Critiques Séries : Hijack. Saison 2. Episode 7.

Critiques Séries : Hijack. Saison 2. Episode 7.

Hijack // Saison 2. Episode 7. Contact.

 

À l’approche du dénouement, l’épisode 7 de la saison 2 de Hijack marque un net changement de rythme. Après plusieurs chapitres irréguliers, cet avant-dernier épisode donne le sentiment que toutes les intrigues éparpillées depuis le début convergent enfin vers un point commun. Le chaos n’est plus diffus, il devient structuré. Les masques tombent, les décisions se durcissent et l’urgence reprend le dessus. Il reste une impression persistante : ce niveau d’intensité aurait mérité d’apparaître plus tôt dans la saison. Pourtant, difficile de nier que cet épisode fonctionne bien mieux que plusieurs précédents. Sur le train, la fusillade de l’épisode 6 laisse des traces immédiates. 

 

Sam survit, Jess est grièvement blessée. La logique aurait voulu que tout s’effondre à cet instant, mais la série choisit de prolonger la partie d’échecs. Jess, consciente que son sort est déjà scellé, continue de répondre aux exigences de Robert Lang pour maintenir l’illusion de contrôle. Ce qui frappe dans cet épisode, c’est le retour d’un Sam plus proche de celui découvert en saison 1. Il ne subit plus uniquement les événements, il agit. L’idée de détacher les wagons endommagés pour alléger le train et sauver une partie des passagers montre une volonté claire de limiter les dégâts. La manœuvre est risquée, techniquement complexe, mais elle redonne au personnage une dimension proactive.

Son empathie ressort également. Malgré les actes de Jess, il comprend qu’elle est elle aussi manipulée. Cette posture peut agacer, surtout après le meurtre de Freddie, mais elle correspond à la logique morale du personnage. Sam refuse de réduire les autres à leurs pires actions, même dans un contexte aussi extrême. La trajectoire de Jess trouve ici son aboutissement. Blessée, isolée, elle réalise que ses commanditaires ne lui laisseront aucune porte de sortie. Son geste final, face aux forces spéciales, ressemble à une forme de suicide déguisé. En levant sa radio comme si elle actionnait un détonateur, elle provoque le tir fatal. Ce moment crée un malaise inattendu. 

 

Le personnage a participé activement au drame, et pourtant sa mort ne laisse pas indifférent. La série ne l’excuse pas, mais elle montre une femme piégée dans un engrenage plus vaste qu’elle. Cette nuance apporte une dimension tragique qui manquait parfois aux antagonistes de la saison. Au centre de contrôle, la situation évolue également. Les éléments prouvant que Sam agit sous la contrainte finissent par émerger. Un message de Marsha confirme qu’elle est menacée, ce qui renforce l’hypothèse d’un chantage orchestré en coulisses. Ada adopte une posture plus mesurée, tandis que certains responsables souhaitent en finir rapidement. L’ordre d’intervention de l’unité GSG9 place Sam dans la ligne de mire. 

La tension atteint un point critique lorsque les soldats progressent à travers les wagons. La série exploite efficacement ce moment. Sam, désarmé, affirme clairement qu’une exécution provoquerait la mort des otages restants. Ce rappel contraint les autorités à suspendre l’assaut. Le rapport de force s’inverse temporairement, non par la violence, mais par la logique. En parallèle, l’arc de Marsha prend une tournure plus dynamique. Longtemps cantonnée à un rôle de victime surveillée, elle devient actrice de sa propre survie. Traquée, elle parvient à échapper à ses poursuivants et à transmettre une information clé. Cette évolution donne enfin du sens à une intrigue qui semblait parfois isolée du cœur du récit. 

 

La menace qui pèse sur elle n’est plus abstraite ; elle devient le moteur direct des décisions de Sam. Même si son sort reste incertain à la fin de l’épisode, sa résistance change la perception du personnage. Un autre élément retient l’attention : le retour appuyé vers Stuart Atterton. Enfermé à Belmarsh, il continue d’être interrogé, sans jamais livrer d’aveu clair. Pourtant, un détail final relance les soupçons : un téléphone dissimulé dans un objet banal lui est discrètement remis. Cette révélation suggère que le véritable instigateur pourrait être plus proche que prévu. L’idée que Stuart manipule les événements depuis sa cellule s’inscrit dans une logique de vengeance liée à la première saison. 

Si cette piste se confirme, elle donnerait une cohérence supplémentaire à l’ensemble. L’épisode 7 de la saison 2 de Hijack réussit ce que la saison avait parfois du mal à accomplir : relier les arcs narratifs en un mouvement commun. Le train, les autorités, Marsha et les figures du passé cessent d’évoluer en parallèle pour entrer en collision. L’épisode assume également un ton plus sombre. La mort de Jess, la pression militaire, la fragilité mécanique du train : tout indique que l’issue ne sera pas sans pertes. La tension est enfin constante, sans artifices superflus. Reste une question majeure avant le final : qui orchestre réellement cette opération ? 

 

Robert Lang apparaît comme un exécutant influent, mais son discours laisse entendre une hiérarchie supérieure. Stuart, malgré son incarcération, conserve une aura inquiétante. Cet avant-dernier chapitre redonne de l’élan à la saison 2. Il ne corrige pas toutes les longueurs précédentes, mais il installe une attente tangible pour la conclusion. Le dernier épisode devra apporter des réponses claires et assumer les conséquences de cette spirale. Après tant de détours, il devient essentiel que l’atterrissage soit à la hauteur du parcours.

 

Note : 6/10. En bref, l’épisode 7 de la saison 2 de Hijack réussit ce que la saison avait parfois du mal à accomplir : relier les arcs narratifs en un mouvement commun. 

Disponible sur Apple TV

 

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