8 Août 2026
Stuart Fails to Save the Universe // Saison 1. Episode 3. Spoiler: Bert is Magic.
Après l'enfer d'une fausse utopie technologique contrôlée par une IA, la série prend un virage à 180 degrés pour son troisième chapitre. Changement total de décor : la science s'efface pour laisser place à la magie brute. L'ouverture met tout de suite dans l'ambiance avec Bert, attaché sur un bûcher et sur le point de finir en barbecue. Mais un petit miracle météo plus tard, la pluie tombe au bon moment et le voilà propulsé au rang de véritable divinité locale par la population. Une entame barrée et prometteuse, même si, pour être tout à fait honnête, cet épisode laisse une impression un peu plus mitigée que les deux premiers. L'idée d'un univers où les lois de la physique s'effacent au profit de la magie avait pourtant de quoi emballer.
La série s'en donne à cœur joie sur les détournements absurdes de la pop culture. On découvre notamment qu'en prononçant un simple « Hey Alexa », les personnages n'invoquent pas un assistant vocal, mais un véritable démon qui leur dresse la liste des sorciers du coin. C'est d'ailleurs ainsi que Stuart et Kripke retrouvent la trace de Bernadette. Pour les fans de The Big Bang Theory, la caractérisation de Bernadette dans ce monde relève du coup de génie. Dans la série originale, son personnage est une petite femme douce en apparence, mais capable d'une autorité terrifiante dès qu'on la pousse à bout. Ici, le trait est poussé jusqu'à l'extrême : Bernadette est littéralement un démon.
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Bannie de la guilde des sorciers pour avoir ressuscité le chien de son voisin pendant une grève, elle essaie tant bien que mal de récupérer ses pouvoirs grâce à un sortilège demandant le sang d'un innocent (rôle dévolu, sans grande surprise, à ce pauvre Stuart). L'idée est savoureuse et offre un vrai moment de comédie. Le problème de cet épisode ne vient pas de son concept magique, mais plutôt de sa gestion du temps et de ses priorités narratives. Une grosse partie de l'intrigue choisit de se focaliser sur Denise, et c'est là que le rythme s'effondre. Après les événements du deuxième épisode, Stuart cherche encore à comprendre pourquoi elle a quitté Gary et pourquoi elle a choisi de le suivre à travers les dimensions. Ces palabres inutiles autour de leur relation n'apportent pas grand-chose.
Dans un format aussi court et dynamique, accorder autant de place à ces atermoiements sentimentaux coupe complètement l'élan de l'histoire. On aimerait en apprendre davantage sur le fonctionnement de ce monde magique, comprendre pourquoi Bert se retrouvait sur ce bûcher ou explorer les autres apparitions du monde de Big Bang, comme cette mention hilarante de Sheldon Cooper jouant dans une comédie musicale sur Broadway. Au lieu de ça, le scénario s'attarde sur des discussions secondaires dont on décroche rapidement. Heureusement, le dernier tiers de l'épisode redresse la barre et offre un final particulièrement réjouissant. Le caméo de Wil Wheaton, débarquant par un portail pour éliminer Stuart sous prétexte qu'il a aidé une créature démoniaque, relance enfin l'action.
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La confrontation qui s'enchaîne permet à Bert de briller comme jamais. C'est clairement le meilleur moment de l'épisode : voir Bert prendre les devants, maîtriser la magie avec une facilité déconcertante et neutraliser un personnage haut placé donne une vraie dynamique au groupe. Au passage, la transformation de Kripke en pingouin offre un éclat de rire bienvenu. Alors que Bernadette révèle sa vraie forme démoniaque et que le combat fait rage, Bert active l'appareil juste à temps pour extraire la bande d'urgence. Et le point de chute final relance totalement les dés : Stuart se retrouve enfermé dans ce qui ressemble à un établissement psychiatrique, une boîte de crayons de couleur à la main, en train de dessiner la scène magique qu'il vient de vivre dans sa boutique de comics.
Cette conclusion offre un twist classique mais toujours efficace. Tout ce voyage à travers le multivers n'était-il qu'une hallucination sortie de l'esprit d'un homme brisé, ou s'agit-il simplement d'une réalité alternative de plus ? Si cet épisode 3 s'avère être le plus faible du lot à cause d'un recentrage bancal sur Denise et d'un monde magique survolé, il réussit néanmoins à maintenir la curiosité éveillée pour la suite.
Note : 6.5/10. En bref, cet épisode 3 amuse par son univers magique absurde et la brillante transformation de Bernadette en démon, mais il perd son rythme en s'attardant inutilement sur les doutes amoureux de Denise. Malgré cette baisse de régime, l'excellent final porté par un Bert surpuissant et un twist psychiatrique intrigant relance parfaitement l'intérêt pour la suite.
Disponible sur HBO max
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