21 Avril 2026
CIA // Saison 1. Episode 8. Orbital.
Huit épisodes. Il aura fallu attendre le huitième épisode de CIA pour qu'on commence enfin à respirer un peu. Depuis le lancement de la saison 1, on naviguait entre des intrigues un peu molles et un développement qui se cherchait. Là, on sent que la série appuie sur l'accélérateur et trouve enfin son rythme de croisière, même si tout n'est pas encore parfait. L’histoire de cet épisode monte d’un cran avec une menace d'envergure internationale. C'est un vrai bon point car, pour une fois, on comprend pourquoi la CIA est sur le coup. Dans les épisodes précédents, on avait parfois l'impression que n'importe quelle unité de police locale aurait pu gérer l'affaire.
Ici, l'enjeu est sérieux, les conséquences sont lourdes, et ça change tout. La tension monte naturellement et on se retrouve face à un récit plus dense, où les différentes pistes finissent par se croiser intelligemment. C'est accrocheur, malgré quelques raccourcis scénaristiques un peu visibles. Du côté des personnages, Bill commence enfin à sortir de sa coquille. Jusqu'ici, il jouait un peu trop le rôle de l'agent scolaire, celui qui suit les règles à la lettre sans trop poser de questions. Dans cet épisode, il gagne en épaisseur. Il commence à comprendre que sur le terrain, la théorie ne suffit pas. Il s'adapte, il improvise et il accepte que les méthodes de la CIA soient parfois assez grises.
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C'est une évolution bienvenue qui rend le personnage beaucoup plus crédible et moins plat. Sa relation avec Colin s'affine aussi. On est loin des grands discours sur la confiance : ça passe par l'action. Ils commencent à se comprendre sans se parler, et cette dynamique fonctionne bien mieux ainsi. À côté d'eux, Gina sort enfin de l'ombre. On l'avait vue passer dans le décor pendant des semaines, et là, elle se retrouve envoyée au front. Le problème, c'est que ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Comme on ne sait pas grand-chose d'elle, son passage à l'action manque un peu de punch émotionnel.
On sent que les scénaristes ont voulu accélérer son importance d'un coup, ce qui rend certaines de ses scènes un peu forcées. D'ailleurs, parlons de la fameuse "taupe". C’est le fil rouge qui court depuis le début, et cet épisode sème pas mal de doutes, notamment sur Gina. L'idée est bonne, mais le souci reste le même : est-ce qu'on est vraiment attachés aux personnages pour que la trahison nous fasse un choc ? Après huit épisodes, ce suspense aurait dû être plus viscéral. Pour l'instant, on regarde ça avec curiosité, mais sans avoir le cœur qui bat vraiment la chamade. On espère que les révélations finales auront assez de poids pour ne pas nous laisser sur notre faim.
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Un autre élément qui débarque tardivement, c'est la vie privée de Bill. On nous parlait de sa fiancée depuis le premier épisode, et elle finit par apparaître. L'intention est louable, on veut humaniser le héros, lui donner des enjeux personnels. Mais là encore, le décalage est flagrant. Comme on ne les a jamais vus ensemble auparavant, leurs interactions manquent de profondeur. On a l'impression d'arriver au milieu d'une conversation dont on a raté le début. C'est un peu dommage, car ça casse le rythme d'un épisode qui, par ailleurs, est beaucoup plus nerveux et maîtrisé que la moyenne. Sur la forme, l'épisode est plus solide. Les scènes d'action sont mieux filmées, elles servent vraiment le récit au lieu d'être là juste pour faire du bruit.
Le ton est plus juste, moins hésitant. La série commence à se forger une identité visuelle et narrative, même si elle reste encore un peu fragile. On sent qu'il y a eu une prise de conscience en cours de production pour redresser la barre. Au final, on termine cet épisode avec un sentiment mitigé de satisfaction et de regret. C'est frustrant de voir la série devenir vraiment intéressante alors que la saison touche presque à sa fin.
Note : 6.5/10. En bref, je me dis que si ce niveau d'intensité avait été présent dès le début, CIA serait déjà une série plus intéressante. En l'état, c'est un bon divertissement qui corrige ses erreurs sur le tard. Il va falloir que les deux derniers épisodes transforment l'essai et apportent des réponses concrètes. J’ai envie d'y croire, mais je garde quand même une petite réserve. La suite nous dira si cette montée en puissance était un vrai tournant ou juste un sursaut passager.
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