8 Mai 2026
Chicago Med // Saison 11. Episode 20. Hell Breaks Loose.
On sent que la fin de saison approche à grands pas. Avec ce vingtième épisode intitulé « Hell Breaks Loose », Chicago Med passe la seconde et prépare le terrain pour un final qui s’annonce explosif. C’est le genre d’épisode un peu nerveux, parfois un peu brouillon, mais qui ne laisse pas vraiment le temps de s’ennuyer. Les scénaristes ont visiblement décidé de placer tous les pions sur l’échiquier, quitte à bousculer un peu le rythme de certains arcs narratifs qui traînaient en longueur. Ce qui porte vraiment cet épisode, ce sont les relations entre les personnages. Après des semaines de non-dits et de tensions palpables, on a enfin droit à des avancées concrètes.
Le cas le plus marquant, c’est celui d’Archer et Hannah. On ne va pas se raconter d'histoires, on l'avait tous vu venir à des kilomètres, mais la série confirme enfin les sentiments d’Archer. Le timing est évidemment catastrophique puisque Hannah est sur le point d’accoucher et que l’hôpital est en plein siège, mais c’est ce qui fait le sel de la série. Au moment précis où ils devraient s’asseoir pour discuter sérieusement, tout part en vrille autour d’eux. L’accouchement de Hannah est d’ailleurs traité avec le sens du drame habituel de Chicago Med. On se retrouve avec deux femmes enceintes en plein travail au milieu d’un lockdown provoqué par un détenu dangereux.
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C’est une recette classique de la franchise One Chicago, et même si le trait est parfois un peu épais, l’émotion de Hannah sauve l’ensemble. On voit enfin craquer cette femme qui essayait de garder un contrôle total sur sa vie et sa grossesse. C’est vulnérable, c’est humain, et ça donne une vraie épaisseur à l’intrigue médicale qui, sinon, aurait pu paraître un peu convenue. À côté de ça, le bras de fer entre Daniel Charles et Theo Rabari continue de s’imposer comme l’élément le plus solide de cette fin de saison. On sort ici du simple cas médical pour toucher à un débat de fond sur l'évolution de la médecine. D’un côté, on a l’approche robotique et optimisée de Theo, de l’autre, l’empathie et l’écoute prônées par Charles.
La révélation sur les troubles de la personnalité de Theo apporte une nuance bienvenue. On ne tombe pas dans le cliché du méchant de service. On comprend mieux pourquoi il agit ainsi, même s'il reste profondément agaçant par moments. Oliver Platt est, comme toujours, impérial dans ces scènes. Il apporte cette stabilité et cette sagesse qui manquent cruellement au reste du service. Tout n’est pas parfait pour autant. L’intrigue autour du jeune prisonnier, Maxwell, commençait de façon très touchante avant de bifurquer vers une prise d’otages un peu générique. C’est dommage, car il y avait une vraie carte à jouer sur la détresse psychologique en milieu carcéral.
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En basculant trop vite dans l’action pure, la série sacrifie un peu l’aspect social au profit du spectaculaire. C’est un reproche que l’on peut souvent faire à la série : elle a parfois peur du silence et de la lenteur, alors que c’est souvent là qu’elle est la plus percutante. Heureusement, certains personnages secondaires comme Lenox gagnent en profondeur. Sa discussion avec Ripley montre une facette beaucoup plus fragile de sa personnalité. Sarah Ramos joue très bien cette bascule, rendant son personnage nettement moins antipathique qu’à son arrivée. On sent que chaque relation est sur le fil du rasoir, prête à exploser ou à se briser définitivement.
En fin de compte, cet épisode remplit parfaitement son contrat. Il crée une attente réelle pour le dénouement de la saison. Entre les enjeux personnels, les conflits éthiques et le chaos physique au sein du Gaffney, tout est réuni pour un final mémorable. J’espère simplement que la série saura offrir des résolutions à la hauteur des enjeux qu’elle vient de poser, sans tomber dans la facilité. Le décor est planté, les tensions sont à leur comble, il n’y a plus qu’à attendre que la tempête éclate.
Note : 6/10. En bref, cet épisode remplit parfaitement son contrat. Il crée une attente réelle pour le dénouement de la saison. Entre les enjeux personnels, les conflits éthiques et le chaos physique au sein du Gaffney, tout est réuni pour un final mémorable.
Chicago Fire // Saison 14. Episode 20. Speak of the Devil.
On arrive enfin à l'épisode 20 de cette saison 14 de Chicago Fire, et j’ai eu l’impression que la série retrouvait enfin ses esprits. Après nous avoir baladé pendant des semaines avec des histoires administratives un peu lourdes, "Speak of the Devil" revient à l’essentiel : l’humain, les liens de sang et ce poids du passé qui finit toujours par nous rattraper. Le gros morceau de l'épisode, c'est évidemment la fin du bras de fer entre Kelly Severide et Hopkins. Honnêtement, cette enquête interne commençait à traîner en longueur. Le reproche fait à Severide sur ses piges à l’OFI (l'Office of Fire Investigation) sonnait un peu faux, surtout quand on sait que ses supérieurs l’ont encouragé dans cette voie pendant des années.
Mais là, l’épisode change d’angle et ça fait du bien. On ne parle plus de paperasse, on parle de Benny Severide. Tout part d'un vieux dossier anonyme que Stella a reçu avant de filer à Cleveland. Severide se retrouve à fouiller dans une affaire vieille de trente ans impliquant Hopkins, un certain Williams et une histoire de montre disparue. Ce qui est intéressant ici, c'est la maturité de Kelly. Il ne cherche pas à transformer son père en saint. Il sait mieux que personne que Benny était un homme compliqué, capable du pire comme du meilleur. Mais il refuse qu'on salisse son nom sur de simples suppositions ou par pure rancœur. Ça nous permet de retrouver le Severide qu'on aime : l'enquêteur têtu, méthodique, presque obsessionnel.
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C’est un aspect du personnage qui s’était un peu effacé ces derniers temps au profit de son rôle de Lieutenant à la 51. Et dans cette quête de vérité, il peut compter sur Cruz. Joe Cruz, c’est vraiment le roc de la caserne. Il suit Kelly sans poser de questions, même quand il ne saisit pas toute l'importance de la démarche. Leur duo fonctionne tout seul, avec une complicité naturelle qui n'a pas besoin de grands discours. Bon, on ne va pas se raconter d'histoires sur le dénouement : la résolution est assez prévisible. Dès qu’on voit Williams, on devine le fin mot de l’histoire sur le vol de la montre. Mais le but n'était pas de nous offrir un twist de dingue.
L’enjeu, c’était de voir Hopkins se prendre la réalité en pleine face. Réaliser qu’on a détesté un homme et harcelé son fils pendant trois décennies sur la base d’une erreur, ça calme. La sortie de Hopkins reste digne. Il n'est pas devenu le meilleur ami de Severide d'un coup, il reste fidèle à lui-même, mais le simple fait qu'il appelle Kelly "Captain" en retirant sa plainte marque une vraie reconnaissance. Le plus gros point noir de l'épisode, c'est l'absence de Stella Kidd. C’est vraiment frustrant. On nous explique qu’elle est partie aider Isaiah, ce qui tient debout scénaristiquement, mais le timing tombe mal. Voir Kelly affronter la plus grosse crise de sa carrière sans sa femme à ses côtés, alors qu’on nous vend leur unité depuis le début de la saison, ça crée un décalage.
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On sent trop les contraintes de planning des acteurs, et ça gâche un peu l'immersion. Heureusement, le reste de l’épisode compense avec une intrigue très forte autour de Novak. Se retrouver face à sa propre sœur en overdose lors d’une intervention, c'est violent. La série aurait pu tomber dans le mélo facile, mais elle reste sobre. On comprend mieux pourquoi Novak met autant de distance avec les autres : elle vient d'une famille où le secret est une règle de survie. Les tensions avec son frère apportent une vraie profondeur à son personnage, qui gagne en intérêt à chaque épisode.
Enfin, il y a le duo Mouch et Herrmann. Leur petite histoire autour des mémoires de Mouch apporte cette dose d'humour et de tendresse indispensable. C’est le ciment de la série. Après quatorze ans, ce sont ces amitiés-là qui nous font rester. Au bout du compte, cet épisode 20 remet l'église au milieu du village. On sent que la série prépare le terrain pour le futur de Severide à l’OFI. C’est une évolution logique : Kelly a toujours été plus à l’aise avec les indices qu’avec les réunions de chefs. Reste à savoir si cela signifie qu’il va prendre ses distances avec la 51, mais une chose est sûre, le final de la saison s'annonce mouvementé.
Note : 6/10. En bref, cet épisode 20 remet l'église au milieu du village. On sent que la série prépare le terrain pour le futur de Severide à l’OFI.
Chicago PD // Saison 13. Episode 20. The Lost Years.
On sentait le coup venir depuis quelques semaines, et cet épisode 20 de la saison 13, intitulé "The Lost Years", vient confirmer le virage pris par Chicago PD. La série lâche un peu la grappe aux procédures policières classiques pour aller fouiller dans les tripes de ses personnages. Après nous avoir bien secoués avec Adam Ruzek et les galères de son père dans l’épisode précédent, la production passe le relais à Eva Imani. Le thème reste le même : l’identité, les racines et tout ce qu’on perd en route. Eva Imani, on nous la présente par petites touches depuis son arrivée dans l'unité.
Son histoire personnelle, c'était un peu l'éléphant au milieu de la pièce dont personne ne parlait vraiment. Avec cet épisode, on rentre enfin dans le vif du sujet. Pendant vingt-deux ans, retrouver sa sœur a été son moteur, sa raison de se lever le matin. Ce n'est plus juste une enquête de plus pour elle, c'est sa vie entière qui est en jeu. La grosse surprise de cet épisode, c'est la gestion du duo Imani et Voight. Habituellement, Hank Voight, c’est le patron qui impose son rythme et ses méthodes de bulldozer. Mais ici, le rapport de force change. Il n’est pas là pour lui donner des ordres ou jouer les moralisateurs. Il l’observe, il la comprend. Il y a une sorte de calme étrange dans leurs échanges.
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Leurs scènes ensemble, entre deux pistes ou autour d’un café, font un bien fou à la série. C’est posé, c'est crédible. On n’est pas dans le pathos total, mais dans la construction d'une vraie complicité pro. C’est ce genre de moments qui redonne de l'épaisseur à Voight, qu’on a parfois tendance à voir comme une simple machine à enfoncer des portes. Forcément, cette quête rend Imani électrique. Elle veut aller trop vite, elle grille les étapes parce qu’elle sent que le but est proche. Elle fonce tête baissée, seule, au risque de tout foutre en l'air. Et c’est là que Dante Torres intervient. Torres, il prend de plus en plus de place dans l’équipe et ça se sent.
Son duo avec Imani fonctionne tout seul. Il apporte cette stabilité, ce petit coup de frein nécessaire quand elle commence à perdre pied. Le point positif, c’est que les scénaristes n'ont pas essayé de nous vendre une romance bidon entre eux. Ils se soutiennent, ils se font confiance, et ça s’arrête là. C’est honnête et c’est bien suffisant pour qu’on s’attache à leur binôme. Le gros morceau de "The Lost Years", c’est évidemment le dénouement concernant la sœur d’Imani. La série aurait pu tomber dans le mélo facile avec des violons et des larmes de joie. Au lieu de ça, on se prend un mur de réalité en pleine face. Après deux décennies de manipulation et de captivité, on ne redevient pas une famille en claquant des doigts.
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Le malaise est palpable quand on comprend que la sœur ne reconnaît même pas Imani. C’est d’une tristesse absolue. Pour l’une, c’était la quête d’une vie ; pour l’autre, le passé est une zone blanche, effacée par le traumatisme. Chicago PD nous rappelle ici que retrouver quelqu’un ne veut pas dire réparer les dégâts. C’est un choix narratif courageux qui prépare un final de saison qui risque d’être assez sombre. Tout n'est pas parfait pour autant. Si le focus sur Imani est une réussite, le reste de l'équipe est un peu aux abonnés absents. Kevin Atwater, par exemple, fait de la figuration. C’est un peu le problème récurrent cette saison : on se concentre à fond sur un ou deux personnages et les autres attendent leur tour sur le banc de touche.
C’est dommage, car l’équilibre global du Intelligence Unit en pâtit un peu. Visuellement, par contre, on est dans le pur style Chicago PD. C’est gris, c’est nerveux, c’est filmé dans des recoins de la ville qui ne donnent pas envie d’y traîner la nuit. La réalisation insiste beaucoup sur les silences et les regards, ce qui donne beaucoup plus de poids aux scènes de fin.
Note : 7/10. En bref, "The Lost Years" est un excellent épisode parce qu’il accepte de ralentir. En se concentrant sur les fêlures d’Eva Imani, la série prouve qu’elle a encore des choses à raconter après treize saisons. Imani est devenue l’un des meilleurs atouts de cette année, et on a hâte de voir comment elle va gérer les décombres de sa vie personnelle dans les prochains épisodes. Si le final de la saison 13 garde cette intensité, on n'est pas au bout de nos surprises.
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