24 Février 2026
CIA // Saison 1. Episode 1. Pilot.
La nouvelle série CIA démarre avec un premier épisode qui pose immédiatement ses intentions. L’épisode 1 de la saison 1 introduit un univers d’espionnage ancré sur le sol américain, avec une dynamique inattendue entre deux institutions souvent perçues comme concurrentes : la CIA et le FBI. En tant que spectatrice attachée aux séries procédurales, j’attendais ce lancement avec prudence. Le résultat m’a surprise, sans chercher à en faire trop. Le point d’entrée dans cet univers repose sur un duo contrasté. D’un côté, Colin Glass, agent de la CIA interprété par Tom Ellis, avance avec assurance et un sens évident de la manipulation stratégique.
À New York, un duo improbable se forme : Bill Goodman, agent spécial du FBI rigoureux et méthodique, est associé à Colin Glass, agent de la CIA aussi mystérieux que retors. Malgré leurs tempéraments opposés, ils doivent apprendre à collaborer pour enquêter sur des affaires délicates, allant de complots internationaux à des cellules terroristes, en passant par des secrets géopolitiques. Très vite, ils découvrent que leurs différences, loin d’être un obstacle, pourraient bien devenir leur plus grande force.
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De l’autre, Bill Goodman, agent du FBI incarné par Nick Gehlfuss, applique les règles à la lettre et affiche une rigidité presque déconcertante. Leur collaboration n’a rien d’évident. Elle est même tendue dès les premières minutes. Ce qui fonctionne dans cet épisode pilote, ce n’est pas une succession de scènes d’action spectaculaires. Il n’y a pas de course-poursuite interminable ni d’explosions à répétition. L’intérêt repose ailleurs : dans les échanges, dans les silences, dans les mensonges à moitié assumés. Colin cache des informations, Bill exige des réponses. L’un agit dans l’ombre, l’autre veut des procédures claires. Cette opposition crée une tension constante, parfois teintée d’ironie.
L’intrigue principale tourne autour d’une arme à énergie dirigée, technologie inquiétante dont la démonstration pourrait avoir lieu en pleine heure de pointe à New York. Le cœur du problème s’appelle Adrian Torres, une ressource de la CIA instable, persuadée d’avoir agi pour le bien commun. Il a développé un code qui a finalement été utilisé à des fins militaires. Convaincu d’être un lanceur d’alerte, il s’est retrouvé manipulé par un intermédiaire bien moins innocent qu’il ne l’imaginait. Ce personnage apporte une dimension humaine à l’épisode. Adrian ne se voit pas comme un traître. Il pense corriger une injustice. Son trouble bipolaire, combiné à l’arrêt de son traitement, brouille sa perception de la réalité.
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L’épisode ne cherche pas à l’excuser totalement, mais il évite aussi d’en faire un simple antagoniste. Cette nuance m’a semblé importante. La relation entre la CIA et le FBI constitue un autre axe intéressant. Le fait que la CIA ait besoin d’un agent du FBI pour opérer légalement sur le territoire américain est intégré au scénario de manière naturelle. Bill devient ainsi le lien indispensable, même si cela contrarie profondément son sens de l’ordre. Il considère les agents de la CIA comme des professionnels du mensonge. Et il n’a pas totalement tort. Pourtant, l’équipe appelée “Fusion Cell” ne rejette pas Bill. Au contraire, elle l’intègre progressivement. Les informations circulent, même si certaines réticences subsistent.
Cette collaboration moins conflictuelle que prévu apporte une tonalité différente de celle observée dans d’autres séries du même univers. Un élément vient complexifier l’ensemble : la possibilité d’une taupe au sein même de la cellule. L’épisode 1 sème cette graine sans trop en révéler. Plusieurs profils pourraient correspondre, notamment l’analyste Gina Rojas ou la cheffe adjointe Nikki Reynard. Les soupçons semblent presque trop évidents, ce qui laisse penser que la série prendra le temps d’élargir le cercle des suspects. La présence de Jeremy Sisto dans le rôle de Jubal Valentine assure un pont avec l’univers FBI déjà installé. Son intervention n’éclipse pas l’intrigue principale.
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Elle sert plutôt à légitimer Bill et à rappeler que cette collaboration s’inscrit dans une continuité. La relation entre Jubal et Bill suggère un passé commun, sans alourdir le récit d’explications inutiles. Ce premier épisode parvient à installer un ton. Il ne cherche pas à impressionner par des artifices visuels. Il préfère développer ses personnages et poser les bases d’un conflit plus large. L’idée d’une menace technologique imminente donne un cadre, mais l’intérêt repose surtout sur l’évolution du duo principal. Colin apparaît comme quelqu’un qui croit sincèrement en ses sources, quitte à manipuler son partenaire pour protéger ses opérations.
Bill, lui, commence à comprendre que le monde de l’espionnage ne fonctionne pas selon les mêmes règles que les enquêtes criminelles classiques. Une forme d’apprentissage mutuel se dessine. Aucun des deux ne semble prêt à céder complètement, et c’est précisément ce qui donne envie de voir la suite. La ville de New-York devient un terrain d’opérations discret, presque invisible. L’idée qu’une démonstration d’arme puisse se dérouler au milieu des civils crée une tension diffuse. Sans tomber dans la paranoïa excessive, l’épisode rappelle que certaines menaces ne sont pas spectaculaires, mais silencieuses. En définitive, l’épisode 1 de la saison 1 de CIA pose des bases solides.
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Il installe ses personnages, esquisse un arc narratif autour d’une taupe et amorce une collaboration fragile entre deux agences majeures. Le rythme reste mesuré, parfois presque retenu, mais cela laisse de l’espace pour construire quelque chose sur la durée. La curiosité l’emporte sur les doutes initiaux. La série devra confirmer ces premières impressions dans les prochains épisodes. Si la relation entre Colin et Bill continue d’évoluer avec la même subtilité, et si l’intrigue autour de la taupe gagne en profondeur, CIA pourrait trouver sa place parmi les séries d’espionnage contemporaines, sans chercher à imiter ce qui existe déjà.
Note : 6/10. En bref, l’épisode 1 de la saison 1 de CIA pose des bases solides. Il installe ses personnages, esquisse un arc narratif autour d’une taupe et amorce une collaboration fragile entre deux agences majeures. Le rythme reste mesuré, parfois presque retenu, mais cela laisse de l’espace pour construire quelque chose sur la durée.
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