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Critiques Séries : Hell on Wheels. Saison 5. Episodes 6 et 7.

3 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Hell on Wheels

Critiques Séries : Hell on Wheels. Saison 5. Episodes 6 et 7.

Hell on Wheels // Saison 5. Episodes 6 et 7. Hungry Ghosts / False Prophets.
SEASON SUMMER FINALE


Le découpage en deux parties de Hell on Wheels (façon Mad Men et Breaking Bad) va permettre à AMC de profiter du succès de cette série en une année. On va devoir attendre l’été prochain pour voir la suite et je dois avouer que j’ai déjà peur de la suite. « Hungry Ghosts » est avant tout là pour nous dire même après la mort, la vie doit aller de l’avant. On a vu beaucoup de morts dans cette série et beaucoup de gens proches de Cullen ont connu un destin funeste. Cet épisode nous offre d’ailleurs l’une des plus belles scènes de la saison, celle des lanternes qui sont là pour rendre hommage. J’ai adoré car en plus de ça, Hell on Wheels plonge la tête la première dans la culture du deuil chinoise. Après la fin de l’épisode 5, je pensais que la série allait calmer le jeu mais ce n’est pas vraiment le cas même s’il s’agit d’un épisode ici beaucoup plus silencieux, centré sur de la contemplation des personnages qui est faite de façon intelligente. Cela permet de rapprocher encore un peu plus Cullen et Mei, ce qui est en somme une excellente chose. Surtout que les deux personnages vont très bien ensemble (et je ne m’y attendais pas non plus). L’épisode se concentre énormément sur ces deux personnages alors qu’ils tentent de ramener le corps de Tao chez lui.

C’est un chemin périlleux mais particulièrement touchant. La façon dont Cullen et Mei veulent lui rendre un dernier hommage est très beau et c’est pile poil ce qu’il fallait à cet avant dernier épisode nous nous rappeler aussi que le destin des personnages de Hell on Wheels est toujours en suspend, que tout le monde peut mourir. Le lieu que Mei et Cullen ont est très différent de ce que l’on pourrait imaginer au départ, mais l’émotion les a rapproché comme jamais. Il y a quelque chose de très personnel que ces deux personnages partagent. Cullen va même admettre à Mei qu’il a perdu sa femme et son enfant. Et il va même la remercier à la fin de l’épisode, prouvant à quel point Cullen est attaché à Mei. Anson Mount et Angela Zhou ont une alchimie fantastique qui est probablement la plus belle de l’histoire de la série. Beaucoup plus qu’entre entre Cullen et sa femme. Les moments sont tendres et humains. Swede de son côté fait des choix intéressants lui aussi, ce qui permet clairement de faire évoluer la série dans une toute nouvelle direction là aussi. Il en va de même pour Louise. Bien qu’elle n’apporte pas grand chose par sa présence dans cet épisode, c’était tout de même assez touchant tout ce qui se passe avec Eva.

Je ne m’attendais pas nécessairement à trouver Louise aussi intéressante, encore plus car pour moi c’est un personnage que le scénario n’arrive pas à utiliser à bon escient, encore moins cette année. Ce que l’on ressent avec cet épisode c’est qu’il s’agit du calme avant la tempête à venir. Avec « False Prophets », Hell on Wheels cherche à nous donner envie de revenir et pour le coup, j’ai hâte d’être l’été prochain car j’ai peur de ce qui va suivre. C’était une bonne idée cette année de mettre Cullen au vert, de l’éloigner de la Union Pacific Railroad. Ca a permis de dynamiser la série et de nous offrir une vision légèrement différente des choses. De laisser tant de personnages qui étaient assez importants auparavant, derrière était donc un pari aussi risqué que passionnant. Cela a permis aussi de changer drastiquement la série, peut-être trop drastique et trop différent mais globalement, le résultat est au rendez-vous. Cela a permis d’introduire des personnages comme Mei et accessoirement donner une place différente à Swede qui n’était pas le vilain le mieux exposé auparavant. Cette sorte de reboot a bien fonctionné, d’autant plus que cela a permis à Anson Mount de montré d’autres aspects de son jeu d’acteur. Sans Mount, sans Cullen, il n’y a pas de Hell on Wheels de toute façon.

En plus de ça, le seul adversaire de Cullen (en tout cas le plus grand de ses adversaires) sera toujours The Swede et personne d’autre. Christopher Heyerdahl a su imposer quelque chose de très charismatique au fil des années et le coller au même endroit que Cullen avait du sens et était une excellente idée. Et dans cet épisode, la bombe explose enfin. Il était temps. Dommage pour Phineas et The Swede que Brigham n’ait pas été tué, ce qui a fait capoter le grand plan de The Swede mais de toute façon, ce dernier est capable de tout et surtout de se sortir de sales situation en tout chose. Si l’excitation que j’avais envers cet épisode était centrée sur Cullen et The Swede prêt à se confronter, la majorité de l’épisode était surtout centrée sur les deux chemins de fer tentant de déterminer leur route et surtout une destination finale. C’était assez intéressant de voir chacun donner son point de vue et de voir aussi le jeu de pouvoir qu’il y avait là dedans. Chacun va de son intérêt bien entendu mais c’est justement ce qui fonctionne à l’écran. Cela permet aussi de réunir Cullen et Durant, qui ne s’étaient pas vu depuis la saison précédente. Le retour de Cullen au bercail est forcément une bonne idée même si je suis un peu septique quant au déroulé.

L’épisode a beau faire de belles choses, on sent qu’il y a encore plus derrière qui demande conclusion. Hell on Wheels ne peut cependant pas encore donner de conclusion et la série a plus ou moins été prise de court par rapport à ce que AMC a décidé dans le découpage en deux de la saison. Tout ce qui se passe autour d’Eva et de l’autre prostituée n’avait cependant pas de grand intérêt. Je me demande même si au fond le but n’était pas purement et simplement de rappeler que Eva existe, de même que Louise. Il n’y a rien de plus. Finalement, j’ai hâte de voir la suite de la série même si j’ai peur que cela soit assez fatal pour pas mal de personnages.

Note : 9/10 et 7/10. En bref, fin de mi-saison réussie.

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