5 Février 2026
Hijack // Saison 2. Episode 4. Switch.
Après trois épisodes hésitants, l’épisode 4 de la saison 2 de Hijack, intitulé « Switch », marque un tournant discret mais réel dans le rythme de la série. Ce n’est pas une révolution narrative, ni un épisode qui bouleverse totalement la trajectoire de la saison, mais il apporte enfin une sensation de structure et de respiration. À mi-parcours, la série semble comprendre que tout ne peut pas reposer éternellement sur Sam Nelson et sa position centrale dans le chaos. Jusqu’ici, la saison 2 donnait l’impression de tourner en rond, malgré une intrigue de départ solide.
« Switch » change légèrement la donne en élargissant le regard, en acceptant que l’histoire gagne à s’écrire à plusieurs niveaux, avec des personnages qui existent autrement que comme simples figurants anxieux. Ce choix rend l’ensemble plus cohérent, même si certaines faiblesses persistent. Dans cet épisode, Sam n’est plus seulement un stratège froid. Le poids de ses décisions devient visible, presque envahissant. Chaque choix entraîne une conséquence immédiate, humaine, parfois difficile à justifier moralement. La mise en scène insiste davantage sur ce tiraillement intérieur, et cela fonctionne.
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Le personnage ne se résume plus à une suite de coups d’avance, mais à un homme obligé de composer avec la peur, la culpabilité et une forme de résignation. Cette tension interne donne plus de relief aux scènes clés, notamment celles liées à la gestion des passagers. La violence n’est plus abstraite : elle s’incarne dans des corps blessés, dans un meurtre qui sert d’avertissement, dans un bébé malade qui devient un enjeu à part entière. Même si tout n’est pas traité avec la rigueur espérée, l’intention est claire : rappeler que chaque minute passée dans ce train a un coût. L’un des points les plus intéressants de l’épisode 4 de la saison 2 de Hijack reste la résolution du meurtre survenu précédemment.
La série joue volontairement avec des fausses pistes évidentes, guidant le regard vers un suspect trop parfait pour être innocent. Cette stratégie aurait pu tomber dans la facilité, mais l’épisode choisit finalement une voie plus subtile. La révélation concernant Jess, personnage jusqu’ici perçu comme rassurant, repose sur une accumulation de détails visuels et comportementaux. Rien n’est surligné inutilement. La vérité se dessine par observation, par logique, par silence. Ce type de narration fait du bien dans une série qui, par moments, explique trop ce qu’elle montre déjà. Ici, la confiance accordée au spectateur renforce l’impact du twist. L’introduction d’un bébé asthmatique parmi les passagers apporte un enjeu émotionnel immédiat.
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Sur le papier, cette situation devait créer une urgence absolue, un compte à rebours tangible. Dans les faits, la tension peine à s’installer durablement. Le danger est évoqué, mais rarement ressenti. Le problème ne vient pas de l’idée elle-même, mais de son traitement. La mise en scène reste trop sage pour convaincre d’un réel risque vital. Comparée à certaines situations médicales marquantes de la première saison, cette intrigue paraît inachevée, presque timide. Elle sert davantage de levier narratif que de véritable moteur dramatique, ce qui laisse une impression de potentiel sous-exploité. Comme souvent dans cette saison 2, les intrigues extérieures freinent l’élan de l’épisode.
Les scènes situées hors du train, notamment autour de Marsha et des enquêtes parallèles, manquent de clarté et d’utilité immédiate. Elles diluent la tension au lieu de la renforcer. Le cœur de Hijack reste cet espace clos, oppressant, où chaque regard peut devenir suspect. Dès que la série s’en éloigne, l’intensité retombe. « Switch » le démontre presque malgré lui : les meilleures séquences sont celles qui se déroulent dans les wagons, au contact direct des passagers et de leurs réactions. L’épisode 4 de la saison 2 de Hijack n’efface pas les défauts structurels de la saison. Le rythme reste inégal, certaines intrigues secondaires donnent l’impression d’être étirées artificiellement, et l’enjeu global manque encore de netteté.
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Pourtant, cet épisode réussit quelque chose d’essentiel : donner envie de connaître la suite, non par automatisme, mais par curiosité réelle. La série fonctionne mieux lorsqu’elle accepte de ralentir pour observer, plutôt que d’accumuler les retournements. « Switch » n’est pas un sommet, mais il agit comme un point d’équilibre. À mi-saison, cela suffit à relancer l’attention, même si des ajustements restent nécessaires pour que la promesse initiale soit pleinement tenue.
Note : 6/10. En bref, l’épisode n’efface pas les défauts de la saison. Le rythme reste inégal, certaines intrigues donnent l’impression d’être étirées artificiellement, et l’enjeu global manque encore de netteté. Pourtant, cet épisode réussit quelque chose d’essentiel : donner envie de connaître la suite, non par automatisme, mais par curiosité réelle.
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