3 Octobre 2025
NCIS: Tony & Ziva // Saison 1. Episode 7. Dark Mirror.
L’épisode 7 de NCIS: Tony & Ziva, intitulé « Dark Mirror », avait tout pour intriguer : un parallèle entre deux couples, une plongée dans les zones grises de l’espionnage et des tensions familiales autour de Tali. Pourtant, malgré quelques moments efficaces, l’ensemble reste assez plat et donne le sentiment d’un rendez-vous manqué. L’idée de comparer Tony et Ziva à Martine et Jonah aurait pu donner un vrai relief à l’épisode. Les deux duos fonctionnent comme un reflet déformé : des partenaires liés par des sentiments forts, mais séparés par leurs choix et leur rapport à la violence.
Là où Tony et Ziva se débattent avec leur passé et leur rôle de parents, Martine et Jonah sombrent dans la manipulation et l’absence de limites. Sur le papier, le contraste est clair. Sur l’écran, il peine à captiver. Les flashbacks consacrés à Martine et Jonah, censés densifier les personnages, ralentissent l’action plus qu’ils ne la nourrissent. Ce détour psychologique aurait mérité plus de rythme, car au final, l’attente d’un vrai face-à-face avec Tony et Ziva s’étire inutilement. Un des fils rouges de l’épisode repose sur Tali, la fille de Tony et Ziva. Sa réaction face au rapprochement de ses parents surprend : elle préfère que les choses restent comme elles sont, quitte à rejeter l’idée d’une famille réunie.
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Ce choix scénaristique apporte une certaine fraîcheur, car il évite la facilité du “happy family” immédiat. Mais dans son traitement, la scène reste en surface. L’impact émotionnel n’est pas à la hauteur du sujet. Le dilemme parental de Tony et Ziva, partagé entre leur mission et leur rôle auprès de Tali, est présent mais jamais creusé. La série effleure l’enjeu sans vraiment s’y plonger, ce qui laisse une impression de tiédeur. Tout n’est pas à jeter. Les scènes d’action à Paris apportent un peu d’énergie, même si elles paraissent trop calibrées pour surprendre. Ziva en infiltration et Tony qui laisse entrevoir ses failles offrent quelques passages réussis.
Le personnage d’Albert, avec son regard extérieur sur Tony, amène un souffle intéressant, bien que rapidement éclipsé. Il y a aussi un effort pour moderniser le discours, notamment lorsque Martine rejette une preuve en affirmant qu’elle est générée par l’IA. Ce détail ancre l’intrigue dans des problématiques actuelles et montre que les scénaristes tentent de sortir des schémas habituels. Malheureusement, ces bonnes idées restent isolées et ne suffisent pas à sauver le rythme global. Au final, « Dark Mirror » ressemble davantage à un épisode de transition qu’à une pièce maîtresse de la saison. Il avance quelques pions sur le plan narratif, met en lumière les dilemmes du couple central et esquisse une opposition claire avec leurs ennemis.
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Mais rien n’y semble assez fort pour marquer durablement. N’étant pas particulièrement attaché à Tony et Ziva depuis leur départ de la série mère, je n’y ai pas trouvé de quoi raviver l’intérêt pour ce duo. Il y a des moments sympathiques, certes, mais rien qui donne envie de le revoir ou d’y repenser longtemps après le générique. Cet épisode de NCIS: Tony & Ziva laisse une impression mitigée. Le potentiel était bien là, mais il s’est dilué dans une écriture trop sage et un manque de souffle dramatique. Quelques scènes sortent du lot, mais l’ensemble reste assez fade. Plus qu’un miroir sombre, c’est surtout un reflet un peu flou.
Note : 4.5/10. En bref, un épisode 7 de NCIS: Tony & Ziva qui se veut intense mais s’égare dans la tiédeur, avec quelques bonnes idées noyées dans un ensemble trop sage et sans relief.
Prochainement en France
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