14 Novembre 2025
NCIS: Sydney // Saison 3. Episode 5. Black is White.
X-Files dans son atmosphère, NCIS: Sydney revient cette semaine à un registre beaucoup plus classique avec l’épisode 5, « Black is White ». Un retour aux sources ? Pas vraiment. Loin de la fantaisie et du souffle dépaysant des précédents épisodes, celui-ci retombe dans une mécanique trop familière, presque interchangeable avec les intrigues de la série mère. C’est un épisode qui coche toutes les cases sans jamais vraiment s’en démarquer. Correct, mais un peu terne — et c’est bien là le problème. L’intrigue de la semaine repose sur une affaire de renseignement et d’espionnage, un terrain que la franchise maîtrise depuis longtemps. Le souci, c’est qu’ici, rien ne surprend vraiment.
Les rebondissements sont prévisibles, les enjeux mesurés, et la tension reste superficielle. On sent la volonté des scénaristes de proposer un épisode plus “terre-à-terre” après les escapades un peu folles dans l’Outback, mais ce retour à la normalité se traduit surtout par une perte d’énergie. Là où les précédents chapitres s’amusaient à mélanger les genres — humour, mystère, émotion —, cet épisode s’enferme dans un format trop classique : enquête, résolution, moralité. Le résultat est efficace, mais fade. On regarde sans s’ennuyer, mais sans être emporté non plus. Depuis le début de la saison 3, NCIS: Sydney avait réussi à imposer sa personnalité : un ton plus libre, une approche plus humaine, et surtout un ancrage local fort.
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L’Australie n’était pas qu’un décor, mais un véritable personnage. Dans « Black is White », cet aspect disparaît presque totalement. L’épisode pourrait se dérouler à Washington ou à Los Angeles, et on n’y verrait pas la différence. Le rythme, la mise en scène, même les dialogues, tout semble aligné sur le modèle américain. C’est d’autant plus frustrant que la série avait jusque-là réussi à trouver un équilibre entre l’efficacité du NCIS original et un ton plus singulier, parfois même un peu décalé. Ici, on revient à un schéma connu, presque rassurant, mais qui fait perdre à Sydney une partie de sa saveur.
Le fil rouge autour du secret de Mackey reste en arrière-plan, sans véritable évolution. On sait qu’elle cache quelque chose à son équipe, on sait que JD s’en doute, mais tout stagne. Ce mystère, qui jusque-là apportait une tension intéressante, semble ici figé. Leur relation reste solide, empreinte de confiance et de loyauté, mais on attend un pas de plus. Cet épisode ne l’offre pas, préférant miser sur des scènes convenues où chacun joue son rôle sans prendre de risque. On sent que la série prépare quelque chose pour plus tard, mais sur le moment, la dynamique entre eux tourne un peu en rond. DeShawn bénéficie d’un peu plus de temps d’écran, ce qui est toujours agréable, mais même là, le scénario manque de surprise.
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Il reste fidèle à son image de cœur du groupe, celui qui relie les autres, mais l’épisode ne creuse pas vraiment son personnage. Quant à Blue et Trigger, leur présence est confirmée, mais leur évolution reste timide. Les voir définitivement intégrés à l’équipe fait plaisir, certes, mais la série passe un peu à côté de l’occasion de les approfondir. Tout semble “en pause”, comme si cet épisode servait simplement de transition avant de passer à autre chose. Difficile de dire que « Black is White » est un mauvais épisode — il remplit son rôle, reste fluide, et offre quelques moments d’équipe toujours sympathiques. Mais il souffre d’un vrai manque d’audace.
Là où les précédents épisodes proposaient une respiration, une ambiance, ou une idée un peu différente, celui-ci se contente de reproduire une formule déjà trop vue dans l’univers NCIS. L’humour se fait discret, l’action manque de souffle, et les émotions semblent mécaniques. Tout est en place, mais rien ne vibre vraiment. Ce cinquième épisode de la saison 3 marque un coup d’arrêt dans la dynamique de NCIS: Sydney. Après avoir su s’émanciper des codes de la franchise pour proposer une tonalité plus personnelle, la série retombe ici dans un schéma trop connu, presque téléphoné.
Ce n’est pas un raté, mais un épisode qui donne l’impression d’un pas de côté, voire d’un repli. Si la saison veut retrouver son élan, il faudra renouer avec ce qui faisait sa force : l’originalité du cadre, la chaleur du groupe, et cette capacité à surprendre un peu.
Note : 4.5/10. En bref, « Black is White » reste un épisode correct, mais sans relief — un épisode qu’on oublie assez vite une fois le générique passé.
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