27 Août 2025
J’ai découvert Twelve un peu par hasard, sans attente particulière, simplement par curiosité. L’idée d’une mini-série sud-coréenne mêlant action et fantastique avait de quoi intriguer, surtout avec un format court de huit épisodes. Pourtant, dès ce premier chapitre, je n’ai pas trouvé de quoi accrocher. L’épisode installe une mythologie, présente quelques personnages clés et enchaîne plusieurs scènes d’action, mais l’ensemble m’a semblé trop superficiel pour vraiment convaincre. Le récit s’ouvre sur une légende : douze anges gardiens envoyés pour protéger l’humanité. Le concept aurait pu être le point de départ d’un univers riche et stimulant. Or, l’épisode ne fait que l’énoncer, sans chercher à le développer.
Douze anges vivent comme humains, protégeant la Corée des esprits maléfiques. Après avoir scellé les forces obscures en enfer par un sacrifice, ils ont instauré la paix. Maintenant, alors que le mal se réveille, le chaos revient. Basé sur les animaux du zodiaque.
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On assiste à un survol narratif où les bases sont posées rapidement, mais sans densité ni véritable identité. Plutôt que de donner l’impression d’un monde construit, cela ressemble davantage à une accroche sommaire, comme si la série comptait sur les épisodes suivants pour combler les vides. Le personnage de Tae-san, leader des anges, occupe naturellement le centre de l’histoire. Pourtant, son rôle reste très mécanique. On le voit agir, donner des ordres, s’impliquer dans des affaires terrestres, mais il ne se dégage pas de lui une véritable personnalité. La tentative d’introduire un conflit familial avec Mirr ajoute une dimension plus intime, mais cette intrigue n’est pas suffisamment travaillée pour créer de l’attachement.
Au lieu de donner de l’épaisseur au personnage, elle reste à l’état de simple esquisse. L’épisode propose plusieurs scènes d’action, parfois bien chorégraphiées, qui cherchent à installer un rythme. Pourtant, ces séquences n’ont pas réussi à me captiver. Elles dégagent de l’énergie mais ne transmettent aucune tension dramatique. J’ai eu le sentiment d’assister à des affrontements insérés pour remplir le temps plutôt que pour servir une véritable progression narrative. Même la réalisation, pourtant correcte par moments, donne un résultat inégal. Certains plans manquent de lisibilité, et le style semble privilégier l’effet au détriment de la clarté. Résultat : les combats, qui auraient pu porter l’épisode, paraissent finalement anecdotiques.
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L’arrivée d’une menace surnaturelle à la fin de l’épisode laisse entrevoir ce que la série pourrait devenir. Mais cette introduction reste trop timide pour éveiller un véritable intérêt. Le fantastique est présent, certes, mais il arrive tard et sans la force nécessaire pour marquer durablement. Au lieu de ressentir un frisson ou une envie pressante de voir la suite, j’ai plutôt eu l’impression d’un effet repoussé, comme si l’épisode avait gardé son atout principal pour plus tard. Ce premier épisode m’a laissé une impression de platitude. Rien n’est vraiment mauvais, mais rien n’est marquant non plus. L’écriture manque d’audace, la construction de l’univers reste trop floue, et les personnages ne dégagent pas encore de charisme suffisant pour porter l’intrigue.
Pour une série sud-coréenne, connue pour ses ouvertures fortes et immersives, le contraste est frappant. Ici, tout paraît hésitant, comme si le récit se cherchait encore. Sans attendre grand-chose au départ, je m’attendais au moins à être intrigué par cette introduction. Ce n’est pas le cas. Twelve démarre avec des idées intéressantes sur le papier, mais leur exécution manque de relief. L’épisode 1 donne l’impression d’un prologue allongé qui installe quelques éléments sans parvenir à les rendre captivants.
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En sortant de ce premier visionnage, je n’ai pas ressenti d’envie particulière de poursuivre. La série pourrait gagner en intensité dans les chapitres suivants, mais en l’état, ce premier épisode reste une entrée fade, loin du dynamisme et de la profondeur que je retrouve habituellement dans les séries sud-coréennes.
Note : 4.5/10. En bref, Twelve démarre avec des idées intéressantes sur le papier, mais leur exécution manque de relief. L’épisode 1 donne l’impression d’un prologue allongé qui installe quelques éléments sans parvenir à les rendre captivants.
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