23 Mai 2026
Boston Blue // Saison 1. Episode 20. Patrol.
SEASON FINALE
Avec ce vingtième épisode, la première saison de Boston Blue boucle ses intrigues majeures tout en ouvrant grand les portes pour la suite. Ce final avait un défi de taille : honorer l’héritage de Blue Bloods tout en affirmant sa propre identité. Après une première moitié de saison qui se cherchait un peu, la série a enfin pigé ce qui fait sa force : l’humain, les secrets de famille et l’impact psychologique des enquêtes sur les flics. L’épisode, baptisé "Patrol", jongle avec pas mal d’histoires en même temps. C’est un peu chargé, mais ça reste super cohérent avec la trajectoire des dernières semaines. L’enquête sur le trafic d’objets en prison n’est finalement qu’un prétexte.
Ce qui intéresse la série, c’est de montrer comment les flics digèrent leurs affaires au quotidien, plutôt que de livrer une simple résolution d’enquête classique. Et ce final valide à 100 % ce virage dramatique. Le vrai pilier de cet épisode, c'est Lena Silver. Depuis qu’elle a découvert la vérité sur son père biologique, elle est sur un fil. L’épisode 20 pousse ses retranchements émotionnels au maximum. Elle essaie de faire son taf tant bien que mal alors que sa vie perso explose en plein vol. J'ai trouvé la mise en scène super juste : on ressent son épuisement sans qu’on ait besoin de nous l’expliquer avec de longs dialogues lourds. Le moment où Lena se fait blesser bascule complètement l’ambiance de l’épisode.
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Même si on devine vite qu’elle va s'en sortir, la scène fonctionne à fond parce qu’elle percute tous les autres personnages. Danny, surtout, réagit au quart de tour, de manière ultra-viscérale. On ne va pas se mentir, leur binôme est devenu le cœur battant de Boston Blue cette saison. Leur complicité se base sur une confiance totale et un soutien mutuel, loin des clichés de tensions amoureuses artificielles qu'on nous sert d'habitude. Dans ce final, Danny agit moins comme un collègue que comme un homme qui refuse de perdre un nouveau pilier dans sa vie. Après ce qui est arrivé à Sean dans l’épisode précédent et le traumatisme des attaques contre la police, sa réaction est ultra-logique.
On découvre un Danny plus posé et mûr que dans ses débuts au sein de Blue Bloods, même si ses vieux démons émotionnels ne sont jamais loin. L’autre gros point fort, c'est l'évolution du nid de guêpes familial de Lena. On sentait venir la confrontation avec Chris Williams et les secrets de Mae. L’épisode 20 passe la seconde en mettant enfin Lena face à son père biologique et sa demi-sœur. Alléluia, les scénaristes évitent le piège de la réconciliation express. Le malaise est lourd, palpable, et c’est ça qui rend la scène excellente. C’est précisément sur ce terrain que Boston Blue se détache de sa grande sœur.
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Là où Blue Bloods vénérait le clan uni et immuable malgré les tempêtes, Boston Blue préfère gratter là où ça fait mal : les non-dits, les secrets honteux et les familles recomposées à la va-vite. Lena est paumée, et cette vulnérabilité la rend terriblement humaine. Du côté de Danny, le retour de Maria Baez fait enfin bouger les lignes. L’ambiguïté de leur séparation commençait à devenir franchement frustrante. Ici, on avance pour de bon. L’horizon d’un avenir commun à Boston apporte une stabilité bienvenue pour Danny, qui flottait un peu entre deux mondes depuis le début de la saison. Le seul vrai point noir pour moi, c'est le cliffhanger autour de Brian.
Terminer sur un accident aussi brutal après avoir passé l'épisode à parler de son futur avec Lena, ça sent le twist un peu facile. L'accident sort de nulle part, rien ne le préparait. On sent la volonté de créer un choc à tout prix pour le final, plus qu'une suite logique de l'histoire. C’est dommage, car l’épisode avait déjà des bases super solides pour nous tenir en haleine : la réconciliation fragile de Lena, les galères politiques de Mae, Danny qui se décide à passer l’examen de sergent, et l'arc de Jonah sur l’addiction. Jonah est d'ailleurs la super surprise de cette saison. Sa sous-intrigue traite de la dépendance et des difficultés d'accès aux soins avec énormément de dignité et de nuance, là où d'autres séries auraient expédié le sujet de façon superficielle.
Note : 6.5/10. En bref, ce dernier épisode confirme la belle progression de Boston Blue. Tout n'est pas parfait, certains choix de scénario manquent de finesse, mais la série maîtrise de mieux en mieux ses personnages. Son identité ne dépend plus uniquement du fantôme des Reagan, mais bien des failles de la famille Silver et des liens puissants tissés entre les personnages tout au long de la saison. Une saison 1 qui se termine sur une note très encourageante pour la suite.
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