5 Mai 2026
Boston Blue // Saison 1. Episode 17. L’dor Vador.
On arrive à un moment que beaucoup d'entre nous attendaient dans Boston Blue. L’épisode 17 de cette première saison n’est pas juste une enquête de plus dans les rues de Boston ; c’est le moment où le passé de Lena nous explose enfin au visage. Depuis le début, les scénaristes s'amusent à semer des indices, à nous faire comprendre que Lena traîne un bagage assez lourd. Cette fois, on soulève le couvercle, et ce qu'on trouve à l'intérieur va forcément laisser des traces pour la suite. Le gros morceau de cet épisode, c'est évidemment l'identité du père biologique de Lena. C'est le genre de révélation qui remet tout à plat.
Lena a passé sa vie à se construire sur un manque, sur cette idée qu'elle avait été abandonnée. C'était son socle, même s'il était bancal. Apprendre que la version qu'on lui a servie pendant des années est fausse, c'est un choc violent. On sent que son équilibre vacille, et c'est là que le personnage devient vraiment intéressant. On sort des clichés de la flic solide pour découvrir une femme qui ne sait plus vraiment qui elle est. Ce qui est plutôt malin dans l’écriture, c’est que cette vérité n'apporte aucune paix. Souvent, dans les séries, une fois que le secret est dehors, tout le monde respire. Ici, c'est l'inverse. Lena n'a pas encore rencontré son père, mais les infos qu'elle récupère ne font que brouiller les pistes.
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On passe d'un vide à un trop-plein de questions. C'est frustrant pour elle, mais c’est excellent pour nous, parce que la tension ne redescend pas d'un cran. Forcément, ça rebat les cartes entre Lena et Mae. Jusque-là, on pouvait voir Mae comme une figure protectrice, un peu maladroite mais bienveillante. Là, ça devient plus compliqué. Cacher un secret de cette taille, ce n'est plus de la protection, c'est un mensonge de vie. On sent une cassure nette entre les deux femmes. La confiance est brisée, et je ne vois pas trop comment elles vont pouvoir réparer ça en deux épisodes. C’est un ressort dramatique classique, mais il fonctionne parce qu’on s’est attaché à leur duo.
En parlant de duos, l’épisode joue à fond la carte de la famille, et c'est là que les fans de l'univers Reagan vont sourire. Revoir Danny interagir avec sa sœur, ça fait toujours du bien. On est sur une complicité qui a des années de bouteille, faite de non-dits et de vannes, mais avec un respect immense. Ça change radicalement de ce que Lena vit avec Sarah. Sarah, elle, est dans l’empathie pure, dans l’écoute. Elle ne juge pas, elle est juste là pour amortir la chute. Cette opposition de styles entre les familles rend le monde de Boston Blue plus riche, plus humain. Côté police, bon, on ne va pas se raconter d'histoires : l'enquête du jour passe totalement au second plan. C’est presque un décor pour permettre aux personnages de discuter entre deux scènes de crime.
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Il y a d'ailleurs quelques moments où les interventions policières manquent un peu de crédibilité. Les mecs prennent des risques inutiles ou prennent des décisions un peu limites pour le bien du scénario. C'est le petit défaut récurrent de la série en ce moment : on sacrifie un peu de réalisme pour gagner en intensité dramatique. L'annonce d'une sœur cachée, c'est peut-être la info de trop si elle n'est pas bien gérée. C'est toujours risqué de rajouter des membres de famille sortis de nulle part en fin de saison. Si les scénaristes s'en servent pour complexifier encore Lena, pourquoi pas, mais il ne faudrait pas que ça devienne une usine à gaz. Pour l'instant, je reste curieux, mais vigilant sur la direction que ça prend.
Si on compare aux épisodes 14 ou 16 qui envoyaient pas mal d'action, celui-ci est beaucoup plus calme, plus posé. On est dans l'émotion pure, dans l'après-coup. C’est nécessaire pour que Lena devienne vraiment le cœur battant de la série. Elle n'est plus juste une flic parmi d'autres, elle devient celle dont on veut absolument connaître le destin. Tout n'est pas parfait, bien sûr. Par moments, on sent que l'intrigue accélère un peu trop. Les réactions des personnages s'enchaînent de façon un peu brusque, comme si le showrunner s'était rendu compte qu'il ne restait que quelques épisodes avant le final. Un peu plus de respiration sur certaines scènes n'aurait pas fait de mal.
Note : 5.5/10. En bref, Boston Blue continue de chercher sa voie entre le drame familial et la série policière pure, et même si le mélange est parfois un peu brut, c'est ce qui fait qu'on revient chaque semaine. J’attends maintenant de voir comment Lena va gérer cette nouvelle vie qui s'offre à elle, ou plutôt, celle qu'on lui a volée.
Prochainement en France
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