Critiques Séries : NCIS: Sydney. Saison 3. Episode 4.

Critiques Séries : NCIS: Sydney. Saison 3. Episode 4.

NCIS: Sydney // Saison 3. Episode 4. The Truth is Outback.

 

Après trois épisodes assez denses, entre enquête internationale, retour de personnages et révélation progressive autour du fameux “Ghost”, cet épisode 4 marque une vraie respiration dans la saison. Une parenthèse qui ne coupe pas le fil rouge, mais qui déplace temporairement le regard ailleurs : dans l’Outback, en plein désert australien, là où l’enquête policière croise des récits d’OVNI et une ambiance qui rappelle forcément The X-Files. L’épisode ne renverse pas la série, mais il change l’air. Et après trois volets assez tendus, ce détour ne fait pas de mal.

 

Depuis le lancement de la saison, NCIS: Sydney alterne entre épisodes “classiques” et approfondissement d’un arc narratif plus sombre autour de Mackey. Celui-ci appartient clairement à la première catégorie, mais avec une différence notable : il prend le temps de s’amuser avec le décor et les croyances locales. Le point de départ – des disparitions de femmes blondes dans une zone désertique où l’on jure voir des lumières dans le ciel – ouvre la porte à toutes sortes de théories. Le scénario ne se moque pas vraiment de l’imaginaire “aliens”, mais il s’en sert comme toile de fond pour une enquête qui reste bien ancrée dans une réalité criminelle terre-à-terre.

On n’est pas dans le fantastique, mais dans l’interprétation culturelle du mystère, et l’épisode joue avec ça sans tout tourner en dérision. Ce ton plus léger permet aussi de faire redescendre la pression dramatique, après l’épisode 3 qui posait discrètement les premières pièces d’une conspiration touchant Mackey. Le tandem Evie / DeShawn occupe une bonne partie de l’épisode, et leur dynamique s’installe de plus en plus comme le versant buddy cop de la série. Leur humour fonctionne, ils portent bien les scènes en duo dans le désert, mais on sent aussi que la série arrive au moment où il faudrait peut-être leur offrir autre chose que des piques et des bêtises de terrain.

 

Pour l’instant, l’écriture s’appuie sur leur opposition constante, mais sans encore proposer l’étape suivante : la vulnérabilité, ou une situation qui briserait leur façade. La répétition commence à se voir, et cet épisode le met encore plus en évidence parce qu’il repose beaucoup sur eux. Cela ne veut pas dire que la dynamique est ratée, seulement qu’on arrive doucement au moment où il faudra la faire évoluer. Comme dans les épisodes précédents, la relation Mackey/JD continue de se frôler, de se retenir, de se dire sans vraiment se dire. Ils flirtent avec l’idée d’aller plus loin, tout en reculant dès que la discussion devient sérieuse. 

On sent bien que cette retenue est voulue, pas juste pour le suspense, mais parce que les deux personnages savent ce qu’ils perdraient si ça tournait mal. Ce qui est intéressant ici, c’est que l’épisode leur offre quelques respirations complices, sans avoir besoin de scènes intenses ou dramatiques. Même dans un épisode “détente”, leurs regards et non-dits continuent de préparer le terrain. D’autant que le spectre du secret de Mackey plane encore. Elle sait que sa situation pourrait faire s’écrouler la confiance du groupe, et donc ce potentiel “plus” avec JD. La série ne le dit pas frontalement, mais ce poids est déjà là. Contrairement à l’épisode précédent, ici, pas de nouvelle révélation sur le Ghost ni sur le nom de Mackey apparaissant sur une liste de cibles. 

 

Le scénario choisit de laisser tout ça de côté pour mieux y revenir après. Ce n’est pas une pause totale : on sent bien que Mackey n’est jamais vraiment ailleurs. Mais « The Truth Is Outback » ne cherche pas à en rajouter. Ça peut déstabiliser ceux qui attendent que chaque épisode fasse avancer l’intrigue centrale, mais l’option est plutôt cohérente : la série n’a pas le rythme feuilletonnant d’un drama complet, elle reste un procedural qui avance par oscillation. L’épisode fait donc sa part : un mystère local, un ton différent, et un rappel discret que ces personnages existent aussi en dehors des enjeux militaires et politiques. Pour être honnête, cet épisode ne sera pas le plus marquant de la saison, mais il trouve sa place. 

Ce n’est pas un pivot narratif, mais un sas : un moment où la série respire avant de replonger dans quelque chose de plus tendu. Il confirme aussi une chose : NCIS: Sydney a compris qu’elle pouvait varier les ambiances sans perdre son identité. Tant que la série garde cet équilibre – un peu de terrain, un peu de légèreté, un peu de fil rouge – elle évite l’essoufflement.

 

Note : 6/10. En bref, l’épisode fait donc sa part : un mystère local, un ton différent, et un rappel discret que ces personnages existent aussi en dehors des enjeux militaires et politiques. Pour être honnête, cet épisode ne sera pas le plus marquant de la saison, mais il trouve sa place.

Prochainement sur Paramount+

 

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