4 Décembre 2025
NCIS: Sydney // Saison 3. Episode 7. Gold Digger.
Après un épisode 6 très procédural, NCIS: Sydney poursuit sa route avec « Gold Digger », un volet qui choisit cette fois une tonalité plus légère, presque ludique par moments. L’enquête du jour, centrée sur un trésor caché et un duo improbable formé par un soldat doté d’une mémoire exceptionnelle et un chasseur de fortune trop sûr de lui, donne à l’épisode une couleur plus détendue. Pourtant, derrière l’humour, on sent poindre une petite déconnexion avec la direction plus sombre et personnelle que la saison avait esquissée jusque-là. Ce qui domine dans cet épisode, c’est la place accordée à JD. Depuis le début de la saison, la série met doucement en avant son équilibre fragile entre vie professionnelle et vie familiale.
Ici, c’est son rôle de père qui revient au premier plan, dans un parallèle assumé avec la relation compliquée entre un jeune homme et son propre père, impliqué dans l’affaire. L’idée est intéressante, mais le traitement reste assez discret, presque trop. On comprend ce que l’épisode cherche à dire, sans que cela soit vraiment approfondi. JD tente de maintenir un lien avec son fils malgré son emploi du temps impossible, et quelques scènes, notamment autour d’un vieux pistolet à eau des années 90, permettent de saisir l’attachement qu’il porte à sa vie de père. Ces moments apportent un peu de douceur, mais l’épisode n’explore pas suffisamment ce fil pour qu’il prenne toute son ampleur.
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La dynamique entre JD et Mackey évolue aussi, même si là encore, la série avance à petits pas. Depuis l’an dernier, leurs scènes communes se multiplient et construisent une proximité évidente, sans pour autant franchir le cap que beaucoup anticipent. Ce qui les rejoint — leur rôle de parent, leur instinct de protection — pourrait aussi être ce qui les sépare. Mackey reste partagée entre sa vie en Australie et son fils resté aux États-Unis, tandis que JD refuse l’idée de s’éloigner du sien. L’épisode laisse planer ces questions sans y répondre, comme une ombre discrète derrière l’humour et les rebondissements. Ce lien entre eux tient aussi à leur façon d’être l’un avec l’autre.
JD, malgré son aisance sociale, ne montre que rarement sa vulnérabilité. Mackey, elle, laisse rarement quelqu’un entrer dans sa vie privée. Et pourtant, quand ils se retrouvent en tête-à-tête, chacun semble percevoir chez l’autre une vérité plus intime. Cela reste en filigrane, sans se transformer en révélation ou en rupture. Là encore, c’est une évolution lente, presque trop contenue, mais c’est ce qui crée une continuité depuis le début de la saison. Autour d’eux, l’équipe continue de fonctionner, mais avec un déséquilibre désormais visible. L’introduction de Trigger, amusante au départ, commence à prendre un peu trop de place par rapport au développement d’Evie et DeShawn, deux personnages qui, depuis le début de la saison, peinent à trouver leur espace.
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L’épisode 7 le montre encore : Trigger bénéficie d’un temps d’écran conséquent alors qu’Evie et DeShawn restent cantonnés à quelques scènes secondaires. Leur relation, pourtant prometteuse en début de saison, semble avoir été reléguée au second plan. Cela donne une impression de fragmentation, comme si certaines pistes narratives restaient en suspens sans être reprises. L’épisode joue beaucoup sur l’humour, parfois au point de faire oublier l’enquête. Le ton très léger contraste fortement avec l’ambiance du début de saison, où NCIS: Sydney semblait vouloir s’aventurer vers quelque chose de plus épais, notamment autour des secrets que Mackey traîne depuis plusieurs épisodes. Ici, ce fil est presque absent, comme si la série appuyait sur pause.
On retrouve les moments de camaraderie, le côté chaleureux de la team, mais la tension qui accompagnait les premiers épisodes s’estompe. Comme pour l’épisode précédent, ce manque de continuité participe à une sensation d’essoufflement. La saison 3 avait débuté avec des enjeux personnels forts, qu’il s’agisse de Blue, de Doc Roy ou de Mackey. Pourtant, plusieurs épisodes plus légers se sont enchaînés, donnant l’impression que le récit avance sans véritable fil conducteur. « Gold Digger » s’inscrit dans cette tendance, sympathique mais un peu détachée du reste. Cela ne rend pas l’épisode désagréable pour autant. On retrouve l’énergie australienne propre à la série, ce mélange de bon esprit et de terrain de jeu en plein air qui fait son charme depuis ses débuts.
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Certains échanges fonctionnent bien, notamment entre JD et Trigger, dont la complicité étonnante amène quelques scènes plaisantes. Mais on en ressort avec l’impression que la série pourrait aller plus loin, et qu’elle retient pour l’instant ses cartes. « Gold Digger » est donc un épisode divertissant mais qui contribue peu à l’évolution de la saison. Il apporte quelques nuances sur JD et sur sa relation avec Mackey, mais laisse encore de nombreux axes en suspens, notamment du côté d’Evie et DeShawn. La série semble osciller entre humour et enjeux plus profonds sans parvenir à les fusionner complètement. Reste à voir si les prochains épisodes renoueront avec la cohérence et l’intensité qui avaient marqué le début de cette troisième saison.
Note : 5.5/10. En bref, « Gold Digger » est donc un épisode divertissant mais qui contribue peu à l’évolution de la saison.
Prochainement en France
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