10 Avril 2026
Chicago Med // Saison 11. Episode 17. Altered States.
Avec l’épisode 17 de la saison 11 de Chicago Med, la série poursuit directement les conséquences du malaise de Charles. Après un épisode 16 centré sur sa chute psychologique, on pouvait s’attendre à une suite forte et maîtrisée. Pourtant, le résultat est plus contrasté. Il y a de bonnes idées, notamment du côté des personnages secondaires, mais l’ensemble manque parfois de cohérence dans la manière de conclure cet arc. Ce qui frappe d’abord, c’est le traitement du coma de Daniel Charles. La série choisit de plonger dans son esprit, avec une succession de visions et de souvenirs.
Sur le papier, cela pouvait être intéressant : explorer ses failles, revenir sur son passé, comprendre ce qui le pousse à toujours vouloir réparer les autres. Mais dans les faits, ces séquences m’ont laissé à distance. Elles donnent l’impression d’empiler des symboles sans véritable fil conducteur. On comprend l’intention, mais la narration devient floue, presque décousue. C’est d’autant plus frustrant que le personnage de Charles mérite mieux. Depuis le début de Chicago Med, il incarne une approche nuancée de la santé mentale, loin des clichés habituels. Après un épisode 16 déjà discutable dans sa manière de représenter la crise, cette suite avait l’occasion de recentrer le propos.
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Au lieu de cela, la série insiste sur un procédé narratif assez classique – les visions entre la vie et la mort – qui, à mon sens, affaiblit l’impact émotionnel. En revanche, là où l’épisode fonctionne davantage, c’est dans ce qui se passe à l’extérieur de la chambre d’hôpital. Les réactions de ses proches apportent une dimension plus humaine et crédible. La relation entre Sharon Goodwin et Charles, en particulier, reste l’un des piliers de la série. Leur lien dépasse le cadre professionnel, et cela se ressent dans les décisions prises autour de son traitement. J’ai apprécié que la série évite un conflit artificiel autour du choix médical : tout le monde agit dans une logique de confiance, ce qui change de certains schémas habituels du genre.
La présence d’Anna, sa fille, apporte aussi une perspective intéressante. Leur relation n’est pas idéalisée, et c’est ce qui la rend crédible. Elle exprime à la fois de l’inquiétude et des reproches, sans que cela ne devienne mélodramatique. On sent un attachement réel, même si leur histoire reste marquée par des tensions. Ce contraste entre l’image que Charles a de lui-même et celle que ses proches renvoient est probablement l’un des aspects les plus réussis de l’épisode. Pendant ce temps, d’autres intrigues viennent compléter l’ensemble, avec des résultats inégaux. L’histoire autour d’Hannah Asher est sans doute celle qui m’a le plus intéressé en dehors de Charles.
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La série aborde enfin un sujet souvent laissé de côté : la peur liée à la maternité, et surtout la perte de contrôle que cela implique. Hannah n’est pas simplement heureuse ou épanouie, elle doute, elle résiste, et c’est ce qui rend son parcours plus crédible. Ses réactions face à sa remplaçante traduisent une inquiétude qu’elle peine à verbaliser. Justement, cette remplaçante apporte une touche plus légère, parfois presque décalée. Le ton frôle par moments la comédie, ce qui contraste avec la gravité de l’intrigue principale. Ce choix peut déstabiliser, mais il permet aussi de respirer entre deux scènes plus lourdes.
Cela dit, j’aurais préféré que cette storyline soit un peu plus ancrée dans la réalité de l’hôpital, plutôt que de jouer sur un côté presque caricatural. Du côté de Ripley et Lenox, la série continue d’explorer une relation qui divise. Comme dans les épisodes précédents, leur dynamique repose sur un décalage émotionnel : lui cherche du soutien, elle propose une forme de fuite en avant. Cette opposition pourrait être intéressante si elle était davantage développée. Ici, elle reste en surface, même si une évolution semble se dessiner, notamment dans leur manière de se rapprocher autrement que par l’impulsivité.
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Au final, cet épisode 17 de Chicago Med donne une impression mitigée. Il conclut un arc important, mais sans vraiment exploiter tout son potentiel. Là où l’épisode 15 par exemple trouvait un équilibre entre émotion et simplicité, celui-ci s’éparpille davantage. Et après un épisode 16 déjà chargé, on pouvait espérer une résolution plus directe, plus ancrée dans le réel. Il reste néanmoins des éléments encourageants : des personnages toujours solides, des relations qui continuent d’évoluer, et une volonté d’aborder des sujets sensibles. Reste à voir si la série saura retrouver une ligne plus claire dans les prochains épisodes, en s’appuyant sur ce qui fait sa force depuis le début : l’humain avant tout.
Note : 5/10. En bref, cet épisode 17 de Chicago Med donne une impression mitigée. Il conclut un arc important, mais sans vraiment exploiter tout son potentiel. Là où l’épisode 15 par exemple trouvait un équilibre entre émotion et simplicité, celui-ci s’éparpille davantage. Et après un épisode 16 déjà chargé, on pouvait espérer une résolution plus directe, plus ancrée dans le réel.
Chicago Fire // Saison 14. Episode 17. Sway.
Avec l’épisode 17 de la saison 14 de Chicago Fire, je dois être honnête : je n’arrive plus à m’impliquer dans la série comme avant. Ce n’est pas une simple baisse de régime passagère, mais plutôt une impression persistante que le show tourne à vide. Là où les saisons précédentes savaient encore surprendre ou au moins maintenir une certaine tension, cet épisode confirme un problème plus profond : on a le sentiment que les intrigues n’ont plus grand-chose à raconter. Depuis le départ de Pascal à l’épisode 14, la série semblait vouloir amorcer un nouveau chapitre.
L’épisode 15 proposait une respiration centrée sur Stella Kidd, et le 16 repositionnait Kelly Severide comme figure centrale. Sur le papier, cette évolution avait du sens. Mais avec cet épisode 17, tout paraît s’essouffler. L’absence de Severide, pourtant au cœur de l’intrigue actuelle, casse complètement la dynamique. On construit un conflit autour de lui, mais on choisit de le mettre de côté au moment où il devrait justement être présent. Le personnage de Hopkins illustre parfaitement ce qui ne fonctionne plus dans Chicago Fire. On nous propose encore une fois un chef extérieur qui arrive avec une attitude ambiguë, voire hostile. Sauf qu’ici, le procédé ne fonctionne plus du tout.
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Ce type d’arc narratif a déjà été utilisé à plusieurs reprises dans la série, et sans réelle variation. Le résultat, c’est un personnage qui paraît artificiel, presque caricatural. Ses compliments répétés à l’équipe, qui sont censés créer un malaise, tombent à plat. On comprend immédiatement qu’ils ne sont pas sincères, et la série insiste tellement dessus que cela en devient lourd. Au lieu de construire une tension progressive, l’écriture choisit la facilité en rendant ses intentions évidentes dès le départ. Le lien avec le père de Severide aurait pu apporter une dimension intéressante, mais il est traité de manière simpliste. On a du mal à croire à cette obsession, qui semble exister uniquement pour justifier un conflit.
Dans ce contexte, Stella Kidd fait ce qu’elle peut pour porter l’épisode. Et il faut reconnaître que le personnage reste cohérent avec son évolution récente. Depuis plusieurs épisodes, elle prend de plus en plus de responsabilités, et son implication dans l’enquête montre qu’elle a les compétences nécessaires. Mais cela ne suffit pas à compenser les faiblesses globales de l’épisode. Le vrai problème, c’est que tout cela donne une impression de déjà-vu. L’enquête, les tensions internes, les réactions des personnages… rien ne semble vraiment nouveau. On a l’impression que les personnages sont coincés dans des schémas qu’ils répètent encore et encore.
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Et c’est probablement ce qui rend l’ensemble aussi difficile à suivre aujourd’hui. Même les intrigues secondaires peinent à convaincre. Le triangle entre Violet, Novak et Vasquez en est un bon exemple. Ce type de storyline peut fonctionner, mais ici, il manque de naturel. Les réactions paraissent forcées, et le comportement de Vasquez, notamment, devient difficile à comprendre. Plutôt que d’ajouter de la profondeur aux personnages, cette intrigue donne surtout l’impression de créer du conflit artificiel. Ce qui me dérange le plus, au fond, c’est cette sensation que les personnages ont été exploités jusqu’à perdre une partie de leur intérêt. Là où ils avaient autrefois des arcs narratifs forts, ils semblent aujourd’hui évoluer sans véritable direction.
On continue à les suivre par habitude, mais sans retrouver ce qui faisait la force de la série. Même les moments plus légers, comme ceux autour de Molly’s, n’arrivent plus à apporter un vrai équilibre. Ils sont présents, mais ne suffisent pas à relancer l’attention. On sent que la série essaie de conserver ses repères habituels, mais sans réussir à les renouveler. Si je compare cet épisode aux précédents de cette saison 14, il s’inscrit clairement dans une tendance qui me pose problème. L’épisode 14 avait au moins une portée émotionnelle avec le départ de Pascal. Le 15 proposait une approche plus centrée sur les personnages. Le 16 tentait de repositionner Severide. Mais ici, on a l’impression que tout cela n’aboutit à rien de concret.
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À ce stade, Chicago Fire donne le sentiment d’une série qui s’accroche à ses mécanismes sans parvenir à se réinventer. Les enjeux existent, mais ils manquent d’impact. Les conflits sont là, mais ils semblent répétitifs. Et surtout, il devient difficile de ressentir une vraie attente pour la suite. Il reste encore quelques épisodes pour conclure cette saison 14. Mais avec ce que propose cet épisode 17, il devient compliqué d’espérer un véritable rebond sans un changement plus marqué dans l’écriture.
Note : 3/10. En bref, Chicago Fire donne le sentiment d’une série qui s’accroche à ses mécanismes sans parvenir à se réinventer. Les enjeux existent, mais ils manquent d’impact. Les conflits sont là, mais ils semblent répétitifs. Et surtout, il devient difficile de ressentir une vraie attente pour la suite.
Chicago PD // Saison 13. Episode 17. Partners.
Avec l’épisode 17 de la saison 13 de Chicago PD, la série continue d’explorer une idée qui prend de plus en plus de place cette année : celle du lien entre les personnages. Après un épisode 15 centré sur Ruzek et un épisode 16 très marqué par Torres, cet épisode recentre les choses autour de Voight tout en introduisant une dynamique qui pourrait faire évoluer la suite. Ce qui m’a marqué ici, c’est la manière dont la série aborde la notion de “partenaire”. Pas seulement au sens professionnel, mais comme un besoin presque personnel. On a longtemps vu Voight fonctionner seul, même entouré d’une équipe.
Il dirige, il décide, mais il ne partage pas vraiment. Cet épisode vient doucement remettre cela en question. Voight reste un personnage difficile à cerner. C’est d’ailleurs ce qui fait qu’on continue de s’y intéresser après autant de saisons. Il agit souvent selon ses propres règles, avec cette idée que les résultats priment sur les méthodes. Mais ce qui change ici, c’est que la série ne cherche plus vraiment à justifier ses choix. Au contraire, elle montre les conséquences. Pas forcément de manière spectaculaire, mais dans les réactions des autres et dans ses propres silences. L’affaire de l’épisode, avec ce braquage et ses répercussions, le pousse à faire un choix qui ne plaît pas à tout le monde.
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Et c’est là que le personnage redevient intéressant : il assume, mais on sent que ça pèse. Ce n’est pas nouveau dans Chicago PD, mais c’est mieux dosé ici. On est loin d’une vision héroïque. On est face à quelqu’un qui fait ce qu’il pense être juste, sans garantie que ça le soit vraiment. L’introduction d’Imani ces derniers épisodes commence vraiment à porter ses fruits. Déjà présente dans l’épisode 16 en toile de fond, elle prend ici une place plus directe dans la dynamique avec Voight. Ce que j’apprécie, c’est qu’elle ne cherche pas à s’imposer frontalement. Elle observe, elle comprend, mais elle ne valide pas tout.
Elle agit un peu comme un miroir, sans forcément juger. Et c’est exactement ce dont Voight a besoin. On sent que la confiance n’est pas encore installée. Les deux personnages ont du mal à s’appuyer sur quelqu’un d’autre. Pourtant, il y a des moments où ils se rapprochent, presque malgré eux. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est crédible. Comparé à l’épisode 15, où la relation entre Burgess et Ruzek montrait une forme de stabilité, ici on est dans quelque chose de plus fragile. Et ça fonctionne bien. L’épisode joue aussi sur un contraste assez intéressant dans le ton.
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Certaines scènes apportent une forme de légèreté inhabituelle, notamment grâce à un personnage secondaire qui casse un peu le sérieux ambiant. Ce n’est pas quelque chose que la série fait souvent, et ça apporte une respiration. Mais cet équilibre ne dure pas. Très vite, l’épisode revient à quelque chose de plus dur. Et c’est là que Chicago PD reste fidèle à lui-même : les situations ne se résolvent pas sans conséquences. On retrouve d’ailleurs une continuité avec l’épisode 16, qui posait déjà une réflexion sur la justice et ses limites. Ici, la question est différente, mais le fond reste similaire : jusqu’où peut-on aller pour obtenir un résultat ?
Si je prends un peu de recul sur les épisodes 15, 16 et 17, j’ai l’impression que la saison avance par blocs. Chaque épisode met en avant un personnage ou une relation, mais l’ensemble manque parfois de cohésion. L’épisode 15 fonctionnait bien grâce à l’énergie de Ruzek et à la dynamique avec Burgess. L’épisode 16, lui, reposait presque entièrement sur Torres et son rapport aux autres. Ici, on revient à Voight, mais avec une approche différente. Ce n’est pas forcément un défaut, mais ça donne une impression de déséquilibre. Certains personnages disparaissent presque d’un épisode à l’autre, ce qui peut être frustrant.
Ce que je retiens surtout de cet épisode 17, c’est qu’il pose des bases pour la suite. La relation entre Voight et Imani pourrait devenir centrale, à condition que la série prenne le temps de la développer. Il y a quelque chose d’intéressant dans cette idée que Voight pourrait, enfin, ne plus être seul. Pas dans le sens où il dépendrait de quelqu’un, mais dans le fait qu’il accepte de partager un peu plus.
Note : 7/10. En bref, après plusieurs saisons à fonctionner sur un modèle assez stable, Chicago PD tente ici de faire évoluer ses personnages sans tout bouleverser. Ce n’est pas toujours parfaitement maîtrisé, mais l’intention est là. Et c’est peut-être ça qui donne envie de continuer : voir jusqu’où ces nouvelles dynamiques vont aller, et si elles réussiront à s’inscrire dans la durée.
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