27 Mai 2025
The Walking Dead: Dead City // Saison 2. Episode 4. Feisty Friendly.
Je crois qu’on a atteint un cap. En suivant The Walking Dead: Dead City, je me suis accroché pour Negan, Maggie, et pour ce qu’ils représentaient encore dans cet univers usé jusqu’à la corde. Mais après cet épisode 4, difficile de ne pas se demander : pourquoi continuer ? Cet épisode est, à mes yeux, le plus faible de la saison, et peut-être même de toute la série. Et pourtant, je suis encore là à en parler. Peut-être par attachement aux personnages, peut-être par curiosité morbide. Mais à part ça… franchement, on s’ennuie ferme. Ce qui me frappe surtout, c’est cette impression que la série se cherche un sens. Depuis le début de cette saison, on sent bien qu’elle tente d’élargir un peu son horizon, d’explorer autre chose que les sempiternelles attaques de rôdeurs.
Mais à force de vouloir trop en faire ou de mal le faire, on se perd. Cet épisode 4 en est un exemple flagrant. On nous balance des scènes qui se veulent tendues, des face-à-face censés être décisifs, mais tout retombe à plat. La tension est artificielle, les rebondissements sont téléphonés, et surtout, on ne croit plus vraiment aux enjeux. Prenons cette rencontre dans la maison de Bruegel, par exemple. On parle quand même d’un endroit censé être sécurisé, un bastion au milieu du chaos. Mais là, Maggie, Hershel et Perlie y entrent comme dans un moulin. Pas de surveillance, pas de gardes, aucune logique de sécurité... C’est tellement absurde que ça en devient presque comique.
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Comment peut-on encore nous servir ce genre de ficelles dans une franchise qui a plus de dix ans d’existence ? On a déjà vu Negan, la Dama et le Croat manigancer ensemble, alors pourquoi s’attendre à autre chose que des trahisons et des coups bas ? La scène aurait pu être l’occasion d’un vrai moment de tension, mais non, c’est juste un prétexte pour faire se croiser Maggie et Negan, encore une fois. Et ça tourne en rond. Ce qui me frustre le plus, c’est qu’il y a, malgré tout, des pistes intéressantes qui pourraient être mieux exploitées. Hershel, par exemple. On sent bien qu’il est en train de basculer, manipulé par la Dama, et ça aurait pu donner lieu à un vrai arc narratif.
Mais non, on nous ressert le schéma du gamin qui cache des choses à sa mère, qui se laisse influencer, qui joue les durs… C’est cousu de fil blanc. Maggie, de son côté, commence à se rendre compte qu’elle ne peut pas faire confiance à son propre fils, mais au lieu de creuser ce conflit, la série reste en surface. Hershel devient un pion dans une intrigue qui semble elle-même se chercher, et ça tourne à vide. Quant à Bruegel, censé être un personnage charismatique, il est réduit à une caricature. Kim Coates fait ce qu’il peut, mais le personnage est mal écrit. Il passe pour un excentrique à peine crédible, qui reçoit tout ce beau monde chez lui comme si de rien n’était, sans aucune logique ni prudence. Ça frôle le ridicule.
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Son potentiel en tant que leader retors est complètement gâché, et on a du mal à comprendre ce qu’il apporte vraiment à l’intrigue. Même Negan, pourtant l’un des rares personnages encore capables de surprendre, semble en mode automatique. Il a ses moments, bien sûr, mais tout est trop prévisible. On sait qu’il va finir par sauver la mise à sa façon, qu’il va tenter de se racheter, mais sans jamais vraiment se mouiller. La série donne l’impression de vouloir ménager la chèvre et le chou : garder Negan "dangereux", tout en le rendant "acceptable". Mais à force de jouer sur deux tableaux, elle finit par ne convaincre personne. Alors, pourquoi continuer ? Peut-être par attachement à Maggie et Negan, parce qu’ils sont ce qui reste de l’âme de The Walking Dead.
Peut-être aussi par espoir qu’un sursaut créatif vienne enfin secouer cette saison. Mais soyons honnêtes : cet épisode 4, c’est du remplissage. Une heure de dialogue creux, de décisions absurdes, et d’intrigues qui n’avancent pas vraiment. C’est un peu le syndrome de trop de spin-offs : on dilue, on tire à la ligne, on fait durer pour durer, mais sans réelle vision. Il serait temps que Dead City se réinvente ou qu’elle s’arrête. Parce qu’à ce rythme, on continue par habitude plus que par envie. Et ça, c’est le signe qu’il y a un vrai problème. Reste à espérer que la suite nous surprenne enfin. Mais après cet épisode, je ne retiens pas mon souffle.
Note : 3/10. En bref, je commence à perdre patience. Je m’ennuie fermement et je ne comprends pas vraiment où veut en venir cette série, comme si elle n’était là que pour remplir une grille des programmes.
Prochainement en France
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