est pas fermé au progrès, il rappelle simplement que la médecine ne peut pas se résumer à des données ou à des protocoles accélérés. Cette nuance rend son positionnement crédible. À l’inverse, Theo apparaît parfois plus rigide dans sa logique, ce qui nourrit une tension qui pourrait bien exploser dans les derniers épisodes. Cette intrigue m’a davantage impliqué que tout ce qui concernait Charles en début de saison.
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Là où la série semblait s’éparpiller auparavant, elle trouve ici un angle plus concret, presque plus ancré dans la réalité. C’est le genre de fil narratif qui donne envie de voir la suite. En parallèle, l’épisode continue de développer la situation de Hannah. Et comme souvent cette saison, sa storyline tourne autour de la maternité. On sent que la série prépare quelque chose d’important, probablement imminent. Le cas médical qu’elle traite ici fait écho à ses propres inquiétudes, ce qui crée un lien logique, même si l’ensemble reste assez prévisible. Ce qui m’a davantage marqué, c’est sa relation avec son père. Leur échange apporte une dimension plus personnelle et permet de comprendre certaines de ses peurs.
Contrairement à d’autres intrigues, celle-ci prend le temps de respirer, sans chercher à en faire trop. Cela change du rythme parfois précipité des épisodes récents. En revanche, difficile de ne pas revenir sur le cas Lenox. Depuis quelques épisodes, le personnage semble suivre une trajectoire qui me laisse perplexe. Là où elle était auparavant complexe mais cohérente, elle devient ici difficile à cerner. Ses décisions, notamment vis-à-vis de Ripley, donnent l’impression d’un enchaînement de réactions plutôt que d’une évolution construite. Le fait qu’elle cache sa maladie et prenne des décisions discutables pour protéger ce secret pourrait être intéressant. Mais la manière dont c’est traité manque de subtilité.
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On comprend l’intention, mais l’exécution finit par créer une distance. C’est d’autant plus dommage que la série avait posé des bases solides pour explorer ce personnage autrement. La relation avec Ripley, justement, continue d’être un point faible. Elle avance sans véritable équilibre, avec des tensions répétitives qui n’apportent pas grand-chose de nouveau. Après l’épisode 18, j’espérais un changement de direction, mais ce n’est pas encore le cas ici. Du côté des intrigues secondaires, l’épisode reste inégal. Certaines scènes, notamment autour de Frost, apportent des éléments intéressants sur son passé.
Mais l’ensemble manque parfois d’impact, comme si la série cherchait à boucler plusieurs arcs en même temps sans toujours leur accorder l’attention nécessaire. C’est sans doute le principal problème de cet épisode : vouloir préparer la fin de saison tout en continuant à multiplier les histoires. Le résultat donne une impression de dispersion, malgré quelques moments réussis. En comparaison avec les épisodes précédents, notamment le 17 qui misait davantage sur l’émotion, cet épisode 19 se situe entre deux approches. Il pose des bases pour la suite, mais sans toujours trouver le bon équilibre entre développement des personnages et efficacité narrative.
Note : 5/10. En bref, l’épisode 19 de la saison 11 de Chicago Med reste un épisode de transition. Il prépare clairement le terrain pour le final, avec des enjeux qui commencent à se dessiner plus nettement. Reste à voir si la série parviendra à conclure ces différentes intrigues de manière cohérente, en particulier celles qui, comme celle de Lenox, divisent davantage qu’elles ne convainquent.
Chicago Fire // Saison 14. Episode 19. Exit Point.
Avec l’épisode 19 de la saison 14 de Chicago Fire, intitulé « Exit Point », la série continue sur une lancée qui, honnêtement, confirme un problème déjà bien installé depuis plusieurs épisodes. Là où certains pouvaient encore espérer un rebond après un épisode 18 un peu plus resserré et efficace, celui-ci replonge dans ce qui ne fonctionne plus vraiment cette saison : une intrigue répétitive, étirée, et difficile à prendre au sérieux. Depuis plusieurs semaines, l’arc autour de Hopkins et Severide tourne en rond. Cet épisode marque enfin une étape concrète avec l’ouverture officielle de l’enquête interne contre Severide.
Sur le papier, c’est censé être un moment fort. Dans les faits, c’est surtout prévisible et peu crédible. On a déjà vu à de nombreuses reprises Severide collaborer avec les enquêtes incendie avec l’aval de ses supérieurs. Revenir aujourd’hui dessus comme si c’était une faute grave donne surtout l’impression que la série force un conflit qui ne tient pas totalement debout. Le problème principal, c’est que cette intrigue repose sur une motivation trop simpliste. La vengeance personnelle de Hopkins n’apporte rien de vraiment nouveau. On a déjà eu ce type d’opposition dans les saisons précédentes, avec des figures d’autorité qui viennent défier la caserne 51.
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Sauf qu’ici, il manque une vraie nuance. Tout est très appuyé, presque mécanique, et ça enlève une bonne partie de l’intérêt dramatique. Là où l’épisode fonctionne un peu mieux, c’est dans la réaction de Severide. On retrouve enfin un personnage impliqué, concerné, qui ne subit pas simplement les événements. Son attachement à la caserne est au cœur de ses décisions, et ça rappelle ce qui faisait la force de la série à ses débuts : le lien entre les personnages. Ce n’est pas juste une question de carrière ou de promotion, c’est une question d’identité et de loyauté. Dans cette dynamique, le retour d’un vrai duo entre Stella et Severide fait du bien.
Cela faisait plusieurs épisodes que la série les séparait, souvent pour des raisons scénaristiques peu convaincantes. Ici, même si l’intrigue reste centrée sur le conflit avec Hopkins, on retrouve une forme de solidarité entre eux. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est cohérent avec leur évolution. Et surtout, ça rappelle que la série fonctionne mieux quand elle mise sur ses relations plutôt que sur des conflits artificiels. En parallèle, l’épisode propose une intrigue secondaire autour de Mouch et de l’écriture de ses mémoires. C’est typiquement le genre de storyline qui aurait pu apporter un peu de légèreté, mais qui arrive un peu sans transition.
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Le personnage n’avait pas été développé dans ce sens depuis longtemps, et ce retour soudain donne une impression de décalage. Cela dit, ces scènes permettent au moins de retrouver une certaine dynamique de groupe, avec des interactions simples entre les membres de la caserne. Et clairement, ça manque depuis le début de la saison. C’est d’ailleurs un autre souci récurrent cette année : l’absence d’équilibre. Certains épisodes se concentrent sur très peu de personnages, d’autres essaient de tout gérer sans vraiment approfondir. Ici, on sent que la série veut avancer sur l’intrigue principale tout en gardant ses habitudes, mais le résultat reste inégal.
Le personnage de Lucy, lui, commence enfin à devenir intéressant. Depuis son introduction, elle était difficile à cerner. Dans cet épisode, ses choix montrent qu’elle n’est pas simplement un pion dans le plan de Hopkins. Elle agit, elle prend des risques, et surtout elle semble comprendre l’injustice de la situation. C’est une évolution bienvenue, même si elle arrive tard dans la saison. Malgré tout, difficile d’ignorer une certaine fatigue. Ce conflit autour de Severide donne l’impression d’être étiré pour occuper les derniers épisodes avant le final. On comprend l’idée de créer un enjeu fort, mais encore faut-il qu’il soit crédible et engageant. Pour l’instant, ce n’est pas vraiment le cas.
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En comparaison avec les épisodes précédents, notamment le 17 et le 18, on voit une série qui hésite sur la direction à prendre. L’épisode 18 montrait qu’un format plus centré pouvait fonctionner. Ici, on revient à une structure plus classique, mais avec des bases fragiles. À ce stade de la saison, la question est simple : est-ce que la série va réussir à conclure cette intrigue de manière satisfaisante ? Rien n’est moins sûr. Il reste quelques épisodes pour redresser la barre, mais il faudra plus qu’un simple affrontement final pour donner du sens à tout ça.
Note : 4.5/10. En bref, cet épisode 19 illustre surtout les limites actuelles de Chicago Fire : une série qui continue d’avancer, mais qui semble avoir du mal à se renouveler.
Chicago PD // Saison 13. Episode 19. Going Back.
Avec l’épisode 19 de la saison 13 de Chicago PD, intitulé « Going Back », la série change encore de ton après les arcs récents centrés sur Torres, Voight ou Atwater. Ici, c’est Adam Ruzek qui revient au premier plan, dans un épisode qui s’intéresse autant à une enquête qu’à la mémoire, à la famille, et à ce qu’il reste quand tout commence à s’effacer. Dès les premières minutes, on comprend que cet épisode ne sera pas construit comme les autres. Là où l’épisode 18 avançait surtout sur l’évolution personnelle d’Atwater, et où le 17 explorait la notion de partenariat avec Voight, « Going Back »adopte une approche plus introspective.
Le point de départ, avec ces vieilles cassettes VHS retrouvées par Ruzek, installe une ambiance particulière, presque nostalgique. On n’est pas seulement dans une affaire à résoudre, mais dans une réflexion sur le passé. Le fil conducteur reste évidemment la relation entre Adam et son père, Bob Ruzek. La maladie d’Alzheimer est abordée de manière assez directe, sans chercher à adoucir la réalité. Ce qui ressort, c’est cette idée de perte progressive, pas brutale, mais constante. Et c’est probablement ce qui rend l’épisode difficile à regarder par moments. Il ne s’agit pas d’un choc unique, mais d’une accumulation de petits renoncements.
Là où la série réussit quelque chose d’assez juste, c’est dans la manière dont elle met en parallèle l’état de Bob et ce que vit Adam. La blessure de Ruzek, qui affecte sa mémoire à court terme, n’est pas anodine. Elle crée un écho direct avec la situation de son père. Pendant une partie de l’épisode, on ressent cette confusion, ce flottement, comme si Adam se retrouvait brièvement à la place de celui qu’il regarde décliner. En termes de narration, c’est une prise de risque. Chicago PD reste une série procédurale, avec ses codes bien établis, mais ici, elle s’en éloigne partiellement. L’enquête elle-même — un vieux dossier que Bob n’a jamais résolu — devient presque secondaire. Elle sert surtout de lien entre le passé et le présent, entre ce que Bob était et ce qu’Adam est en train de devenir.
Cela dit, tout ne fonctionne pas parfaitement. Comme dans certains épisodes récents, l’équilibre entre intrigue et crédibilité est parfois fragile. Voir Ruzek mener une partie de l’enquête seul, prendre des risques alors qu’il est blessé, ou agir sans vraiment prévenir son équipe, peut sembler forcé. On comprend l’intention narrative, mais certaines décisions paraissent surtout dictées par le besoin de faire avancer l’histoire. Ce déséquilibre est accentué par la présence réduite de l’équipe. Après plusieurs épisodes où la dynamique collective semblait revenir — notamment dans l’épisode 16 avec Torres ou dans le 18 avec les interactions entre Burgess et Ruzek —, on revient ici à une configuration plus isolée.
Kim Burgess reste présente, bien sûr, et son lien avec Adam apporte quelques moments plus légers, notamment à travers leur vie quotidienne avec Makayla. Mais globalement, l’unité Intelligence paraît en retrait. Malgré cela, il y a une cohérence émotionnelle qui tient l’épisode. Patrick John Flueger porte clairement le récit, en jouant un Adam à la fois déterminé et perdu. Ce n’est pas une performance démonstrative, mais quelque chose de plus retenu, qui correspond bien au ton de l’épisode. Le moment le plus marquant reste sans doute la fin, lorsque Ruzek dit à son père qu’il peut “laisser aller”.
Ce n’est pas une scène spectaculaire, mais elle fonctionne parce qu’elle s’inscrit dans tout ce qui a été construit avant. Ce n’est pas un adieu héroïque, c’est une forme d’acceptation. Et c’est là que l’épisode touche juste. Ce qui me semble intéressant dans cette saison 13, c’est la manière dont chaque épisode explore une facette différente des personnages. Torres dans le 16 faisait face à des dilemmes moraux, Voight dans le 17 devait réapprendre à travailler avec quelqu’un, Atwater dans le 18 entamait une nouvelle étape de sa vie personnelle. Avec Ruzek, on est sur quelque chose de plus intime, presque silencieux.
En revanche, cette approche a aussi ses limites. À force de centrer chaque épisode sur un personnage, la série perd parfois ce qui faisait sa force au départ : le travail d’équipe. On le ressent particulièrement ici, où l’absence de certains personnages, notamment Voight, se fait remarquer.
Note : 6/10. En bref, « Going Back » n’est pas un épisode facile, ni forcément celui qu’on a envie de revoir souvent. Mais il a le mérite d’aborder un sujet rarement traité avec autant de simplicité dans une série policière. Et même si tout n’est pas parfaitement maîtrisé, il reste une impression durable : celle d’un moment suspendu, où Chicago PD prend le temps de regarder ses personnages autrement.
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