4 Juin 2025
The Walking Dead: Dead City // Saison 2. Episode 5. The Bird Always Knows.
Il aura fallu attendre cinq épisodes pour enfin ressentir une forme d'implication devant la saison 2 de The Walking Dead: Dead City. Après une série de chapitres lents, parfois anecdotiques, souvent frustrants, cet épisode 5 marque une rupture bienvenue dans une saison qui peinait jusque-là à justifier son existence. On ne va pas crier au génie, loin de là. Mais dans l’ensemble, cet épisode a au moins le mérite de bousculer les choses. Il était temps. Dès les premières minutes, on sent que l'épisode ne va pas suivre le schéma habituel. Maggie est rapidement mise en danger, dans une séquence tendue qui, pour une fois, arrive à nous arracher un soupçon de stress.
Ce n’est pas que l’on croit vraiment à sa mort — soyons honnêtes, un tel personnage ne disparaîtra pas de façon aussi banale —, mais au moins, la mise en scène parvient à instaurer un minimum de suspense. Et dans une série qui semblait anesthésiée, c’est déjà un progrès. Le twist autour de Ginny est plus discutable. Son geste — pointer une arme sur Hershel — semble gratuit, voire incohérent, même si on comprend l’intention derrière. C’est censé refléter sa confusion, son désir de vengeance contre Negan. Mais encore une fois, c’est mal amené, et on a l’impression que l’écriture force les personnages à prendre des décisions absurdes juste pour créer un semblant de drame.
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Du côté de Negan, en revanche, l’épisode gagne en consistance. Après plusieurs épisodes où il semblait errer dans un rôle de figurant, le personnage retrouve enfin un peu de cette aura qui le rendait si ambigu dans la série principale. Negan manipule, calcule, agit dans l’ombre. Il utilise les tensions entre la Dama et le Croat à son avantage, et cette dynamique commence à produire des effets intéressants. Le retournement de situation final, avec la Dama laissée pour morte, suggère un changement de hiérarchie qui pourrait bousculer l'équilibre du groupe. Si, bien sûr, les scénaristes osent aller jusqu’au bout. Cela dit, tout cela aurait eu bien plus d’impact si la Dama avait été construite comme un antagoniste un peu plus crédible.
Jusqu’ici, son autorité repose surtout sur des postures et des discours creux. Sa potentielle élimination arrive presque comme une libération : on n’y croyait pas vraiment à son personnage. Ce cinquième épisode se distingue aussi par son rythme plus soutenu. Il s’y passe enfin quelque chose. Les confrontations sont plus frontales, les conséquences plus concrètes. On sent qu’on entre (enfin) dans la phase de dénouement de la saison. Mais cela suffit-il à faire oublier les quatre épisodes mollassons qui ont précédé ? Pas vraiment. L'écriture reste souvent paresseuse, les enjeux flous, les personnages secondaires sous-exploités. Bruegel, par exemple, n’a toujours pas trouvé sa place claire dans cette histoire.
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Hershel, quant à lui, est réduit à un rôle d'adolescent confus et muet, quand il devrait être un levier dramatique bien plus fort. Soyons clairs : on est loin d’une série indispensable. Dead City souffre toujours d’un manque d’identité, tiraillée entre l’envie de prolonger l’univers The Walking Dead et celle de proposer quelque chose de nouveau. Jusqu’ici, elle a échoué sur les deux tableaux. Mais cet épisode 5 redonne un léger espoir. Il montre que la série est encore capable d’installer une tension, de créer des enjeux, de jouer sur les relations troubles entre ses personnages. Il aura juste fallu attendre beaucoup trop longtemps.
Après cet épisode, la question reste ouverte : la saison peut-elle finir sur une note plus solide ? Il reste trois épisodes pour confirmer ce sursaut ou replonger dans le vide scénaristique qui caractérisait le début de saison. Personnellement, j’ai trouvé dans cet épisode 5 un intérêt que je n’avais pas ressenti depuis un moment. Pas de quoi tout racheter, mais suffisamment pour vouloir voir comment les pièces vont retomber. Reste à espérer que les scénaristes aient enfin compris que The Walking Dead, même en spin-off, ne peut survivre que si les personnages agissent avec un minimum de logique — et que le danger, le vrai, ne peut pas rester en hors-champ trop longtemps. Bref, un épisode qui relance un peu la machine, mais on n’est pas encore sortis de l’auberge.
Note : 6.5/10. En bref, j’ai trouvé dans cet épisode 5 un intérêt que je n’avais pas ressenti depuis un moment. Pas de quoi tout racheter, mais suffisamment pour vouloir voir comment les pièces vont retomber.
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