29 Janvier 2026
Chicago Med // Saison 11. Episode 11. Our So-Called Lives.
Avec l’épisode 11 de la saison 11, Chicago Med continue sur une voie qui commence à devenir familière : beaucoup de relations compliquées, quelques cas médicaux intéressants, mais un ensemble qui peine à vraiment marquer les esprits. Sur le papier, cet épisode avait pourtant tout pour fonctionner. Dans les faits, il donne surtout l’impression de recycler des idées déjà vues, sans aller assez loin là où cela aurait été nécessaire. Dès les premières minutes, l’épisode confirme que la relation entre Lenox et Ripley ne relevait pas de l’erreur passagère. Leur rapprochement se poursuit, essentiellement sur un plan physique, et occupe une place étonnamment importante dans la narration.
Le problème n’est pas tant leur relation que la façon dont elle est mise en scène : répétitive, insistante, et souvent déconnectée du reste de l’épisode. La tentative finale de Ripley de transformer cette liaison en quelque chose de plus sérieux aurait pu apporter de la nuance. Lenox reste fidèle à elle-même, difficile à cerner, ce qui est cohérent avec son personnage. Mais là encore, la série préfère s’attarder sur le romanesque plutôt que de creuser ce que cette relation révèle vraiment de ces deux personnages. Comparé à d’autres arcs émotionnels mieux construits dans les épisodes précédents, celui-ci paraît superficiel.
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En parallèle, la relation entre Archer et Kingston évolue rapidement, au point qu’Archer la présente déjà comme sa compagne. Hannah, d’abord en apparence détendue face à cette situation, laisse finalement transparaître un malaise évident lorsqu’elle surprend leur rapprochement. Cette scène est sans doute l’une des plus justes de l’épisode, car elle repose davantage sur le non-dit que sur des dialogues appuyés. Cela dit, la série reste floue sur les intentions réelles de Hannah. Est-ce de la jalousie, des sentiments non résolus ou simplement une réaction émotionnelle liée à sa grossesse ? Le scénario laisse volontairement planer le doute, mais sans réellement l’exploiter.
Résultat : la tension est là, mais elle manque de prolongement concret. Le retour de Dr Charles aurait dû être l’un des points forts de cet épisode. Son lien personnel avec une patiente confrontée à un choix médical irréversible est intéressant sur le fond. Les échanges entre Charles, la patiente et son mari sont bien interprétés, et certains moments fonctionnent émotionnellement. Cependant, l’issue de cette intrigue est rapidement devinable. Chicago Med a souvent recours à ce type de scénario où un dilemme médical lourd annonce presque systématiquement une fin tragique. À force, l’impact s’émousse. Même si les acteurs font le travail, l’histoire donne une impression de déjà-vu, surtout pour les spectateurs fidèles de la série depuis plusieurs saisons.
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Autre point frustrant de l’épisode : l’attitude d’Archer face à l’un de ses patients. Son comportement agressif et moralisateur semble disproportionné et mal justifié. Archer a beaucoup évolué depuis son arrivée dans la série, et cet épisode donne l’impression d’un retour en arrière artificiel. S’il y avait une vraie raison émotionnelle derrière cette colère — liée à Hannah ou à sa situation personnelle — elle n’est jamais clairement posée. Du coup, son attitude paraît gratuite et inutilement désagréable. C’est d’autant plus dommage que le patient en question présentait un profil intéressant, avec un rapport complexe à son identité et à ses choix de vie, rapidement survolé.
Mais le véritable point faible de l’épisode reste sans doute l’arc autour de Ripley et Lynn. Consacrer autant de temps à une errance sentimentale sans réel enjeu dramatique ou médical donne l’impression de remplir artificiellement l’épisode. Cette intrigue n’apporte ni évolution de personnage significative, ni tension émotionnelle marquante. À ce stade de la saison, ce type de storyline donne surtout le sentiment que la série ne sait plus quoi faire de Ripley. Plutôt que de multiplier les relations sans relief, il aurait été bien plus pertinent de lui offrir une véritable intrigue médicale ou éthique. Au final, l’épisode 11 de la saison 11 de Chicago Med n’est pas mauvais, mais il est frustrant.
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Les ingrédients sont là : de bons acteurs, des thèmes intéressants, des relations complexes. Pourtant, l’ensemble manque d’audace et de profondeur. Trop de temps est consacré à des intrigues sentimentales peu inspirées, au détriment de ce qui faisait autrefois la force de la série : ses dilemmes médicaux et humains. Comparé à certains épisodes précédents de la saison, celui-ci donne l’impression de tourner en rond. On en ressort avec le sentiment que Chicago Med pourrait faire beaucoup mieux… s’il acceptait de prendre un peu plus de risques narratifs.
Note : 4.5/10. En bref, des intrigues sentimentales envahissantes et un manque d’impact.
Chicago Fire // Saison 14. Episode 11. Frostbite Blue.
Avec l’épisode 11 de la saison 14, Chicago Fire continue sur la lancée amorcée précédemment, tout en abordant frontalement un thème qui traverse toute la série cette année : le changement. “Frostbite Blue” n’est pas un épisode spectaculaire, mais il est structurant. Il sert moins à impressionner qu’à repositionner les personnages, parfois de façon inconfortable, parfois avec une certaine justesse. Le retour de Sam Carver était attendu, mais aussi redouté. La série avait pris soin d’expliquer son départ, son installation à Denver et la coupure nette avec Violet. Le revoir à Chicago ravive logiquement ce qui n’a jamais été réellement réglé entre eux.
Ce qui fonctionne ici, c’est que la série ne force pas le drame. Violet n’est pas dans la colère, ni dans la nostalgie appuyée. Elle est juste désorientée. Le problème, en revanche, reste le même que depuis plusieurs épisodes : Violet est coincée dans une dynamique sentimentale confuse. Carver est toujours là émotionnellement, même s’il repart. Vasquez est présent physiquement, mais peine encore à exister autrement que comme “le nouveau”. Cette situation n’est pas incohérente, mais elle manque de respiration. On comprend l’intention des scénaristes, moins la nécessité d’étirer cette ambiguïté. La conclusion de l’épisode, avec Violet qui choisit d’avancer avec Vasquez, est loin d’être choquante.
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Elle est même logique sur le papier. Mais elle laisse un goût mitigé. Non pas parce que Vasquez est mal écrit, mais parce que le deuil de la relation avec Carver n’a jamais vraiment eu lieu. La série demande au public de tourner la page sans l’avoir lue jusqu’au bout. Cela dit, l’épisode a le mérite de ne pas diaboliser qui que ce soit. Vasquez n’est pas en compétition ouverte, Carver ne joue pas au fantôme envahissant. Chacun agit avec une retenue crédible, ce qui rend la situation plus réaliste, mais aussi plus frustrante. Un des points les plus intéressants de cet épisode reste la place accordée aux relations féminines.
Les échanges entre Stella, Violet et Lizzie, bien que courts, rappellent quelque chose que la série avait un peu perdu : la force du soutien entre collègues, sans enjeu romantique immédiat. Depuis ses débuts, Chicago Fire a souvent privilégié les amitiés masculines. Cet épisode montre que la série est capable d’élargir son regard, même timidement. Ce n’est pas encore un axe central, mais c’est un pas dans la bonne direction, surtout après des saisons où les intrigues féminines étaient souvent liées aux hommes. L’intrigue autour de Severide et Van Meter est sans doute la plus aboutie de l’épisode. Elle pose une question que la série évitait jusque-là : que devient un pompier quand son corps ne suit plus ?
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La confrontation entre les deux hommes est sèche, presque brutale, mais elle sonne juste. Van Meter n’est pas prêt à accepter sa nouvelle condition, et Severide se retrouve face à une projection possible de son propre avenir. L’idée d’un Severide qui s’éloigne progressivement du terrain pour se rapprocher de l’investigation n’est plus une simple hypothèse. L’épisode ouvre clairement cette porte, sans la refermer aussitôt. Ce glissement est cohérent avec ce que la série raconte depuis plusieurs saisons, et il entre en résonance avec sa vie personnelle, notamment son désir de construire quelque chose de plus stable avec Stella. En parallèle, l’intrigue autour de Herrmann et Mouch apporte une émotion plus discrète mais efficace.
La résolution liée à l’incendie de la maison de Herrmann offre enfin une perspective concrète, presque rassurante. À l’inverse, Mouch traverse une période de doute profond. Être loin de la caserne 51, c’est perdre une partie de son identité. Leur échange rappelle que Chicago Fire parle avant tout de l’appartenance à un collectif, et de ce que cela coûte quand ce collectif se fissure. Comparé aux épisodes 9 et 10, “Frostbite Blue” est plus posé, moins démonstratif. Il ne cherche pas à séduire à tout prix, mais à préparer la suite. Tout n’est pas réussi, notamment du côté des intrigues sentimentales, mais l’ensemble gagne en cohérence.
Note : 5/10. En bref, cet épisode ne promet pas un retour aux grandes heures de la série. Il propose autre chose : une acceptation progressive des évolutions, parfois subies, parfois choisies. Et pour Chicago Fire, c’est peut-être la seule voie encore crédible aujourd’hui.
Chicago PD // Saison 13. Episode 11. On the Way.
L’épisode 11 de la saison 13 de Chicago PD, intitulé « On the Way », se concentre à la fois sur une enquête classique et sur Kevin Atwater. Comme souvent dans la série, l’affaire est au centre, mais cette fois, elle sert de tremplin pour explorer les aspirations et les doutes personnels de Kevin. Pour un personnage que la série a parfois cantonné à un rôle de soutien, c’est l’occasion de le voir évoluer et réfléchir à ce qu’il veut vraiment en dehors du travail. Le fil conducteur de l’épisode est la question que Kevin se pose depuis longtemps : que puis-je avoir d’autre dans ma vie que ce boulot ? Qui suis-je en dehors de l’unité ? Cette problématique est intéressante car elle met en contraste la vie de Kevin avec celle de ses collègues.
Dans les épisodes précédents, comme celui centré sur Dante Torres, on voyait déjà comment certains personnages avaient du mal à concilier vie personnelle et responsabilités policières. Kevin, lui, est souvent présenté comme quelqu’un de totalement dédié à son travail. Ici, la série le force à envisager un avenir différent. L’intrigue policière démarre avec un drame : un homme que Kevin commence à connaître et avec qui il s’apprêtait à acheter une voiture vintage est tué lors d’un car-jacking. Cette perte brutale ouvre la voie à une nouvelle relation avec Lolo, le jeune impliqué dans ces délits. Lolo est un personnage qui, bien que pris dans de mauvaises décisions, montre qu’il peut changer avec un encadrement approprié.
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Kevin, en tant qu’officier et figure morale, trouve dans cette interaction une chance de faire une différence, à la manière de ce que Dante Torres a connu dans épisode 10 lorsqu’il travaillait sur l’affaire Morgan. Dans les deux cas, le récit utilise un jeune en difficulté pour révéler la dimension humaine de ses enquêteurs. Le rôle de Kevin dans cet épisode est également intéressant pour ses talents en infiltration. La scène où il participe à une course de rue et s’intègre au milieu est bien amenée. On voit sa capacité à s’adapter et à créer des liens authentiques avec les personnes impliquées, ce qui dépasse le simple cadre d’une enquête. Sa relation avec Lolo n’est pas forcée : elle se construit progressivement, basée sur la confiance et le respect mutuel.
Cette approche rappelle, en filigrane, la manière dont Trudy Platt et Burgess ont développé leur dynamique dans l’épisode 9, où la confiance et l’expérience mutuelle ont été essentielles pour faire avancer l’enquête. Au-delà du côté enquête, le point fort de l’épisode est la vie personnelle de Kevin, et surtout sa relation avec Tasha. Pendant tout l’épisode, on ressent la tension liée à l’attente d’un simple message. Ce suspense, même s’il paraît trivial, révèle beaucoup sur Kevin : sa difficulté à saisir sa chance et à prendre des initiatives dans sa vie sentimentale. L’intervention de Burgess, qui le pousse à agir, rappelle que les liens humains sont essentiels pour contrebalancer la pression du travail.
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Le retournement final – l’annonce de la grossesse de Tasha – est un vrai moment charnière. Kevin se retrouve catapulté dans une situation qu’il n’avait pas anticipée, mais qui correspond à sa nature protectrice et paternaliste. On voit ici une évolution personnelle qui va au-delà de l’arc policier classique. Après des années de relations compliquées et d’échecs amoureux, Kevin se voit offrir une chance de construire une vie plus équilibrée et plus complète. Cela ouvre un nouveau champ pour le personnage, similaire à ce que l’épisode 10 a fait pour Dante Torres en lui donnant un contexte émotionnel fort pour évoluer. L’épisode ne néglige pas non plus les interactions avec le reste de l’équipe.
La collaboration avec Imani et les moments de complicité avec Burgess et Ruzek rappellent que la série fonctionne mieux lorsqu’elle mêle enquête et relations entre les personnages. Cela contraste avec les épisodes purement centrés sur un cas où la dimension humaine peut passer au second plan. Ici, la balance est bien respectée : l’affaire est intrigante, mais elle sert également de toile de fond pour le développement de Kevin. Enfin, « On the Way » pose la question de la responsabilité personnelle et du choix de vie. Kevin est confronté à l’idée que le travail ne peut pas être sa seule identité, et la série le montre de manière subtile mais efficace. Comme pour Trudy dans l’épisode 9 ou Torres dans l’épisode 10, c’est l’aspect humain qui rend l’épisode mémorable.
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La police, les crimes et les courses-poursuites sont importants, mais ce qui reste, c’est la façon dont les personnages trouvent un équilibre et se projettent dans l’avenir. En conclusion, l’épisode 11 de la saison 13 de Chicago PD permet à Kevin Atwater de se retrouver au centre de l’attention et de montrer sa complexité. Entre enquête sous tension et bouleversements personnels, il découvre ce qu’il veut réellement et comment il peut le construire.
Note : 7/10. En bref, un épisode qui mélange action, émotion et développement de personnage, et qui rappelle que les histoires centrées sur un membre de l’équipe peuvent offrir plus que du simple divertissement : elles permettent de comprendre les enjeux humains derrière le badge.
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