9 Mars 2026
Elsbeth // Saison 3. Episode 12. All’s Hair.
Après l’épisode 11 et son intrigue autour du biohacking, Elsbeth change totalement d’univers dans l’épisode 12 de la saison 3. Cette fois, l’enquête nous plonge dans un milieu inattendu : celui des perruquiers de célébrités. Un décor étrange au premier abord, mais qui correspond assez bien à l’esprit de la série, où les crimes naissent souvent dans des mondes très spécifiques. Comme souvent avec Elsbeth, l’épisode oscille entre enquête policière classique et situations presque absurdes. Le résultat est un épisode qui mélange humour, indices improbables et développements dans les intrigues secondaires qui traversent toute la saison.
L’histoire commence avec un conflit entre plusieurs spécialistes de perruques travaillant pour des clients prestigieux. Une règle non écrite régit leur milieu : ne jamais voler les clients des autres. Mais comme souvent dans les intrigues de Elsbeth, l’argent et la reconnaissance finissent par faire sauter les règles. Lorsqu’un perruquier décide de briser ce code en récupérant une cliente importante, la situation dégénère rapidement. La confrontation avec son rival se termine par un meurtre, maquillé ensuite pour ressembler à un cambriolage. Le choix de l’arme — un fer à boucler — correspond parfaitement au ton particulier de la série, où les objets du quotidien deviennent parfois des éléments centraux de l’enquête.
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Ce genre de scénario rappelle certains épisodes précédents de la saison 3, où l’identité du meurtrier est souvent révélée très tôt au spectateur. L’intérêt ne repose donc pas uniquement sur le “qui”, mais plutôt sur le “comment Elsbeth va le prouver”. Un des éléments les plus intéressants de cet épisode est la collaboration entre Elsbeth et le détective Smullen. Leur dynamique fonctionne bien, notamment parce qu’elle repose sur un mélange de sérieux et de décalage. Smullen représente souvent la méthode policière classique, alors qu’Elsbeth s’appuie davantage sur l’observation et les intuitions. Dans cet épisode, leurs deux approches se complètent.
Par exemple, ils remarquent ensemble qu’un fer à boucler pourrait être lié au meurtre, et Elsbeth pousse le raisonnement plus loin en imaginant que le coupable a dû se brûler en utilisant cet objet. Cette idée conduit à plusieurs scènes assez amusantes où Elsbeth observe attentivement les suspects pour repérer d’éventuelles traces de brûlure. Le moment où elle fixe les mains d’une suspecte pendant un interrogatoire est typique du ton de la série : une enquête sérieuse, mais racontée avec une certaine légèreté. Cette collaboration rappelle aussi d’autres moments de la saison où Elsbeth travaille étroitement avec différents membres de l’équipe.
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Contrairement à certaines séries policières plus rigides, Elsbeth semble apprécier ces variations de partenariats. Le crime lui-même repose sur un contexte assez particulier : la concurrence entre créateurs de perruques pour célébrités et les problèmes d’approvisionnement en cheveux naturels très rares. Ce genre d’idée pourrait facilement devenir ridicule, mais la série assume pleinement ce côté étrange. C’est même devenu une sorte de signature. Dans l’épisode 10, l’univers du ballet servait de décor à un meurtre méthodique. Dans l’épisode 11, la quête d’une jeunesse éternelle via la technologie était au centre de l’intrigue. Ici, ce sont les perruques et les salons spécialisés qui deviennent le terrain du crime.
L’enquête progresse notamment grâce à un détail inattendu : un cheveu retrouvé dans un pot de sauce préparé par la mère de la victime. Cette preuve reste discutable, et certains spectateurs pourraient trouver cette résolution un peu fragile. Mais ce type d’indice improbable fait aussi partie du style narratif de la série. En parallèle de l’enquête principale, l’épisode continue de développer l’arc narratif autour d’Alec Bloom et de la campagne municipale. Cette intrigue secondaire traverse plusieurs épisodes de la saison 3, et elle semble prendre de l’ampleur ici. Le personnage de Winnie Crawford devient particulièrement intéressant dans cet épisode. Ses intentions restent difficiles à cerner.
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Elle semble chercher à exposer certains mensonges autour de Bloom, mais ses motivations ne sont pas totalement claires. Est-ce une stratégie politique ? Une volonté de manipuler les événements pour atteindre un objectif personnel ? Ou simplement une rivalité plus ancienne qui refait surface ? Cette ambiguïté ajoute une dimension différente à la série. Alors que l’intrigue principale de chaque épisode se conclut généralement rapidement, cette histoire politique s’étire sur plusieurs semaines et crée une tension plus durable. L’épisode inclut également une petite histoire autour d’un cas de harcèlement scolaire lié à un donateur de la fondation de Wagner. Cette intrigue semble moins intégrée au reste de l’épisode.
Le problème ne vient pas du sujet lui-même, qui est sérieux, mais plutôt de la manière dont il est traité. La situation se révèle finalement plus complexe — et peut-être moins dramatique — que prévu, ce qui donne parfois l’impression que cette partie du scénario détourne l’attention de l’enquête principale. Dans une saison déjà remplie de personnages et d’arcs narratifs, cette sous-intrigue paraît un peu isolée. L’épisode 12 n’essaie pas de transformer la formule de Elsbeth. Il s’inscrit plutôt dans la continuité de la saison 3, avec un mélange d’enquête, d’humour et de personnages excentriques.
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Ce qui fonctionne le mieux reste la personnalité d’Elsbeth elle-même : sa curiosité, sa façon d’observer les détails que les autres ignorent, et sa capacité à s’adapter à des univers très différents. Même lorsque les indices semblent improbables ou que certaines intrigues secondaires prennent plus de place que prévu, la série conserve un certain charme grâce à ce personnage central. Avec la progression de l’histoire autour d’Alec Bloom et l’apparition de nouvelles tensions politiques, la seconde partie de la saison pourrait aussi prendre une direction plus dramatique.
Note : 7/10. En bref, l’épisode s’inscrit dans la continuité de la saison 3, avec un mélange d’enquête, d’humour et de personnages excentriques.
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