13 Mai 2025
The Walking Dead : Dead City // Saison 2. Episode 2. Another Shit Lesson.
La deuxième saison de The Walking Dead: Dead City peine à trouver un second souffle, et ce deuxième épisode en est une preuve criante. Alors que l'on attendait une intensification des enjeux ou un renouvellement des dynamiques, on se retrouve face à une mécanique bien huilée... peut-être trop. L’épisode 2, intitulé "Another Shit Lesson", déroule un schéma narratif qui semble réchauffer des idées déjà bien utilisées dans les autres déclinaisons de la franchise. La série tente de maintenir l’équilibre entre Maggie et Negan, sans vraiment leur permettre de se retrouver pleinement.
Alors que le premier épisode de la saison 2 avait instauré une certaine tension narrative autour de leur séparation, ce second volet s’enlise dans une mise en scène attendue. Maggie, désormais réunie avec Hershel, tente de reprendre le fil d’une vie normale au sein de leur communauté. Une illusion vite balayée par l’arrivée de la milice de New Babylon, qui impose brutalement ses méthodes de recrutement. De son côté, Negan est toujours coincé dans Manhattan, aux mains du Croate et de la Dama. Ces deux figures veulent réveiller en lui le "vieux Negan", celui capable d’inspirer la peur.
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Une idée qui aurait pu amener des dilemmes plus profonds, mais qui semble ici utilisée comme simple ressort scénaristique. Résultat : on retrouve un Negan en mode passif-agressif, hanté par ses choix, mais enfermé dans une posture qui tourne à vide. L’épisode s’attarde longuement sur les discussions tactiques des forces de New Babylon. On comprend vite que l'organisation est plus symbolique qu’efficace. Maggie, forte de son expérience et de sa connaissance du Croate, tente d’alerter sur les dangers à venir. Mais face à l’aveuglement de certains gradés, ses avertissements tombent dans l’oreille de sourds.
Une scène en particulier, sur le ferry, illustre à quel point l’armée de New Babylon donne parfois l’impression de jouer à la guerre plutôt que de la faire. Quand le plan tourne court, les conséquences sont immédiates : l’attaque tourne au carnage, les mines explosent, la panique se répand. Maggie avait vu juste, mais cela ne lui évite pas la détention, ni la menace de la pendaison aux côtés de son propre fils. Ces tensions internes révèlent un autre problème de la série : les décisions des personnages semblent parfois forcées pour faire avancer l’intrigue, sans toujours respecter leur cohérence psychologique.
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L’ancienne star du show principal, Negan, apparaît de plus en plus prisonnier d’un rôle figé. Il n’est ni le leader brutal d’autrefois, ni un véritable repenti. On sent que la série tente de jouer sur la corde de l’ambiguïté morale, mais le résultat reste tiède. Même lorsque Negan sabote partiellement une attaque pour protéger Hershel, son geste n’a pas la portée émotionnelle attendue. Pire, il déclenche en retour une exécution brutale – celle du jeune Victor – commandée par la Dama, histoire de rappeler que dans cet univers, toute émotion a un prix. Cette scène aurait pu être puissante, mais elle tombe à plat à force de répétitions.
Encore une fois, la série mime les grandes heures de The Walking Dead sans parvenir à retrouver leur intensité dramatique. Parmi les rares instants sincères de l’épisode, la relation entre Maggie et Hershel continue d’apporter un peu d’émotion. Leur échange, bref mais chargé de non-dits, montre bien le poids des responsabilités que porte Maggie, et les effets du conflit sur son fils. Mais là encore, la série survole les enjeux sans vraiment les creuser. Hershel est là, témoin impuissant, tandis que Ginny, elle, semble porter en silence une volonté d’action qui pourrait exploser à tout moment.
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Le final, qui voit le groupe de survivants se réfugier dans Central Park, tente d’ouvrir une nouvelle porte. L’idée d’exploiter un cadre iconique et sauvage est intéressante. Cela pourrait offrir un peu de renouveau à une série qui en a bien besoin. Mais si les mêmes recettes continuent d’être appliquées, le décor, aussi original soit-il, ne suffira pas à redonner de l’élan à l’histoire. Ce deuxième épisode de The Walking Dead: Dead City saison 2 illustre un problème récurrent dans l’univers étendu de la franchise : une incapacité à se réinventer. Les personnages sont là, les enjeux sont posés, mais l'exécution reste mécanique.
La série rejoue des partitions connues, sans surprise ni réelle montée en tension. Pour les fans de longue date, cela peut encore suffire, mais pour ceux qui espéraient une véritable relance après la saison 1, ce début de saison laisse perplexe. Si l'on veut que Dead City évite le sort d’un walker errant sans but, il va falloir que la série cesse de tourner en rond et ose enfin raconter quelque chose de nouveau.
Note : 4.5/10. En bref, la série rejoue des partitions connues, sans surprise ni réelle montée en tension. Pour les fans de longue date, cela peut encore suffire, mais pour ceux qui espéraient une véritable relance après la saison 1, ce début de saison laisse perplexe.
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