4 Mars 2026
Hijack // Saison 2. Episode 8. Terminal.
SEASON FINALE
Avec l’épisode 8 de la saison 2, Hijack arrive au terminus (et il était temps). Après un avant-dernier chapitre plus rythmé, ce final avait la responsabilité de donner du sens à l’ensemble de l’intrigue. Le résultat propose une conclusion structurée, visuellement soignée, mais relativement attendue. Les fils narratifs sont noués un à un, sans véritable rupture de ton. Cet épisode intitulé “Terminal” adopte une approche claire : clore l’histoire sans laisser d’ouverture trop évidente vers une suite. Une décision compréhensible au regard d’une saison qui a souvent semblé chercher sa direction. La situation de Marsha constituait le principal moyen de pression exercé sur Sam.
La voir traquée dans sa cabane isolée entretenait une tension parallèle à celle du train. Le final choisit de résoudre rapidement cet arc. Poursuivie par deux tueurs, elle parvient à gagner du temps jusqu’à l’arrivée d’un hélicoptère de secours. Une diversion par le feu attire l’attention des autorités, au risque de révéler sa position. La confrontation reste brève, et son extraction met un terme à cette menace. Le sauvetage a une conséquence majeure : Sam n’a plus à choisir entre les passagers et la femme qu’il aime. Pourtant, il l’ignore encore au moment où il prend ses décisions finales. Ce décalage dramatique entretient une tension morale intéressante, même si la résolution apparaît assez linéaire.
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La révélation centrale de l’épisode 8 de la saison 2 de Hijack concerne Stuart Atterton. Déjà présent lors de la première saison, il est désigné comme l’architecte du complot. Son objectif ne se limite pas à une vengeance personnelle : il cherche à consolider son pouvoir au sein de la Cheapside Firm, en éliminant Sam Nelson et John Bailey-Brown. Le plan repose sur une manipulation à distance, depuis sa cellule. Téléphone dissimulé, relais internes, mercenaires recrutés à Berlin : l’opération se voulait méthodique. L’enregistrement d’un appel compromet finalement Stuart et permet son arrestation. Cette explication apporte une cohérence globale, mais soulève aussi des interrogations.
Imaginer une telle coordination depuis une prison de haute sécurité demande un certain effort d’adhésion. L’ambition du plan contraste avec la fragilité de son exécution. La majeure partie de l’épisode se déroule à bord du train. Sam refuse d’interrompre le trajet malgré les avertissements transmis par Olivia. Il reste convaincu qu’abandonner la mission mettrait Marsha en danger. Sa stratégie consiste à atteindre le dépôt pour forcer une confrontation directe. Robert Lang finit par embarquer, accompagné de John Bailey-Brown. L’identité de Lang comme véritable exécutant est confirmée après la découverte du corps de Linder et la mise au jour de son lien avec Jess.
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Les pièces du puzzle s’assemblent tardivement, mais suffisamment pour empêcher une intervention militaire précipitée. Le face-à-face entre Sam et Lang repose davantage sur la parole que sur l’action. Sam comprend que Lang ne déclenchera pas les explosifs tant qu’il se trouve lui-même dans le train. Cette certitude devient son arme principale. Il provoque, gagne du temps, pousse Lang à vider son chargeur. Au cours de l’échange, un élément clé est révélé : la mort de Kai n’était pas accidentelle. Elle faisait partie d’un engrenage destiné à manipuler Sam. Cette information arrive tard, presque comme une note explicative plus qu’un choc narratif. Lorsque le train explose, la mise en scène privilégie l’impact visuel.
Pourtant, Sam et Otto survivent. Lang s’échappe à pied avant d’être confronté aux forces spéciales allemandes. Coincé, conscient que Stuart le considérera comme responsable de l’échec, il choisit un geste fatal : répondre à son téléphone en simulant une menace. Les tirs mettent un terme à son rôle. Cette mort volontaire rappelle celle de Jess dans l’épisode précédent. Le parallèle souligne un thème récurrent : les exécutants finissent sacrifiés par une mécanique plus grande qu’eux. Sam, indemne, peut enfin contacter Marsha. La conversation téléphonique apporte une forme d’apaisement. Aucun grand discours, simplement la confirmation qu’ils sont vivants.
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Le dernier plan ne cherche pas à surprendre. Il clôt le chapitre. Tous les antagonistes sont neutralisés, les otages libérés, les mystères principaux résolus. Cette volonté de tout refermer évite la frustration d’un cliffhanger artificiel. Cependant, une impression persiste : la série ne retrouve jamais totalement la singularité de sa première saison. Le concept d’un détournement en vol, isolé à 10 000 mètres d’altitude, créait une tension naturelle. Le cadre ferroviaire, malgré quelques séquences efficaces, offre moins de contraintes dramatiques. Certaines intrigues secondaires, comme l’enquête du détective Beck sur l’origine des bombes, semblent avoir occupé un espace disproportionné au regard de leur impact final.
Le récit aurait peut-être gagné en densité en restant centré sur le train et ses passagers. L’épisode 8 de la saison 2 de Hijack donne le sentiment d’une conclusion pensée comme définitive. Chaque personnage obtient sa résolution. Stuart est arrêté, Lang est mort, Marsha est sauvée, Sam retrouve sa liberté. L’idée d’un nouveau détournement dans un autre contexte pourrait théoriquement fonctionner, mais l’usure du concept se fait sentir. La force initiale reposait sur la surprise et la tension confinée. La répétition du schéma affaiblit son impact. Ce final accomplit sa mission : mettre un point final cohérent à une intrigue complexe.
Note : 6/10. En bref, un final sous tension qui referme (presque) tout. Il ne bouleverse pas, ne cherche pas à réinventer la formule, mais il assume la fin du trajet. Après un parcours parfois hésitant, le train arrive à quai.
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