14 Mars 2026
NCIS: Sydney // Saison 3. Episode 10. Van Life.
Avec « Van Life », dixième épisode de la saison 3, NCIS: Sydney revient à une formule plus traditionnelle. Après quelques tentatives pour varier les décors ou les ambiances ces dernières semaines — on pense notamment à l’épisode précédent et son cadre inhabituel — la série propose ici une intrigue plus terre-à-terre. Sur le papier, ce n’est pas forcément un problème : les séries policières vivent aussi de ces épisodes plus simples. Mais dans ce cas précis, le résultat laisse une impression un peu tiède. L’enquête démarre avec la disparition de Miles Carter, le fils d’un supérieur de Mackey. Très vite, la situation devient délicate.
Son père demande à Mackey de jeter un œil à l’affaire de manière discrète afin d’éviter toute accusation de favoritisme. Ce type de point de départ fonctionne souvent dans les séries procédurales : enquêter sur un proche d’un collègue crée immédiatement un malaise et complique les décisions à prendre. Dans les faits, l’épisode exploite cette idée sans vraiment la pousser très loin. Mackey accepte de regarder la situation de son côté, mais la discrétion ne dure pas longtemps. JD comprend rapidement qu’elle ne lui dit pas tout et décide de la suivre dans l’enquête. C’est d’ailleurs l’un des aspects les plus cohérents de l’épisode : leur relation est désormais suffisamment installée pour que ce genre de situation ne surprenne plus.
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Depuis le début de NCIS: Sydney, la série construit lentement la dynamique entre Mackey et JD. « Van Life » ne change pas radicalement la donne, mais il rappelle que leur partenariat repose sur une confiance qui dépasse le cadre strict du travail. JD refuse simplement de rester à l’écart. Ce n’est pas une évolution spectaculaire, mais c’est une continuité logique dans leur relation. Le problème vient plutôt de l’enquête elle-même. En remontant la piste de Miles, l’équipe découvre qu’il vivait sur la route avec sa petite amie Sophie, documentant leur quotidien dans un van. L’idée aurait pu donner lieu à un épisode un peu différent, en jouant sur cet univers de voyage et de liberté.
Mais cet élément reste finalement assez superficiel. La situation se complique lorsque l’équipe découvre le corps de Sophie dans le véhicule. À partir de là, le scénario suit un chemin assez attendu. Les soupçons se tournent d’abord vers Miles, dont le passé lié à la drogue est progressivement révélé. Son père a d’ailleurs omis plusieurs détails importants en lançant la recherche de son fils, ce qui alimente la tension entre lui et l’équipe. Pendant un moment, l’épisode tente de maintenir le doute sur la culpabilité de Miles. Mais la résolution arrive sans grande surprise : l’affaire renvoie finalement à un ancien conflit impliquant son père et un ex-partenaire de la DEA.
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L’homme cherche à se venger d’une tragédie personnelle liée à l’arrestation de son propre fils. Cette explication fonctionne sur le principe, mais elle reste assez familière pour les amateurs de séries policières. C’est sans doute là que l’épisode donne une impression de déjà-vu. Rien n’est vraiment maladroit, mais l’ensemble manque d’éléments qui pourraient rendre l’histoire plus marquante. La résolution arrive de manière assez linéaire et l’affaire se termine sans véritable surprise. En parallèle de l’enquête, l’équipe est censée participer à un séminaire RH consacré à la cohésion de groupe. L’idée pouvait apporter un peu de légèreté, mais ces scènes fonctionnent de manière inégale.
Les exercices de confiance et les activités obligatoires donnent parfois l’impression de forcer l’humour plutôt que de le laisser venir naturellement. Certains moments passent, d’autres paraissent un peu artificiels. Ces scènes ont toutefois une utilité : elles permettent d’explorer légèrement la dynamique entre Evie et DeShawn. Leur relation tournait un peu en rond depuis plusieurs épisodes, oscillant entre rivalité et plaisanteries. Ici, le cadre du séminaire les pousse à exprimer plus clairement ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Là encore, l’évolution reste modeste. On comprend mieux pourquoi Evie garde ses distances : elle semble surtout craindre de s’attacher trop fortement aux autres.
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DeShawn apparaît plus direct dans sa manière d’aborder les relations humaines, même si la série ne développe pas encore vraiment son propre passé. Ce petit pas en avant est appréciable, mais il arrive dans un épisode qui manque globalement d’élan. Au final, « Van Life » donne l’impression d’un chapitre de transition dans cette saison 3. L’épisode fait avancer légèrement certaines relations entre les personnages, notamment celles de Mackey et JD ou d’Evie et DeShawn. Mais l’enquête elle-même reste assez classique et ne parvient pas vraiment à porter l’ensemble.
Note : 4/10. En bref, après plusieurs épisodes qui cherchaient à varier les ambiances ou les décors, revenir à une intrigue aussi familière rend l’épisode un peu décevant. Rien n’est catastrophique, mais NCIS: Sydney semble capable de proposer des histoires plus intéressantes quand elle sort de ce cadre trop balisé. Reste à voir si la suite de la saison saura relancer la dynamique installée depuis le début.
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