Scarpetta (Saison 1, episodes 5 et 6) : une série qui s’éparpille un peu (trop) ?

Scarpetta (Saison 1, episodes 5 et 6) : une série qui s’éparpille un peu (trop) ?

Avec les épisodes 5 et 6, la première saison de Scarpetta arrive à un tournant qui laisse une drôle d'impression. Si on aimait jusque-là le mélange des époques et le rythme posé, la série semble soudain vouloir en faire trop. On passe d'un thriller médical et psychologique à quelque chose de beaucoup plus vaste, peut-être même un peu trop pour son propre bien. On fait le point sur ce virage qui risque de diviser. L'épisode 5 nous prend de court. Alors qu'on suivait l'enquête sur Gwen Hainey avec intérêt, le scénario décide d'injecter une dose massive de technologie et d'espionnage. 

 

On nous parle soudain de station orbitale et de secrets d'État. C'est audacieux, c'est ambitieux, mais ça crée une vraie cassure. Le côté terrestre et concret des débuts s'efface au profit d'une intrigue qui change totalement d'échelle. On se demande un peu si la série ne cherche pas à courir trop de lièvres à la fois. Heureusement, les flashbacks dans les années 90 sauvent la mise. C’est dans le passé que la série retrouve son souffle de thriller pur. La traque du tueur en série avance lentement, mais la tension y est bien réelle. Le danger est palpable, presque physique. Une scène de crime en particulier réussit à nous flanquer les jetons sans avoir besoin d'effets de manche inutiles. 

C'est sobre, efficace, et c’est là qu’on reconnaît la force de l'univers de Patricia Cornwell. Dans le présent, l'ambiance n'est pas plus calme, mais pour des raisons plus intimes. Le duo Kay Scarpetta et Benton commence à sérieusement battre de l'aile. On était habitués à une certaine stabilité entre eux, mais là, les masques tombent. Les dialogues sont plus secs, les reproches fusent. C’est intense, c’est vrai, mais ça donne aussi une impression de précipitation. On a le sentiment que les scénaristes ont voulu forcer le conflit pour pimenter le récit, sans toujours prendre le temps de bien l'amener. Le cas de Benton est d'ailleurs celui qui m'interroge le plus. 

 

On commence à entrevoir une part d'ombre chez lui, une sorte d'ambiguïté un peu dérangeante. Il y a cette scène avec un objet caché lié à une vieille affaire qui pose mille questions. L'idée est excellente, mais elle manque de contexte. On reste sur notre faim, avec l'impression qu'on nous balance des indices mystérieux juste pour nous tenir en haleine, sans nous donner de quoi réfléchir concrètement. L'épisode 6 continue sur cette lancée. On espérait des révélations, on récolte surtout de nouveaux doutes. Le fameux secret entre Kay et Marino commence à devenir une source de frustration. On comprend l'idée de faire monter le suspense, mais à force de repousser l'échéance, la tension retombe un peu.

Le focus se déplace aussi énormément vers le drame familial. Les engueulades et les rancœurs prennent le pas sur l'enquête pure. C’est un choix qui se défend, mais ça casse le rythme. On perd ce bel équilibre qu'on avait au début de la saison. Heureusement que le duo Scarpetta-Marino tient la route. Leur complicité, basée sur un respect mutuel et des années de terrain, apporte une vraie bouffée d'air frais au milieu de tout ce chaos. Le constat est simple : le passé est beaucoup plus maîtrisé que le présent. Dans les années 90, les enjeux sont clairs, l'intrigue est directe et on ne s'éparpille pas. Dans le présent, on a parfois l'impression de naviguer à vue entre l'espionnage, les drames de couple et les secrets de famille.

 

Ces deux épisodes montrent que Scarpetta est à la croisée des chemins. La série a des idées brillantes et des personnages complexes, mais elle semble avoir peur de s'ennuyer. En voulant accélérer et multiplier les pistes, elle perd un peu en clarté. Il reste encore du temps pour redresser la barre et lier tous ces fils ensemble de manière cohérente. On espère juste que la suite choisira la profondeur plutôt que l'accumulation, pour que l'impact final soit à la hauteur de nos attentes.

 

Note : 5.5/10. En bref, entre ambition spatiale et conflits familiaux, ces deux épisodes s'éparpillent et perdent la fluidité des débuts au profit d'une intrigue parfois confuse. Heureusement, la tension des flashbacks dans les années 90 sauve l'ensemble en offrant une traque plus brute et bien mieux maîtrisée.

Disponible sur Amazon Prime Video

 

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G
j'en suis a l'épisode 5 que je vais regarder ce weekend<br /> j'aime bien la serie a tu lu les roman qui est super bien aussi ;OP<br /> aller bisous
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