17 Janvier 2026
The Hunting Party // Saison 2. Episode 2. Adrian Gallo.
Après un premier épisode marqué par un ton plus sombre et des enjeux émotionnels forts, The Hunting Party propose avec l’épisode 2 de la saison 2 une approche plus familière. Intitulé « Adrian Gallo », cet épisode s’inscrit clairement dans la structure procédurale classique de la série. Le résultat reste solide, même si l’ensemble peine à réellement se démarquer. L’affaire de la semaine repose sur un concept visuellement marquant : un tueur qui enferme ses victimes dans de la résine pour les exposer comme des œuvres figées. L’idée fonctionne immédiatement sur le plan de l’étrangeté.
Le malaise ne vient pas seulement de la méthode, mais de la mise en scène quasi artistique des crimes, qui transforme l’espace public en galerie macabre. Cette singularité rappelle que la série conserve une vraie créativité dans la conception de ses antagonistes. Adrian Gallo est présenté comme un personnage obsédé par la notion de préservation. Derrière cette fixation se cache un passé marqué par la maladie et la perte, ce qui permet de relier ses actes à un traumatisme ancien. Cette approche psychologique reste cohérente avec l’ADN de la série, même si elle manque parfois de surprise. Le lien entre souffrance passée et passage à l’acte est clair, peut-être trop. L’épisode introduit également une ancienne enquêtrice liée à l’affaire, Erica, dont l’implication progressive soulève rapidement des doutes.
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Le choix narratif de faire émerger un tueur secondaire, inspiré par le premier, apporte une tension supplémentaire. Toutefois, cette mécanique rappelle d’autres intrigues déjà explorées dans la série : la figure du proche endeuillé qui bascule n’est pas nouvelle ici. Les indices sont bien disséminés, mais le retournement final reste assez prévisible. Cela dit, le parallèle établi entre Adrian et Erica n’est pas dénué d’intérêt. Tous deux partagent une fascination malsaine et une incapacité à lâcher prise. La différence tient surtout dans la manière dont chacun justifie ses actes. Là où Adrian semble prisonnier de son obsession, Erica paraît davantage animée par un besoin de contrôle et une colère non résolue.
Même si l’enquête occupe une place importante, l’épisode continue de développer l’arc émotionnel de Bex. La perte d’Oliver continue de la hanter, et cela se ressent dans son comportement. Elle est plus méfiante, plus abrupte, parfois impatiente face aux obstacles. Certaines scènes laissent entrevoir une colère contenue, qui pourrait devenir problématique à long terme. Le dialogue entre Bex et Shane autour de la notion de lumière et d’obscurité donne une respiration bienvenue à l’épisode. Cette discussion souligne à quel point le travail qu’ils accomplissent peut laisser des traces durables. Shane apparaît comme un point d’équilibre, même s’il n’est pas exempt de ses propres zones d’ombre.
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Cette relation apporte une dimension plus humaine à une intrigue par ailleurs très sombre. L’épisode semble également utiliser Erica comme un miroir potentiel de ce que Bex pourrait devenir si elle laissait ses émotions prendre le dessus. Ce parallèle n’est jamais formulé explicitement, mais il traverse plusieurs scènes de manière sous-jacente. Sur le plan institutionnel, la série poursuit l’installation d’un climat de méfiance. L’absence de Col. Lazarus se fait sentir, remplacée par Jonathan Peck, un personnage dont les intentions restent floues. Il ne semble pas hostile, mais il inspire peu de confiance. Cette distance crée une dynamique intéressante, même si elle avance lentement.
Morales et le reste de l’équipe continuent de fonctionner en vase clos, comme si la confiance ne pouvait exister qu’entre eux. Cette attitude renforce l’idée que les véritables dangers ne viennent pas uniquement des tueurs, mais aussi des structures censées les contenir. L’épisode 2 de la saison 2 de The Hunting Party remplit efficacement son rôle. L’enquête est maîtrisée, le concept du tueur est suffisamment marquant pour maintenir l’intérêt, et les personnages continuent d’évoluer, notamment Bex. Cependant, l’ensemble donne parfois l’impression de cocher les cases plutôt que de prendre des risques.
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Ce chapitre sert surtout de transition, installant des thèmes qui pourraient prendre plus d’ampleur par la suite : la corruption émotionnelle liée au métier, la frontière floue entre justice et obsession, et la difficulté de faire confiance à une hiérarchie instable. Si les prochains épisodes parviennent à approfondir ces pistes, la saison pourrait gagner en intensité. Pour l’instant, « Adrian Gallo » reste un épisode agréable à suivre, mais sans véritable surprise.
Note : 6/10. En bref, l’épisode 2 de la saison 2 de The Hunting Party remplit efficacement son rôle. L’enquête est maîtrisée, le concept du tueur est suffisamment marquant pour maintenir l’intérêt, et les personnages continuent d’évoluer, notamment Bex. Cependant, l’ensemble donne parfois l’impression de cocher les cases plutôt que de prendre des risques.
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