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Critiques Séries : Crisis. Saison 1. Episode 8. How Far Would You Go.

11 Mai 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crisis

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Crisis // Saison 1. Episode 8. How Far Would You Go.


Quand Crisis avait débuté je dois avouer que je n’en attendais pas grand chose. C’était un projet qui me donnait envie (notamment car c’était créé par Rand Ravich) et puis rapidement le pilote m’a complètement refroidi. Un vrai glaçon. Mais petit à petit et après énormément d’épisode laborieux, la série a étrangement su renouveler le genre. Du coup, depuis l’épisode précédent j’ai l’impression de voir une autre série, beaucoup plus efficace et surtout intéressante. En mettant un peu moins en avant les enfants kidnappés la série gagne forcément des points. Les enfants devaient forcément être un peu plus malin que les autres, notamment en écoutant les conversations téléphoniques des malfrats ou encore en tentant de s’évader comme il se doit. Les deux intrigues de l’épisode vont tomber sur un os. Forcément, il reste encore 5 épisodes avant la fin de la saison et tout ne peut donc pas s’achever tout de suite. Mais je dois avouer que c’est une très bonne idée que de mettre en scène les enfants de la série. Ils sont les personnages les plus importants et ce sont eux les maitres de l’histoire (mine de rien, sans eux les kidnappeurs ne pourraient pas avoir ce qu’ils veulent et les agents du FBI ne serviraient pas à grand chose puisqu’il n’y aurait pas d’enfants à chercher).

« How Far Would You Go » est donc un épisode assez rythmé. Pas seulement pour les enfants mais également pour l’intensité qu’il y a dans le face à face entre Meg et Dunn. C’était une très belle scène, notamment car Gillian Anderson se donne corps et âme. La voir émouvante comme ça c’était très différent de ce que l’on a l’habitude de voir avec elle ces derniers trempe en télévision. En effet, Crisis exploite donc ce que Hannibal ou encore The Fall n’ont pas exploité chez elle : l’émotion. En plus d’être quelque chose de particulièrement émouvant (j’ai presque eu une larme à l’oeil), la confrontation avec Dunn était logique et bien menée. Cela permet de creuser un peu plus les personnages et leur utilité dans la série. Surtout Meg. Cette dernière n’a pas toujours su prouver à quel point elle peut être quelqu’un d’intéressant. Elle a eu beau fricoter avec le directeur de la CIA, ce n’était pas suffisant à mon goût pour en faire un personnage important à mes yeux. Dunn et Finley se retrouvent quant à eux séparés. Les deux intrigues avaient plus ou moins le même fût mais fonctionnaient très bien grâce à un rythme de croisière assez forcené. Crisis ne laisse donc pas trop de temps au téléspectateur pour s’ennuyer.
vlcsnap-2014-05-05-19h22m05s137.jpgEt puis il y a Gibson. Ce dernier est tout de même l’un des pires personnages de la série. Il faut dire que Dermot Mulroney n’est pas parfait dans le rôle du méchant. Il aurait été beaucoup plus sage de le mettre dans un rôle de gentil (même si pour la couverture ce n’est pas si mal). Maintenant, les kidnappeurs sont plutôt dans une mission défensive alors qu’au début de la série ils étaient là à attaquer tout le monde afin d’arriver à leurs buts. L’un des invités de cet épisode était Arnold Vosloo (La Momie). J’aime bien cet acteur car en plus d’être assez effrayant il est parfait pour les scènes d’action que l’on va lui confier. C’est l’un des pères de famille qui a sa fille kidnappée et qui va donc devoir faire ce que Gibson veut qu’il fasse. Tout cela va nous emmener dans une petite intrigue cuisinée aux oignons à l’issue assez inattendue. Globalement, souffrant parfois du manque de révélation, cet épisode gagne énormément de points grâce à un rythme assez bien construit qui nous donne l’impression de ne jamais nous ennuyer. Et c’est important pour une série de cet acabit. Crisis pourrait donc bien être en train de devenir une bonne petite série d’action sans prise de tête. Comme quoi…

Note : 6/10. En bref, le meilleur épisode de Crisis jusque là. Efficace et rythmé.

 

A noter : Crisis a été annulée par NBC après une saison.

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