20 Mai 2025
The Walking Dead: Dead City // Saison 2. Episode 3. Why Did the Mainlanders Cross the River?
Troisième épisode, troisième tentative de nous accrocher à quelque chose de vraiment nouveau. Mais voilà, malgré quelques idées intéressantes et une ambiance qui cherche à se renouveler, The Walking Dead: Dead City reste engluée dans ses vieux réflexes. On a l’impression que la série avance en pilote automatique, recyclant des mécaniques qu’on connaît par cœur. Est-ce encore une série de survie ou juste une routine post-apocalyptique qui s’étire ? Il faut le dire : on ne s’ennuie pas totalement, mais on n’est pas non plus franchement captivé.
Tout semble tourner en rond, avec des personnages qu’on essaie de faire évoluer sans oser vraiment les transformer. Et c’est dommage, parce qu’il y a encore de quoi creuser. Ce troisième épisode, intitulé "Why Did the Mainlanders Cross the River?", semble vouloir redéfinir la dynamique de la saison. Cette fois, c’est Hershel qui passe au premier plan. Le fils de Maggie devient clairement le pivot émotionnel du récit, et cela introduit une tension différente. Mais est-ce suffisant pour relancer l’intérêt ? Pas sûr. Le personnage, jusqu’ici plutôt discret, se retrouve au cœur d’un étrange jeu d’influence. Loin d’un simple enfant traumatisé, on découvre un Hershel tiraillé, manipulé, peut-être en train de glisser vers quelque chose de plus sombre.
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L’idée est intéressante, mais elle donne aussi l’impression qu’on essaie de créer artificiellement du conflit dans une série qui a du mal à se renouveler autrement. La Dama, cette figure de pouvoir inquiétante, continue d’exercer une pression psychologique sur lui. Ce n’est pas de la brutalité, c’est plus subtil, presque pervers. Elle ne le retient pas physiquement, elle l’attache par les mots, les promesses et une forme de reconnaissance tordue. C’est assez bien vu dans l’écriture, mais on reste malgré tout sur notre faim : on sent venir les rebondissements à l’avance. Ce qui me pousse à rester devant, malgré la répétition des schémas, ce sont Maggie et Negan.
Ce duo improbable continue de porter l’univers à bout de bras. Il y a une complexité chez eux que j’apprécie, même si la série peine à la faire évoluer de manière organique. Negan, toujours coincé dans sa quête de rédemption, oscille entre moments de lucidité et vieux réflexes. Il reste ce personnage ambivalent, qu’on ne peut ni totalement absoudre ni complètement haïr. Il agit souvent à contre-courant, et c’est peut-être ce qui le rend encore intéressant. Son regard inquiet face aux menaces qui pèsent sur Hershel montre qu’il n’est pas aussi détaché qu’il aimerait le faire croire. Maggie, de son côté, semble de plus en plus dépassée par les événements. Son autorité naturelle se heurte à des adversaires qui ne respectent plus les règles du jeu. Même avec son propre fils, le lien devient incertain.
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Elle sent que quelque chose lui échappe, et cette peur sourde commence à la transformer. Ce n’est pas un changement brutal, mais plutôt une fatigue morale, une lassitude que l’on perçoit dans chaque échange. Ce troisième épisode laisse une impression mitigée. Oui, il y a quelques séquences réussies : une attaque de walkers dans les hautes herbes qui rappelle brièvement la tension des premiers jours de The Walking Dead, un moment de suspense bien ficelé autour d’un choix crucial pour Hershel… Mais tout cela reste ponctuel. Le fil rouge de la série ne semble plus assez tendu pour vraiment nous impliquer.
Le problème, c’est que Dead City donne trop souvent l’impression de recycler. On retrouve des thématiques qu’on a déjà vues – la manipulation, la perte d’innocence, les choix moraux impossibles – mais sans leur redonner une réelle consistance. Le danger est là : à force de répéter sans renouveler, la série perd en intensité. Alors on reste, on regarde, mais on n’est plus suspendu à chaque épisode comme avant. On espère toujours que quelque chose va relancer la machine. Peut-être que Central Park, qui sert désormais de décor à cette errance post-apocalyptique, offrira un terrain un peu moins balisé ?
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Il y a de la matière, c’est évident, mais encore faut-il que la série ose sortir de son confort narratif. En attendant, je continue pour Maggie. Pour Negan aussi. Ils méritent mieux que ce surplace narratif. Peut-être que le vrai twist de cette saison serait justement d’arrêter de faire semblant d’avancer, et de nous proposer enfin quelque chose de neuf.
Note : 4.5/10. En bref, Dead City donne trop souvent l’impression de recycler. On retrouve des thématiques qu’on a déjà vues – la manipulation, la perte d’innocence, les choix moraux impossibles – mais sans leur redonner une réelle consistance.
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